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Adieu Monsieur Haffmann (Critique)

Le lundi 26 février 2018 à 11 h 40 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre Montparnasse, 31 Rue de la Gaité, 75014 Paris - Métro : Gaîté (ligne 13), Edgar Quinet (ligne 6), Montparnasse (lignes 4, 12)
Dates : Du 13 janvier au 3 juin 2018
Horaires : Soirées : Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi : 21h - Matinée Dimanche : 15h
Tarifs : 1° catégorie : 32 €, 2° catégorie : 18 €, - de 26 ans: 10€

Texte et mise en scène: Jean-Philippe Daguerre
Décor: Caroline Mexme
Musique / assistanat à la mise en scène: Hervé Haine
Lumières : Aurélien Amsellem
Costumes: Virginie H
Collaboration artistique: Laurence Pollet-Villard

Avec en alternance: Grégori Baquet ou Charles Lelaure, Alexandre Bonstein, Julie Cavanna, Franck Desmedt ou Jean-Philippe Daguerre, Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers.

Résumé : Paris, 1942. Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété. Joseph Haffmann propose à son employé Pierre Vigneau de lui confier sa bijouterie, s’il accepte de le cacher en attendant que la situation s’améliore. Pierre prendra-t-il le risque d’héberger clandestinement son “ancien” patron dans les murs de la boutique ? Et si oui, à quelle condition ?

Notre avis : Si la période de l’Occupation allemande a déjà été le sujet de nombreux récits, spectacles ou films, Jean-Philippe Daguerre, auteur et metteur en scène, parvient, avec Adieu Monsieur Haffmann, à nous proposer une pièce à la fois originale et poignante, tendre et surprenante. Alors que le port de l’étoile jaune est instauré et que les commerces tenus par des Juifs se retrouvent dans des situations précaires pour ne pas dire dangereuse, M. Haffmann, bijoutier parisien, propose à Pierre, son employé modèle, un marché pour sauver sa boutique et sa propre existence. Pierre, en retour, demande une autre condition. A partir de cet étrange pacte (que l’on vous laissera découvrir), une relation intense et néanmoins pudique se tisse entre Haffmann, Pierre et la femme de ce dernier. Dans le contexte sombre de l’Occupation, les sentiments s’exacerbent, les soupçons et les jalousies s’accentuent et faussent les rapports humains. Construite avec des scènes très courtes, presque cinématographiques, la pièce chemine avec fluidité tout en ménageant une tension grandissante. Le texte de Daguerre équilibre savamment tendresse, humanité et désillusion, servi par une talentueuse équipe de comédiens. Dans les deux rôles principaux masculins, on retrouve deux habitués du théâtre musical, Alexandre Bonstein (Haffmann) et Grégori Baquet (Pierre, en alternance avec Charles Lelaure) qui composent un duo parfaitement complémentaire, dont la relation complexe et subtile, se nourrit de non-dits tacites et d’affrontements retenus. Une pièce, que l’on peut voir en famille, pour se laisser porter par l’histoire (et l’Histoire).

 

 

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