// dimanche 30 décembre 2007

Maybe next year

Ruthie Henshall est une de mes artistes préférées. Elle est belle, elle chante bien et je pense qu'elle est un brin bitchy comme j'aime. Voici sa version de "Send In The Clowns" de A Little Night Music de Stephen Sondheim.

Alors, certes, on peut toujours dire que cette chanson a été écrite pour une actrice, qu'elle n'est pas censée être "bien" chantée, que la version de Judi Dench est inégalable. Bla bla bla. A tous ceux qui disent ça, moi je dis : coupez le son et admirez sa coiffure. Rien que pour ça, Ruthie mérite un nouveau Laurence Olivier Award.



Cette vidéo m'a été indiquée par Mawie, je la lui (re)dédie à mon tour !

// mercredi 26 décembre 2007

Love Lea : ceci est un ordre

En cette période de fêtes, on adore voir des trucs gnagnans. En tout cas, on a le droit.
Voici donc la vidéo de l'audition de Lea Salonga pour Miss Saigon. Certains d'entre vous l'auront déjà vue dans le making of. C'est écoeurant de fraîcheur, d'innocence et de talent. Ce qui me rassure c'est qu'apparemment, malgré ses airs fragiles, la demoiselle ne s'en laisse pas compter. Jonathan Pryce, son partenaire de Miss Saigon, aime à raconter que quand la jeune femme signait ses autographes d'un "Love Lea", il pensait que c'était plutôt un ordre, pas une gentillesse !

// mardi 25 décembre 2007

Joyeux Noël

Joyeux Noël à tous !
Si vous avez été sage, vous aurez peut-être reçu un CD rare de Sondheim (A Little Night Music avec Judi Dench par exemple).
Si vous n'avez pas été sage, vous aurez sans doute reçu le DVD "Danse avec Kamel Ouali".
Si vous n'avez pas du tout été sage, vous aurez certainement reçu le DVD "Danse avec Mia Frye", ou une place pour La Petite Sirène.
Quoiqu'il en soit.... Enjoy !

// samedi 22 décembre 2007

Cambodia

Oui, je sais, Chantal Goya fait son retour au Palais des Congrès. Et apparemment, c'est bien dans la grande salle, pas au comptoir de La Brioche Dorée comme je le pensais au début. Malheureusement (pour moi), elle va y jouer Le mystérieux voyage de Marie-Rose qui ne m'évoque rien. J'ai été marquée par La forêt magique et Le soulier qui vole, mais après, très vite, ma nouvelle idole est devenue Kim Wilde.

Ben ouais.
C'est comme ça que s'exprimait la rebellion d'une pré-adolescente française d'origine vietnamienne dans les années 80.

// mercredi 19 décembre 2007

Marie-Rose

J'ai toujours l'air conne quand dans un dîner intello, je glisse que j'ai commencé à m'intéresser au théâtre musical par le biais de Chantal Goya. Déjà "théâtre musical", ça ne passe pas toujours... mais "Chantal Goya" encore moins. Même le côté décalé-kidult-adulescent(e)-régression-totale a du mal à passer quand on discute avec des metteurs en scène qui font du théâtre expérimental (genre des pièces sensorielles dans le noir au Théâtre de l'Opprimé dans le 12e) et des vidéastes qui font des installations dans des galeries éphémères.

C'est vrai, je préfèrerais dire que j'ai commencé à m'initier au théâtre musical par le biais de Stephen Sondheim, qu'à dix ans, Company n'avait aucun secret pour moi ou que je jouais à incarner Mamma Rose dans mon salon.
Mais ce n'est pas vrai. Mon premier contact avec une "certaine" forme de "théâtre musical" (une histoire racontée avec des chansons) était avec La forêt magique de Chantal Goya. Après maintes négociations, maints chantages, maints pleurs, maints cris, une de mes soeurs m'avait emmenée voir ce spectacle à l'Olympia, comme cadeau de Noël.

Je ne dirais pas que ce fut une "révélation", mais ce fut certainement un grand moment de magie pour mes yeux de (toute) petite fille. Pour une raison que j'ignore encore et qui fait désormais partie de ces douloureux secrets de famille (au même titre que des adultères ou des demi-frères cachés), je n'ai jamais su pourquoi personne ne m'avait jamais emmenée voir le spectacle suivant : Le soulier qui vole. Pourtant, Dieu sait que je m'étais appliquée, que j'avais aligné les "très bien" en classe, que je n'avais pas répondu impoliment à mes parents et que j'avais fait le lit de ma soeur pendant trois mois d'affilée. Aujourd'hui, je peux dire que ce sont ces promesses non tenues, ces espoirs vains qui m'ont petit à petit fait passer dans l'âge adulte (non, non, je ne suis pas over dramatic).

Un mal peut parfois être un bien comme me disent souvent mes amis du club privé le Triangle de Sade (dans le 8e). En fantasmant un spectacle que je n'avais pas vu, et en écoutant en boucle l'album, je me suis mise à interpréter l'histoire de A à Z dans notre petit salon de banlieue, laissant ainsi libre cours à mon imagination quant à l'incarnation de ces chansons. Tour à tour, j'étais Marie-Rose (le prénom du personnage interprété par Chantal Goya), les enfants du village ou la cigogne Francette.
Très vite, il me semblait naturel d'accueillir les gens en chantant "Bienvenue mademoiselle ! (...) Comment vous dire que l'on vous aime ? Nous aussi on vous attendaiiiit...."
Malgré mon pragmatisme grandissant, je n'avais aucun mal à croire qu'il puisse exister un château en nougatine, ou une ville qui s'appelle Animauville. Du moins, pendant le temps que durait la chanson.

Mais le plus important, je crois, est que je me suis à mise à croire intimement, que dans une histoire, qu'elle soit sur scène ou à l'écran, les rêves les plus fous sont toujours réalisables quand on y croit très fort. Si on se met dans une chaussure géante et qu'on lève les bras au ciel en pensant très fort que cette chaussure PEUT voler, et bien, elle volera.
Depuis, j'ai développé une addiction aux chaussures.
Ainsi qu'un penchant certain pour la fiction et le rêve, tout en continuant à croire que parfois, et malgré tout ce qu'il peut nous arriver de triste, la réalité est plus belle que la fiction.

"Les enfants, levez tous les bras au ciel comme moi !"

// lundi 17 décembre 2007

Here I go again




La plupart d'entre vous l'auront sans doute déjà vue : la bande-annonce du film Mamma Mia ! a déferlé sur le web au début de week-end. Pendant ce temps, je cherchais désespépérement à trouver un moyen d'intégrer directement la vidéo à mon billet mais visiblement, Youtube a de nouvelles règlementations (c'est pourquoi la bande-anonnce de Sex & The City, dans un des billets précédents, n'est accessible que directement sur le site). Bon, ben tant pis, on va faire comme au bon vieux temps et vous demander de cliquer sur ce lien.

Le jour où j'aurai l'âge de Meryl Streep, moi aussi, je me réfugierai sur une île grecque à mater les éphèbes en maillot de bain et à revoir mes anciens amants. A condition qu'on fasse ça sur une île assez grande. Genre l'Australie.

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