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Annie – La petite orpheline

Le samedi 1 décembre 2001 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Annie le film ©DR

Annie, le film ©DR

Musique : Charles Strouse
Lyrics : Martin Charnin
Livret : Thomas Meehan, basé sur la bande dessinée  » Little Orphan Annie  » de Harold Gray.

Création à Broadway le 10 août 1976 au Goodspeed Opera House, puis à l’Alvin Theater, à l’affiche pour 2377 représentations.
Création à Londres le 2 mai 1978 au Victoria Palace, à l’affiche pour 1485 représentations.

Produit par Mike Nichols
Mise en scène : Martin Charnin
Chorégraphie : Peter Gennaro
Avec : Andrea McArdle, Reid Shelton, Sandy Faison, Robert Fitch, Dorothy Loudon

Chansons principales
C’est loin d’être une grande partition, et si les critiques musicales d’alors furent vaguement élogieuses, c’était plutôt par rapport au léger parfum rétro qui s’en dégageait. Les lyrics, certes souvent naïfs voire puérils, n’en demeurent pas moins emprunts d’un esprit caustique certain.
Maybe – It’s a hard-knock life – Tomorrow – We’d like to thank you – Little girls – I think I’m gonna like it here – N.Y.C. – Easy street – You won’t be an orphan for long – You’re never fully dresses without a smile – Something was missing – I don’t need anything but you – Annie – A new deal for christmas

Synopsis
En 1933, apogée dramatique de la Dépression, les petites filles d’un orphelinat de New York sont copieusement maltraitées par la directrice du lieu, une poivrote délirante issue d’une famille peu recommandable. Annie est la plus astucieuse des gamines et se débrouille très bien pour être choisie par la secrétaire d’un richissime républicain qui veut accomplir sa BA annuelle en abreuvant de ses richesses et de son pouvoir un pauvre enfant démuni – pendant une semaine entière ! Il ne faut pas plus de temps à l’adorable Annie (et à ses copines restées en prison) pour : se faire adorer par toute la maisonnée, rencontrer le Président des USA (et madame), convaincre son protecteur de la pertinence du New Deal dudit Président, le rendre vaguement démocrate par la même occasion, démasquer le propre frère de la directrice (du pénitencier pour gamines) accompagné d’une sotte hystérique qui se faisaient passer pour les parents repentis d’Annie afin d’empocher la somme rondelette que le protecteur leur propose (pour qu’ils reprennent leur fille ou pour que lui-même la garde, ce n’est pas très clair), et enfin pour se faire adopter (à priori avec toutes ses soeurs de misère) par le coffre-fort humain qui en profite pour s’amouracher de sa secrétaire qui se retrouve le temps d’une chanson maman de 14 fillettes…

Le thème
Tout comme la chanson des 3 petits cochons de Walt Disney, la bande dessinée Little Orphan Annie parue dans le Chicago Tribune sous forme d’épisodes au cours des années 1930, symbolise parfaitement l’expression naïve d’un optimisme social initié par l’établissement du New Deal pendant la dramatique période de dépression économique entamée avec le crach boursier de 1929. La volonté, l’innocence et l’opiniâtreté de la petite Annie et de ses pauvres copines d’orphelinat étaient une belle leçon de courage à diffuser auprès du peuple pour requinquer celui-ci face aux défaitistes ou profiteurs de tout poil. Si le spectacle Annie n’a commencé sur scène qu’en 1976, il a en fait été écrit entre 1970 et 1972, en pleine guerre du Vietnam, par un tandem qui a opportunément choisi d’adapter cette bande dessinée à un moment critique de l’histoire américaine. Le temps mis à trouver des producteurs et à monter le spectacle – rendu plus complexe à produire en raison du nombre d’enfants et des contraintes associées – a rendu obsolète le prétexte initial car la guerre du Vietnam s’était entre temps terminée. Cependant, le grand succès du spectacle a largement prouvé que la petite Annie arrivait à point nommé pour redonner confiance au peuple américain…

L’histoire derrière l’histoire
C’est en voulant offrir un cadeau original pour l’anniversaire d’un ami que le parolier Martin Charnin se retrouva avec des exemplaires originaux de la célèbre bande dessinée. L’ami en question eut un autre cadeau et M. Charnin conserva la collection dont la lecture, en pleine guerre du Vietnam, lui parut édifiante : une idée de comédie musicale naquit très vite, mais elle mit 6 années avant de se matérialiser sur une scène de Broadway. Le compositeur Charles Strouse et le librettiste Thomas Meehan acceptèrent difficilement l’idée d’adapter une bande dessinée, mais l’ambiance morose régnant sur le pays en ces années 1970 et la force de persuasion de leur ami lyriciste (et probablement la conviction de tenir là un gros succès), et surtout l’idée de manifester leur haine pour tout ce que représentait le président Nixon, finirent par avoir raison de leurs hésitations.

Versions de référence
Comme pour la plupart des grandes comédies musicales musicales de cette époque, une adaptation cinématographique en a été faite par rien moins que… John Huston ! Ce film extrêmement sympathique (adorable Aileen Quinn et délirante Carol Burnett en directrice imbibée !) n’en demeure pas moins quelque peu agaçant par le manichéisme puéril des situations et par le braillement suraigu des orphelines chantantes ! Une version honorable a été réalisée en 1999 par la firme Disney.

Production originale de Broadway sur disque Columbia CK 34712 (1977), ainsi que Sony SK60723

Production Disney sur disque Sony Classical SK 89008 (1999)

Version cinématographique sur disque Columbia CK 38000, et bien sûr disponible en vidéo (1982) et DVD

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Un commentaire
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  1. le film est vraiment super, c’est pleins des choses plus belles les une que les autres.

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