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Antonio Interlandi ressuscite Luigi Tenco

Le lundi 16 janvier 2012 à 20 h 28 min | Par | Rubrique : Rencontre

Antonio Interlandi (c) DR

Antonio Interlandi, vous aviez présenté votre spectacle (alors intitulé Tempo Tenco) en 2009 aux Découvertes Diva. Que s’est-il passé depuis ?
Suite à cette belle opportunité qui nous a été offerte par Cathy Sabroux de le créer dans le cadre de DIVA 2009, nous nous sommes rendu compte, avec Mathieu El Fassi, que nous pouvions nous approcher encore davantage de la forme d’une pièce théâtrale. Telle était mon envie dès le départ, plutôt que de composer juste un tour de chant.
Guidé par l’oeil attentif de l’écrivain René de Ceccatty, je me suis lancé dans l’écriture de ces nouveaux textes, qui entourent certaines des chansons. J’ai voulu installer un peu plus « l’ambiance » de l’époque : Tenco est un dans un « pré-mai 68 », les jeunes manifestent dans la rue, le divorce est pris en otage par l’Eglise catholique, le marché musical américain étouffe la chanson italienne… Nous décrivons également un peu plus sa personnalité, ses relations familiales, son engagement politique. Enfin, on le fait revivre, ou plutôt il « se souvient » de l’épisode de Sanremo, pendant ce festival où Dalida était sa marraine et chantait « Ciao Amore Ciao » pour le soutenir, comme c’était la tradition. Ces instants juste avant son suicide. Ou peut-être juste pendant le moment où cela va se passer…

Le spectacle a-t-il évolué depuis sa première présentation ?
Nous avons avant tout une chance en or, grâce à Danielle Gain, mon agent, qui a eu un coup de foudre pour le spectacle et qui nous produit au Petit Saint Martin, dans le but de trouver une coproduction et de nous programmer pour une période plus longue dans un autre théâtre, ainsi que d’organiser une tournée. Mais nous le valons bien, comme dit la pub…

Comment présenteriez-vous Luigi Tenco à quelqu’un qui ne connaît pas cet artiste ?
Un jeune homme réservé, timide, engagé, beau, intègre, idéaliste, talentueux, celui qui a lancé la notion de « chanteur à texte » en Italie. A 28 ans, il avait déjà énormément écrit : poèmes, manifestes, dont à peine la moitié a été mise en musique. Très amoureux des femmes aussi ! Mais pas de longues histoires d’amour. C’était quelqu’un de très en avance sur son temps, intellectuellement et artistiquement.

On vous a vu dans Mike la saison dernière, quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?
Tout d’abord, la troupe ! C’était une équipe vraiment attachante, passionnée par l’aventure et par la démarche d’affronter un tel thème, fragile vis-à-vis d’un certain public… Je suis fier de ce spectacle. Les gens venaient un peu à contrecoeur, et finalement ils partaient en nous demandant s’ils pouvaient revenir encore !

Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?
De la pasta, du tiramisu et du chianti. Ce serait pas mal, non ?

 

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