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Antonio Interlandi charme Evita

Le dimanche 31 juillet 2016 à 16 h 22 min | Par | Rubrique : Rencontre

Antonio Interlandi dans Evita (c) Grégory Navarra

Antonio Interlandi dans Evita (c) Grégory Navarra

Antonio Interlandi, avant de jouer dans ce spectacle, que représentait pour vous Evita (le musical) ?
Evita fut une des premières comédies musicales que j’aie pu voir au théâtre. J’étais ado et c’était à Madrid, dans une version en espagnol. J’étais déjà très impressionné par la charge émotionnelle de l’œuvre. J’avais le CD de la version originale anglaise, que j’écoutais en boucle. Alors forcément, les chansons revenaient toutes pendant les répétitions.

Pouvez-vous nous parler de votre personnage ?
Magaldi était un chanteur de tango qui est resté connu pour avoir été celui qui a permis à Evita de partir de son petit village de Junin, pour aller chercher le succès à Buenos Aires. Ce rôle peut être assez différent selon les versions. Dans notre production, les metteurs en scène ont voulu marquer le contraste entre le chanteur de tango bellâtre et charmeur, et l’homme méprisant qui au fond n’est pas du tout amoureux ni intéressé par Evita, agacé même par son attachement. C’est très intéressant de pouvoir jouer ce contraste sur scène.

Vos expériences argentines (vous avez notamment travaillé avec le metteur en scène Alfredo Arias) vous ont-elles servi dans la composition de ce personnage ?
Énormément! Grâce à Tatouage et plus tard à Cinelandia, que nous avons donné au Rond Point et au Théâtre Montparnasse, Alfredo m’a permis d’aborder ce répertoire très particulier du tango. Curieusement, j’ai trouvé rapidement mon chemin dans ce univers. Cela m’a beaucoup aidé pour ma chanson dans le premier acte d’Evita.

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans cette production d’Evita ?
La qualité musicale est exceptionnelle. Notre chef Pascal Charpentier est un habitué des comédies musicales en Belgique, et il a fait un travail remarquable avec l’orchestre, mettant en évidence toute la richesse de l’écriture de Andrew Lloyd Weber. Il y règne également un vrai esprit de troupe qui est très agréable. Grace à nos deux metteur en scène, la cohésion entre presque 40 personnes venant d’horizons très différents, a donné une belle unité sur scène.

Quels sont vos projets après Evita ?
Je pars en tournée au Brésil avec un monologue créé en France la saison dernière, sur le texte de L’Evangile de Thomas. C’est un tout autre univers ! Ce sera un gros challenge, trois mois de représentations à São Paulo  avec une version adaptée en portugais, avec la voix de Maria de Medeiros comme narratrice. Ensuite, je reviens en France pour travailler à nouveau avec l’écrivain René de Ceccatty sur des lectures de textes de Pasolini. La diversité est une chance dans notre travail !
Evita à Bruxelles jusqu’au 6 septembre 2016.
Lire notre interview de Deborah De Ridder (Evita)
Lire notre interview de Philippe d’Avilla (Juan Peron).

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