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Alain Dion – Dis-nous, Alain…

Le jeudi 1 septembre 2005 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Alain Dion ©DR

Alain Dion ©DR

Quelle est votre formation ?
Après de longues études universitaires, une maîtrise en droit et une maîtrise en relations publiques, je suis allé au cours Florent, pour voir… Je n’aimais pas spécialement le théâtre, mais je voulais travailler sur mon énorme timidité. Je rêvais secrètement de devenir chanteur mais c’était inenvisageable. En quelques mots dont je me souviendrai toujours, Francis Huster m’a convaincu de devenir comédien. J’ai continué ma formation avec les « maîtres » de l’Actor’s Studio, Andréas Voutsinas, Blanche Salant, John Strasberg.
En même temps, je me suis inscrit au Conservatoire de Meaux en chant lyrique. Je n’aimais pas non plus le chant lyrique mais c’était le seul moyen d’avoir des cours pas chers. Résultat, dix ans de cours et une mention TB à la sortie. En parallèle, j’ai fait beaucoup de stages au Studio des Variétés. De l’écriture des textes aux arrangements en passant par la scène, la voix, le studio, etc… Une deuxième maison ! Pour finir, j’ai été sélectionné pour les dixièmes rencontres d’Astaffort chez Francis Cabrel en tant qu’auteur.

Comment êtes vous venu au théâtre musical ?
Etant devenu un fou de théâtre et ayant toujours cette envie de chanter, c’était le meilleur moyen de faire les deux en même temps. Ma culture en la matière n’était pas terrible, mais le jour où j’ai appris qu’il y avait des auditions pour Les Misérables, j’ai sauté sur l’occasion. Je connaissais Schonberg et Boublil par coeur comme faiseurs de tubes. J’avais le disque de la première version, celle de Hossein. J’étais incroyablement impressionné le jour de l’audition. J’ai fait les dernières représentations à Mogador en remplacement de Rodolphe Briand qui lui reprenait le rôle de Valjean. Avec cette carte de visite, les choses se sont enchaînées rapidement. J’ai appris à aimer vraiment ce genre de spectacle vivant.

Parmi les spectacles musicaux auxquels vous avez participé, quels ont été les plus marquants pour vous ?
Ayant une petite tendance naturelle à la nostalgie, je dirais que tous les spectacles m’ont marqués pour une raison ou pour une autre. Les Misérables évidemment, c’était la première fois que je jouais dans un grand spectacle,dans un grand théâtre… J’étais sur un nuage…
Mais j’ai joué aussi dans la création de Piaf je t’aime au Cirque d’hiver avec une Nathalie Cerda époustouflante. Sept filles pour sept garçons aux Folies Bergère avec Lio, c’était très amusant… Mais mon coup de coeur restera pour La vie en bleu de Jean-Michel Bériat et Pascal Steeve, mis en scène par Robert Hossein. On a fait un tabac à L’Opéra Garnier de Monaco pendant tout un été, mais le retour sur Paris à Mogador a été moins glorieux, on ne saura jamais pourquoi…
Ce qui me reste, c’est qu’à chaque fois je suis tombé sur des troupes d’artistes fantastiques donnant toujours tout, tout le temps… C’est grâce à ces rencontres que j’ai grandi.

Parlez nous de votre tour de chant…
Après tout ce parcours, il était inévitable que j’arrive un jour au tour de chant. C’était le but caché. Jouer et chanter les mots des autres, c’est une chose ; chanter ses propres mots et ses musiques, c’est une toute autre chose, un aboutissement. Je suis donc auteur de toutes mes chansons, et le compositeur des trois quarts. J’aime beaucoup travailler avec les autres, les rencontrer. C’est grâce encore à ces rencontres que j’ai aujourd’hui une musique de Roland Romanelli, deux de Yves Gilbert (Serge Lama) et deux de Michel Précastelli (Yves Duteil ), bref du beau monde. J’ai également deux reprises, une de Perret et une de Bénabar. Ca en dit long sur l’éclectisme de mes goûts.

Comment définiriez vous votre style ?
Je fais de la chanson française. J’ai été un fan de la première heure du triumvirat Souchon- Renaud- Duteil qui débarquait sur les ondes en 77 sous la bannière « nouvelle chanson française ». Je crois qu’il en reste quelques chose : du moins on me le dit. Aujourd’hui, j’entends souvent que je serais « un Lynda Lemay au masculin ». J’en suis très flatté. Je suis soutenu par les plus grands auteurs de chansons : Pierre Delanoé , Claude Lemesle, Franck Thomas, Jacques Demarny et autres Charles Aznavour, Lynda Lemay…
Bref, pour mon style, je ne suis pas gémeaux pour rien, j’ai deux types de chansons. J’ai des chansons sur des thèmes graves, avec une histoire qui raconte un personnage, un lieu, un souvenir d’enfance avec des descriptions très sensorielles et le plus d’émotions possible. J’essaye de les rendre universelles, intemporelles. Je les qualifie de classiques. Ces chansons , je les alterne avec des thèmes plus actuels, des références d’aujourd’hui : Delarue, Loana, Navarro, Sarkozy, etc ( la vie quoi !!) traités avec humour sur des musiques enlevées blues, rock, country et autres. J’ai même pour le Théo Théatre écrit un rap ! Bref c’est très varié !

Vous avez même écrit une chanson sur … Céline Dion ?
Tous les jours on me demande si je suis de la famille… C’était donc très tentant de répondre à cette question en chanson. C’est la chanson de fin qui plait beaucoup aux spectateurs .Je pensais l’enlever rapidement du programme après la création mais c’est devenu mon tube ! Merci Céline !

Avez-vous d’autres projets après cette série de concerts ?
J’aimerais que cette série débouche sur des contacts des rencontres avec des producteurs, des décideurs, pour pouvoir le montrer le plus possible en province où l’accueil cet été en festival a été génial. Je pense faire un live de ce spectacle le 13 Décembre au Centre Culturel de Meaux.
En parallèle, je finis d’écrire un monologue musical pour l’année prochaine. Et j’ai toujours un projet de gros spectacle musical mais c’est secret ! Il germe, il prend son temps.
Et j’écris encore et encore, à la recherche aussi de nouveaux interprètes.

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