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20 ans de REC : les artistes de la 42ème rue du 8 septembre. Simon Froget-Legendre

Le samedi 7 septembre 2019 à 3 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Simon Froget-Legendre © Guillaume Sorel

Quelle fut votre première émotion, ou votre plus grande émotion liée à une comédie musicale ?
J’ai rencontré la comédie musicale très tardivement et l’un des premiers et plus marquants souvenirs, c’est quand j’étais encore élève ingénieur. Lors d’un stage d’assistant production à Montréal, je travaillais sur le festival Next Wave, qui accueillait à l’époque Le Prince et Le Pauvre, de Ludovic Alexandre Vidal et Julien Salvia. Ordinateur sur les genoux, j’assistais à la sitzprobe, et je me souviens très clairement du moment du final ; les émotions étaient décuplées par la présence de l’orchestre et je me suis dit : ma place est avec eux. C’est le jour où j’ai définitivement acté ma reconversion effectuée un an et demi plus tard.

Pour vous quels sont les ingrédients pour une comédie musicale parfaite ?
J’en place deux très importants : 
Premièrement dans l’écriture, je vais être très sensible au livret. J’ai souvent aimé la partition d’un musical mais été déçu par le livret, rarement l’inverse. L’exemple que je donne, c’est Next to Normal, un de mes musicals préféré. J’ai d’abord écouté les musiques, sans trop accrocher. Et en terminant le livret, musiques dans les oreilles, je me suis dit que je venais de découvrir un chef d’œuvre. Deuxièmement, il y a aussi la manière dont le musical est amené à la scène, et dont l’équipe artistique collabore. Pour moi, un point essentiel, c’est d’avoir un trio directeur musical/chorégraphe/metteur en scène qui travaille main dans la main. La chorégraphie, c’est de la musique, la mise en scène, c’est de la chorégraphie, la musique, c’est de l’interprétation. Quand les trois représentants des trois pôles sont présents à toutes les répétitions, on gagne tellement ! Comment, sinon, faire coïncider les accents de la chorégraphie avec la prosodie et les enjeux de la chanson ? Il se passe tellement de choses imprévues en répétition, c’est optimal d’avoir tout le monde pour creuser les idées nées au plateau.

Vous faîtes partie de la génération émergente, quel sens cela a-t-il pour vous ?
C’est grisant ! Se dire qu’on a des idées de ce que serait le paysage idéal pour le musical et être en première ligne pour le façonner… On part d’un paysage qui est loin d’être mauvais, mais on en connaît tous les dysfonctionnements. Pouvoir l’améliorer avec nos  » rêves de jeunesse », c’ est précieux. 
C’est un bonheur de rencontrer, jour après jour, ces gens qui veulent tous œuvrer dans la même direction. Créons, les amis, créons !

Quel rôle rêvez-vous d’incarner et pourquoi ?
Aujourd’hui, je plaque tout pour jouer Jamie dans The Last Five Years ! Il y a des œuvres qui nous touchent, mais parfois aussi des personnages, Jamie est l’un d’eux. 
Et puis… Dans quelques années, je rêve d’un Leo Frank dans Parade. Sa seule chanson  »This is not over yet » m’a scotché à cette œuvre. Tiens… Deux rôles de Jason Robert Brown… Coïncidence ? Je ne pense pas !

Si vous pouviez demander à un auteur compositeur d’écrire un rôle spécialement pour vous, quel serait-il ?
Eh bien mon emploi premier étant sur les personnages comiques et/ou jeunes premiers, je lui demanderai de me défier avec un rôle dramatique. J’ai ça quelque part en moi que j’aimerais bien exploiter, d’autant que j’ai un faible pour les belles et grandes chansons à enjeu.

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