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50 et des nuances (Critique)

Le lundi 30 septembre 2013 à 18 h 55 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Le Palace 8, rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris
Dates : À partir du 17 septembre 2013
Horaires : Du mardi au samedi à 20h30 Le dimanche à 16h00
Tarifs : Carré Or : 49.90 € Catégorie 1 : 42.90 € Catégorie 2 : 35.90 € Catégorie 3 : 30.90 € Catégorie 4 : 19,90 €
Informations supplémentaires : Téléphone : 01 40 22 60 00

50-et-des-nuancesAdaptation : Amanda Sthers
Mise en scène : Ned Grujic
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Annabella Style : Mathilde Hennekinne
Pam : Caroline Devismes
Bea : Isabelle Turschwell
Carole : Virginie Bracq
Christophe Gris : Laurent Conoir
Miguel : Djamel Mehnane
Etienne : Etienne Ducamain
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Musiciens sur scène :
Guitare Basse : Bertrand Dessoliers
Claviers : Jean-Philippe Heurteaut
Batterie – percussions : Sydney Thiam

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Directeur vocal : Jeremy Reynolds
Chorégraphe : Valérie Masset
Création lumières : Antonio de Carvalho
Décoratrice : Danièle Rozier
Costumier : Jef Castaing

« Après avoir fait hurler de rire l’Amérique, « 50 … et des nuances ! », la parodie musicale du célèbre best-seller mondial « Cinquante nuances de Grey » arrive enfin en France… Menée tambour-battant par une troupe délirante et un orchestre live, ce spectacle va secouer vos sens et vos zygomatiques ! »

Notre avis :

Et Paris accueillit 50 et des nuances, annoncé à grands renforts de visuels et de publicités…
On allait voir ce qu’on allait voir. Donc on a vu. Et là, patatras… Car 50 et des nuances laisse vraiment sceptique. Pour le moins.
Directement inspiré du best-seller de E.L. James -véritable phénomène littéraire-, le spectacle se veut  une « parodie musicale » de ce roman érotico-sentimental à très forte tendance SM. Bon, il ne faut pas se plaindre, on était prévenu. Direction donc le Palace pour découvrir la comédie qui « fait hurler de rire l’Amérique » : se retrouvant pour une soirée-filles « sans mec et sans gosse », trois trentenaires décident de se lancer dans la lecture de « 50 et des nuances », l’histoire d’Annabella Style, jeune américaine innocente embarquée dans une relation sadomaso avec un certain Christophe Gris. Elle ne connait rien à l’amour, il promet de l’emmener au 7ème ciel et tous les moyens seront bons, y compris les plus spéciaux.
Passons sur l’histoire –, si le livre n’a pas bouleversé le monde de la littérature, il en sera de même pour le livret du spectacle- que l’on aurait pu tout aussi bien intituler « Candy au Sex-Shop ». Après tout pourquoi pas. Pour le reste, tandis les pages se tournent, nous suivons les tribulations de notre jeune héroïne dans cet univers bien particulier, mais c’est bien laborieux.  Dans un décor qui comporte au plus fort de l’action un canapé et une table basse, c’est une succession de blagues tartes à la crème et de chansons que les Grosses Têtes ne renieraient pas. Ça crie, ça glousse et chaque réplique enfonce des portes ouvertes. La salle sourit alors on s’accroche. On voudrait y croire. Car après tout, Mathilde Hennekinne est touchante dans son rôle de jeune vierge totalement inexpérimentée. Autour d’elle, les jeunes comédiennes ont beau mettre toute leur voix et toute leur meilleure volonté, Etienne Ducamain a beau passer et repasser les fesses à l’air, rien à faire, ça ne prend pas : les paroles sont franchement pauvres donnant l’impression d’une simple traduction littérale de la pièce américaine, la mise en scène pas vraiment révolutionnaire, les chansons dignes d’un karaoké, bref tous les ingrédients d’un enterrement de vie de jeune fille. Le tout ponctué d’inutiles petites parenthèses des comédiens qui sortent de leur rôle pour commenter certains passages du livre, au cas où l’on n’aurait pas compris.
Bref, un ensemble qui parait monté à la va-vite et qui laisse vraiment sur sa faim. Au milieu de ce carnaval tristounet, la jeune Mathilde Hennekinne parvient tout de même à sortir du lot, réussissant à tirer son épingle du jeu avec une interprétation convaincante et amusante d’Annabella Style. Elle est ce que l’on retient en quittant la salle, et en repassant devant les affiches. L’Amérique a hurlé de rire ? C’était peut-être du 2nd degré…

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