// samedi 10 mai 2008

Je suis triste et je m'ennuie



- Qu'est-ce que tu as ?
- Je suis triste et je m'ennuie. (...) Et tu sais, Ă  quoi je pense ?
- Oui, Ă  l'homme de ta vie.
- Comment as-tu deviné ?
- Mais mon petit chou, c'est simple. Tu as toujours cet air-lĂ  lorsque tu penses Ă  l'homme de ta vie...

VoilĂ  ce qui arrive quand on se retrouve seule Ă  Paris durant un grand pont.
On a beau avoir 52 amis sur Facebook (déjà, c'est pas terrible), on se retrouve à faire des poupouyous à son chat en se demandant ce qu'on va bien pouvoir faire pour tromper sa solitude
Il fait beau, alors on écoute des chansons joyeuses, du jazz qui swingue, des airs qui donnent envie de danser.
Sur son iPod, on joue sa liste de lecture "Songs for a sunny day".
On se retient d'écouter "Il pleut sur Nantes" ou "Téléphone-moi" ou sa liste de lecture "Déprim' music".
On joue la B.O. des Demoiselles de Rochefort parce qu'on garde en tête le souvenir de ces images pimpantes et colorées du film de Jacques Demy, de cette kermesse baignée par le soleil, de ces rues lumineuses où les passants dansent plutôt qu'ils ne marchent.

Et puis, à bien écouter, on se souvient qu'en dépit d'un dénouement a priori heureux, le film est baigné de mélancolie, de regrets des histoires passées ou ratées, d'incertitude et d'appréhension quant au futur.
On repense à cette période de son adolescence (il n'y a pas si longtemps que ça) durant laquelle on a écouté le CD mille fois.
Les années ont passé, les supports ont changé, l'Ipod a remplacé le CD, mais certaines choses restent immuables : on a toujours cet air-là quand on pense à l'homme de sa vie.

Notes additionnelles :

- Oui, dans mon billet précédent, j'ai parlé de mon futur mari. Mais, bon, j'ai un peu extrapolé. C'est un futur mari potentiel et idéal. Et il n'est pas encore au courant.

- Pour ceux qui s'inquièteraient éventuellement de ma santé mentale, je les rassure. Je suis un peu mélancolique, pas suicidaire, ni dépressive. Si c'était le cas, j'écouterais Les Demoiselles de Rochefort, version Palais des Congrès 2003.

// lundi 5 mai 2008

De l'autre côté du périph'

Le 16 mai va commencer le festival de théâtre musical la grande exposition musicale DIVA avec ses festivités tout à fait réjouissantes.
Et pour ma part, j'ai prévu d'y aller car...
Je veux admirer les fesses d'Alexandre Bonstein dans Le cabaret des hommes perdus.
Je veux admirer les fesses de David Macquart dans Le cabaret des hommes perdus.
Je veux admirer le sourire coquin de Vincent Heden dans Panique Ă  bord.
Je veux admirer le crâne de Jacques Verzier dans Souingue ! Souingue ! (j'ai toujours eu un faible pour les chauves depuis que j'ai vu Yul Brynner dans Le roi et moi et Albert Finney dans Annie).
Je veux entendre Isabelle Ferron aboyer comme une dans Chienne.

Mon seul problème est qu'il va falloir sérieusement que je prenne sur moi pour franchir la barrière psychologique et physique du périphérique.
Car DIVA se déroulera au Théâtre de l'Epée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes (à Vincennes donc, même si l'adresse postale se trouve à Paris).
En mĂŞme temps, un sourire de Vincent vaut bien que l'on aille jusqu'au bout de la ligne 1.
Mes parents sont bien venus du Vietnam jusqu'en France dans l'espoir d'une vie meilleure...
Les situations sont à peu près comparables.
Et ils y ont survécu.


Et puisqu'on en est aux "life-changing decisions", je vous annonce que je serai moi-même sur scène le 6 juin dans le cadre de DIVA, dans La vie est une comédie musicale.
Et j'en profiterai pour vous présenter mon futur mari.
Oh, la pression ! Je stresse déjà !

// samedi 3 mai 2008

Shoes


Une fois par an, lorsque les beaux jours pointent Ă  nouveau leur nez, je fais le point sur ma collection de chaussures.
Dans ces moments-là, je ne peux m'empêcher de penser à Imelda Marcos, la célèbre femme du dictateur philippin Ferdinand Marcos qui a régné sur l'archipel de 1966 à 1985.
Non, je ne me compare pas une dictatrice (bien que mes amis me trouvent parfois un peu trop autoritaire, mais bon, moi j'aime quand les choses se déroulent comme je le souhaite, compris ?), je pensais juste à la célèbre collection de chaussures d'Imelda, une collection si fournie et légendaire qu'aujourd'hui on en parle encore.
Et je me dis que j'en suis encore bien loin.

Alors que je cherchais à connaître le nombre précis de paires que possédait Imelda, je suis tombée sur quelques informations concernant Here Lies Love, un musical de David Byrne (Talking Heads) et Fatboy Slim relatant sa vie. Certes, un sujet aussi délicat peut donner le meilleur comme le pire. Mais franchement, un musical qui commence sur un air de disco au Studio 54 (qu'Imelda aimait fréquenter) ne peut pas être foncièrement mauvais.

Créé en 2006 à Adelaide en Australie, joué en 2007 au Carnegie Hall de New York (avec Joan Almedilla, une ex Kim de Miss Saigon), Here Lies Love ne demande plus qu'à continuer son chemin.
Maintenant, imaginons qu'une nouvelle production de Here Lies Love voie le jour. A Broadway par exemple. Ou au Théâtre du Châtelet.
Faisons le calcul.
Je suis asiatique (et pour le grand public, vietnamienne ou philippine, c'est pareil).
J'aime le disco.
J'aime les chaussures.
Ne serais-je pas l'interprète idéale ?

Hmmm.
En mĂŞme temps, je ne suis pas assez ronde.
Bah, offrez le rĂ´le Ă  Lea Salonga.

// jeudi 1 mai 2008

Relaxation


Damned ! Javier Bardem s'est retiré de la version cinématographique de Nine car il serait trop fatigué !
Javier, as-tu déjà entendu parler du massage vietnamien ? Dynamisant et relaxant à la fois ? Je suis une méga experte.

Qui va remplacer notre bel Espagnol ? Des suggestions ?

// jeudi 24 avril 2008

L'amour

Toujours à l'affût de nouvelles sur le magnifique Jérémy Fontanet, je me suis précipitée sur le clip vidéo du tout dernier single extrait du Roi Lion, "Quand soudain l'amour est là".

Dans une volonté de rendre ce titre attractif pour les radios et les jeunes, le duo d'amour a été arrangé façon r'n'b.
Hmmm, ok. Pourquoi pas. Après tout, si même Madonna s'y met...

Un avertissement s'impose néanmoins à ceux qui n'ont jamais vu le spectacle :
- Non, rassurez-vous, il n'y a pas toutes ces vibes dans la version scénique. Normalement, les interprètes chantent la note qui est écrite, pas les six autres autour.
- "Wo wo wo" fait partie du langage courant r'n'b, mais ce n'est pas du zulu.
- Et je vous interdis de confondre Jérémy Choupinet avec un Poetic Lover.
Petic Lover : non. Mais lover tout court : oui, quand il veut.

// mardi 22 avril 2008

What's next ?

Alors voilà. Après un triomphe à Londres, Boeing Boeing, la pièce de Marc Camoletti ouvrira prochainement à Broadway, ou plus précisément, "rouvrira" puisqu'elle s'était déjà jouée en 1965 pour une vingtaine de représentations.
C'est forcément étrange pour nous, Français, d'imaginer cette pièce de boulevard - dont le seul titre évoque un genre associé à Jean Lefebvre, Marthe Villalonga et autres Julie Arnold - jouer sur le Great White Way.
Mais après tout, pourquoi pas ?
Now, what's next ? Le clan des veuves, avec Bernadette Peters ?

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