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Alexandre Bonstein – Quand l’auteur dicte sa loi…

Le mardi 1 mai 2007 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Alexandre Bonstein ©DR

Alexandre Bonstein ©DR

Comment ce spectacle est-il né?
L’association Handi-Art, qui oeuvre par et autour de l’art, en faveur des personnes handicapées, a sollicité Dove Attia pour monter une pièce qui mêlerait à la fois de la comédie et des reprises de chansons célèbres détournées de leur contexte, dans le but de changer les mentalités sur le handicap. L’objectif parallèle était de donner du travail à des artistes handicapés et ainsi révéler des talents méconnus et hors du commun. C’est Dove Attia qui a eu l’idée du concept : un bandit se retrouve dans un centre d’activités pour handicapés. Il m’a demandé d’écrire la suite et de trouver des chansons connues pour ponctuer la pièce.

Comment avez-vous écrit l’histoire et choisi les chansons ?
Dove avait planté le décor, j’ai continué sur le ton de l’humour et de la poésie à confronter ces deux mondes. J’ai imaginé cette histoire de spectacle de fin d’année que les personnes du centre étaient en train de monter, le fait qu’ils prennent les bandits pour des comédiens, etc. Je me suis également régalé à créer les personnages notamment celui de la directrice très condescendante, prisonnière de ses bons sentiments. Quant aux chansons, je les ai choisies sur le thème des hors la loi et en rapport direct avec la personnalité des comédiens choisis.

Comment s’est déroulé le casting ?
Nous voulions que la pièce soit interprétée par des comédiens valides et handicapés mais avant tout d’un niveau professionnel. Ce ne fut pas une mince affaire car peu d’artistes handicapés sont référencés en agence. Bruno Berberes s’y est notamment attelé. Le casting est resté le même depuis le début (à l’exception de Laurent Ban).

Comment s’est passée la collaboration avec Agnès Boury ?
Nous avons commencé à travailler de concert dès que le casting a été arrêté. Elle m’a donné beaucoup d’idées sur la façon d’exploiter les personnages dans l’histoire. Nous avons travaillé sur les dialogues mais également sur les situations en scène, sur le choix des chansons… Bref, nous avons beaucoup brainstormé ! Quand les répétitions ont commencé, je me suis effacé pour endosser le rôle de l’assistant (pénible) en intervenant plus ou moins souvent, en commençant mes phrases par : « Oui, mais là ce que je voulais dire quand je l’ai écrit… » Et je dois reconnaître à Agnès une grande qualité d’écoute.

Les Hors la loi © Dominique Guyomar

Les Hors la loi © Dominique Guyomar

Vous commencez à bien vous connaître tous les deux…
Je l’ai rencontrée il y a dix ans, lors d’un voyage à New York, mais je l’ai mieux connue quand j’ai monté Créatures. C’est la production qui avait pensé à elle pour la mise en scène, car elle maîtrisait déjà bien le théâtre musical. J’ai tout de suite été séduit par son investissement et son souci de servir le texte. Ce qui est précieux, c’est que nous nous comprenons. Enfin surtout elle !… Passer le relais au metteur en scène n’est pas une chose aisée, mais avec Agnès le spectacle est toujours en mouvement, il continue d’évoluer à chaque représentation. Pour moi elle incarne vraiment la définition du spectacle vivant, c’est la seule personne que je connais qui donne des notes après une dernière !

Les hors la loi est un spectacle très vivant alors ?
Oui, d’autant plus que pour des raisons diverses et variées, nous avons eu très peu de temps pour répéter. Il nous arrive souvent de tenter une idée nouvelle directement sur scène !

L’expérience de Créatures a formé une équipe on dirait…
Elle m’a effectivement permis de découvrir le travail d’Agnès. Ce fut également l’occasion de former un noyau avec Ariane Pirie et Patrick Laviosa dont je suis fan. Nous partageons les mêmes goûts, et ils m’inspirent beaucoup. Ce n’est pas un clan fermé. Le cercle continue de s’agrandir grâce aux rencontres faites avec l’équipe du Cabaret des Hommes Perdus et des Hors la loi.

A quelques jours de la première, quel est votre état d’esprit ?
Je suis très content d’avoir l’occasion de voir remonter sur scène Les hors la loi et en même temps soucieux. J’aurais aimé avoir plus de temps de répétition avec l’équipe. J’essaye d’être présent lors des représentations, le plus souvent possible. C’est à la fois un plaisir et en même temps l’occasion de continuer à le faire évoluer.

Quels sont vos projets ?
Je suis actuellement en phase d’écriture pour un nouveau spectacle, mais il est encore trop tôt pour que je vous en dise davantage…

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