N'allez pas croire toutes les méchancetés que vous allez entendre sur La Petite Sirène au Théâtre de Paris, car un spectacle dans lequel quatre danseurs éphèbes sont torse nu du début à la fin ne peut pas être foncièrement mauvais.

Tout d'abord, en guise de numéro d'ouverture, ces danseurs en question incarnent des poissons. Moi qui suis fan de poisson cru, je crois que je vais passer directement au poisson vivant tant la chair a l'air appétissante. Mais attendez. Depuis quand les poissons portent-il des pantalons ?

Ces danseurs deviennent ensuite des mousses et se mettent à quatre pattes pour briquer le ponton. J'ai tout de suite pensé à Gabriel et Eric, mes amis gays qui passent leur temps à se plaindre de leur femme de ménage philippine. Je devrais peut-être les mettre en contact avec la troupe. Quant à moi, hors de question que je les engage. Ces garçons ont l'air plus préoccupés à danser la samba et à discuter des dernières promos au BHV Homme que de pousser les meubles pour voir s'il y a de la poussière derrière.

Mais venons-en à la petite sirène. Notre héroïne à queue s'ennuie dans le royaume de la mer. C'est vrai que la vie de sirène doit être bien morne. Quoi de plus mortel que de passer sa journée à onduler du cul pour se déplacer et de fréquenter des thons ?
Mais pour devenir humaine et aller à la surface, elle devra se faire couper la langue en échange d'une paire de jambes. Chic alors ! Ca veut dire qu'elle ne chantera plus ? Et est-ce que la méchante sorcière lui offre un tube de Veet en cadeau bonus ? Et une tisane "jambes lourdes" ?

Good for her, bad for us, la jeune femme retrouvera sa langue et gagnera au passage un look "employée du mois chez Marc Dorcel Vidéo". C'est vrai quoi... Où a-t-elle trouvé ces cuissardes argentées ? Au vide-grenier de Clara Morgane ? En même temps, quitte à avoir des jambes, autant porter des cuissardes, vous diront les cul-de-jatte. Morale de l'histoire : les humaines sont toutes des salopes !