Alexander Hanson, maître de la 42nd Street
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Alexander Hanson, maître de la 42nd Street

Le mardi 29 novembre 2016 à 12 h 33 min | Par | Rubrique : Rencontre

Alexander Hanson (c) DR

Alexander Hanson (c) DR

Alexander Hanson, quel effet cela vous fait-il de jouer à Paris ? Vous avez une histoire particulière avec cette ville, non ?
Plus jeune, j’ai été stagiaire au Ritz pendant un an… et j’ai su au bout de deux minutes et demie que je ne voulais pas faire carrière dans l’hôtellerie ! En revanche, j’ai adoré vivre à Paris. Et puis, je ressens une connexion profonde avec cette ville. Ma mère est moitié française et quand je suis ici, je me sens bien. Et c’est un grand plaisir d’être ici avec ce spectacle légendaire qui date de 1980 : le dernier grand spectacle américain avant l’arrivée des productions d’Andrew Lloyd Webber qui ont changé la donne. Et puis, je n’ai jamais fait partie d’une troupe aussi importante, maintenant on a des spectacles avec quatre ou cinq personnes, alors quand on a la chance d’être cinquante sur scène… c’est vraiment fantastique !

Comment est venue cette proposition ?
J’avais travaillé avec Stephen Mear [NDLR : le metteur en scène de 42nd Street] sur Stephen Ward d’Andrew Lloyd Webber, dont il était le chorégraphe. Il m’a proposé ce rôle. Je jouais alors La vérité de Floriazn Zeller qui se finissait fin septembre, le timing était parfait.

Etiez-vous familier avec ce type de musicals plus traditionnels ?
Je connaissais surtout ce genre de musicals pour les avoir vus à la télévision. J’ai grandi avec mais je ne pensais pas que j’en jouerais un jour. C’est presque une madeleine de Proust pour moi. Et pusi ce spectacle a une vraie résonance aujourd’hui : le public se sent bien quand il en sort, et je crois qu’il en a vraiment pour son argent !

Ce n’est pas frustrant de ne pas danser dans un spectacle aussi dansé ?
J’ai deux pieds gauches ! Je suis heureux de laisser les jeunes danser. Mais quand je les vois, je me dis que j’adorerais pouvoir faire des claquettes… D’ailleurs, je me suis dit que j’allais prendre des cours une fois rentré à Londres. Mais en privé, juste pour m’amuser !

Vous avez joué A Little Night Music à Londres puis à New York, pouvez-vous nous parler de cette expérience ?
On a commencé à la Chocolate Menier Factory où le spectacle a été un énorme succès, avant de transférer dans le West End puis à Broadway. La Chocolate Factory a une jauge de moins de deux cents places, c’est très intime. On sentait vraiment le lien avec le public. Au Garrick, c’était beaucoup plus grand. Et c’est difficile d’attirer beaucoup de public avec un Sondheim, à moins d’avoir une grande star. Pour le transfert à Broadway, Trevor Nunn, le metteur en scène, voulait nous emmener, Hannah Waddingham et moi, et c’était nous deux ou rien. Mais les producteurs américains voulaient des stars. Ils ont d’abord choisi Angela Lansbury pour le rôle de Mrs Armfeldt. Mais celle-ci leur a dit qu’il leur fallait aussi une star pour le rôle de Désirée. Je crois que Sondheim a finalement écrit à Michael Douglas et c’est comme ça qu’ils ont choisi Catherine Zeta-Jones pour Désirée. Un jour, Trevor m’a appelé pour me dire qu’il avait déjà deux stars et qu’il me voulait pour jouer Frederik à Broadway. J’ai dit ok, mais il fallait que les choses soient claires avec Hannah, mais il m’a répondu qu’elle était déjà au courant ! A Broadway, le spectacle était autre chose. C’est plus large, plus direct en termes de rapport avec le public, il y a plus de rires. Et avec Catherine et Angela à l’affiche, c’était sold-out. C’était une expérience extraordinaire, sans oublier le fait de jouer ensuite avec Bernadette Peters et Elaine Stritch.

On vous a vu également à Londres dans Marguerite, de Michel Legrand, avec un livret de Boublil et Schönberg. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience très française ?
J’ai eu du plaisir à le faire et c’était la première fois que je travaillais avec Ruthie Henshall. C’était un très beau spectacle avec une musique magnifique mais qui n’a pas vraiment marché. Il a donc fermé plus tôt que prévu, mais finalement, c’est ce qui m’a permis d’être libre pour faire A Little Night Music.

Quels conseils donneriez-vous à de jeunes comédiens ?
J’ai deux enfants : une fille de 25 ans et un fils de 23 ans qui sont tous les deux acteurs. On ne leur a pas interdit de faire ce choix mais on ne les a pas encouragés non plus [NDLR : Samantha Bond, la femme d’Alexander Hanson est également comédienne et jouait le rôle de Lady Rosamund dans Downton Abbey]. C’est dur comme métier ! Il faut y réfléchir consciencieusement. Il faut avoir de la passion, s’y adonner complètement. Si vous pensez que c’est ce que vous voulez faire, alors foncez. Il n’y a rien de pire que d’avoir des regrets. Travaillez dur, très dur. Allez voir beaucoup, beaucoup de pièces. Allez voir des gens talentueux et empruntez leurs idées. Vivez, lisez, allez au pub, bourrez-vous la gueule, allez au cinéma, voir des expos, faites-vous des amis, faites l’amour ! Vivez !

Lire notre critique de 42nd Street (jusqu’au 8 janvier au Théâtre du Châtelet)

Alex Hanson et Monique Young - 42nd Street (c)Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert

Alex Hanson et Monique Young – 42nd Street (c)Théâtre du Châtelet – Marie-Noëlle Robert

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