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Barber shop quartet : Opus 3 (Critique)

Le jeudi 5 novembre 2015 à 0 h 24 min | Par | Rubrique : Critique, Récitals, Concerts

Lieu : Théâtre l'archipel - 17, boulevard de Strasbourg – 75010 Paris - métro : Strasbourg St Denis
Dates : Du 28 octobre 2015 au 17 décembre 2015.
Horaires : les mercredis et jeudis à 20h00
Tarifs : 25, 20 et 12 €
Informations supplémentaires : www.larchipel.net - Infos: 01 73 54 79 79

barber-shop-quartetAuteur : Marie-Cécile Héraud

Avec : Marie-Cécile Héraud, Cécile Bayle, Bruno Buijenhuijs et Xavier Vilsek

Après plus de 1000 représentations en France et à l’étranger, le groupe vocal bordelais se produit pour la première fois à Paris avec son nouveau spectacle « Opus 3 ». Aux prouesses vocales s’ajoutent chansons humoristiques, pastiches, mime, comédie et même bruitages

Notre avis : Le spectacle s’ouvre par une bien belle idée : préciser ce qu’étaient les « barber shop quartet » : des formations musicales a capella nées en Amérique et qui permettaient aux clients des coiffeurs et barbiers de patienter en musique. Un mouvement largement représenté par les Afro Américains qui utilisait le répertoire contemporain, voire certains airs créés pour l’occasion et qui parlaient souvent d’amour. Un certain Irving Berlin fut d’ailleurs souvent repris dans ces quatuors que l’on imagine aussi doués vocalement que celui qui nous est donné à entendre sur la petite scène du théâtre de l’Archipel.

A partir de ce postulat nous pourrions penser qu’un humour tendre et décalé va s’installer. Mais hélas, patatras, tout s’effondre… En effet, les interprètes décident que les airs des Barber shop sont idiots et vont donc s’en donner à cœur joie pendant une heure qui, parfois, paraît interminable. Surenchère entre le potache et le racoleur : c’est bien ennuyeux, voire cruel pour ces musiciens talentueux. Un exemple ? Lorsqu’ils évoquent la comédie musicale, genre qui procura nombre de titres aux Barber shop quartet, ils délivrent un air ridicule basé sur le « casse toi pauvre con » de Sarkozy. Le reste est malheureusement à l’envi, entre l’évocation caricaturale (et peu flatteuse) des musiciens du métro, de la télévision qui envahit bien trop nos vies (en mélangeant tout, d’ailleurs : nous passons de l’évocation du téléachat à celui du cinéma de minuit, ridiculisé… Quel galimatias !). Le tout sans réel point de vue ni recul. Autant dire que le sentiment qui domine est la frustration… Ce quatuor mérite mieux que des blagues faciles servie par une mise en scène peu inspirée. Rendre un hommage tendre et amusé à ce mouvement musical aurait été d’une autre trempe. Espérons que l’Opus 4 sera plus inspiré.

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Un commentaire
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  1. J’aimerais vous revoir , j’avais adoré.
    Mais j habite le 06 et vous n’êtes venus qu’en 2013 Dommage

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