// samedi 15 décembre 2007

Méchante...

Pour en revenir à Il était une fois, le personnage interprété par Timothy Spall écrit un livre de développement personnel intitulé Vanquishing The Evil Queen Within (Vaincre la méchante reine qui est en vous).

Quelqu'un saurait où se procurer cet ouvrage ? A la FNAC on m'a prise pour une débile quand je l'ai demandé. En tout cas, ça m'économiserait des frais de psycho-thérapie.

// vendredi 14 décembre 2007

Sing a song

Bravant le froid et la flemme, je me suis décidée hier à sortir de chez moi pour aller au cinéma voir Il était une fois (Enchanted). Certes, on peut considérer que c'est un film pour petites filles, mais je crois avoir gardé une (certaine) âme d'enfant en dépit des années qui passent. Et puis je dois dire qu'une certaine curiosité m'animait. A quoi ressemble une garce femme (Idina Menzel) qui a la chance de se réveiller tous les jours aux côtés de Taye Diggs ? Et bien, elle ressemble à une fucking lucky bitch personne très épanouie.

Pour ceux qui n'en ont pas entendu parler, Il était une fois est un film de Disney dans lequel une princesse de dessin animé se fait pièger par une méchante reine, qui, dans un excès de cruauté, l'envoie dans un monde où les gens "ne vivent jamais heureux". Elle est donc envoyée en plein Manhattan, de nos jours.
Personnellement, je ne trouve pas cette malédiction particulièrement douloureuse.
Si j'étais une méchante reine, je condamnerais mes victimes :
- à aller voir des mauvais spectacles musicaux pour enfants en périphérie de Paris
- à regarder en boucle le DVD de Roméo & Juliette live
- à apprendre par coeur une chanson de Lorie
- à nettoyer les toilettes du château de Dammarie-les-Lys
- non pire, je les condamnerais à faire des debriefs aux staracademyciens.

Mais bon, à chacune son idée du sadisme. Comme vous le savez peut-être, durant la guerre, les Vietnamiens ont élaboré des pièges redoutables, sans moyens, certes, mais avec beaucoup d'idées (des bambous aiguisés par exemple). Voilà le genre de conte de fées que ma mère me racontait avant de me coucher. Mais je m'égare. En tout cas, maintenant, vous connaissez mon background.

Giselle, la pauvre princesse perdue en plein New York, est donc complètement désemparée mais elle trouve Patrick Dempsey sur son chemin. Non seulement elle le voit portant un peignoir entrouvert, mais en plus, il lui donne de l'argent ! La dernière fois que j'ai entendu parler de ce genre de pratiques, ce n'était pas dans un film de Disney mais dans Moi, Christiane F.. Les temps ont bien changé.

Giselle a plusieurs particularités. Certes, elle parle aux animaux, ce qui est bien pratique quand vous voulez vous débarrasser d'un chien amoureux de votre jambe. Mais surtout, elle a une chanson pour chaque circonstance. Et bien moi, c'est pareil.

Je me réveille : "Hello And Goodbye"
J'ai mal au ventre : "Whatever Happened To Class ?"
Je rencontre un homme : "One Night Only"
Je pense à ma vie sentimentale : "Another Hundred People"
Un homme me quitte : "I Hate Men"
Je fais une dépression nerveuse : "Feed Me"

Ce n'est pas pareil pour vous ? N'avez-vous pas envie de chanter à chaque grand moment de votre vie ? N'est-ce pas propre à tous les amoureux de la comédie musicale ?

Si j'ai bien suivi l'histoire, c'est particulièrement pour déclarer sa flamme qu'il est important de pousser la chansonnette. Et là, les exemples sont pléthore.
"I Get A Kick Out of You", "If I Loved You", "Love Changes Everything", "Loving You", "Sweet Transvestite", "One Hand, One Heart", etc.

Personnellement, j'ai souvent envie de chanter une chanson d'amour à quelqu'un que j'aime, mais évidemment, ça ne se fait pas. Encore moins dans le métro. Du coup, je me tais.
Mais au final, n'est-ce pas une excuse facile ? Doit-on sans cesse se cacher derrière notre frustration que notre vie n'est PAS une comédie musicale ? A défaut de pouvoir chanter "je t'aime", ne devrait-on pas tout simplement le dire ?
Alors, je sais, ça paraît simple comme ça, et des milliers de personnes se disent "je t'aime" tous les jours. Pour ma part, je n'y suis pas encore arrivée. Ca semble tellement plus facile de le chanter.


James Marsden dans Il était une fois (Tiens, vous avez reconnu l'affiche derrière ?)

// mardi 11 décembre 2007

Keywords Awards, le nouveau palmarès

Plus d'un mois après le premier Top , je suis certaine que vous mourez d'envie de savoir ce qui fait venir les internautes sur ce blog. Quels sont les spectacles les plus recherchés ? Les artistes les plus talked-about ? Et surtout... quels sont les fantasmes sexuels les plus inavoués des internautes...

Le Top 5 des personnalités et des spectacles correspondent aux noms (ou titres) les plus recherchés apparaissant dans les statistiques. Le Top 5 "Internet is for porn", "Je suis idiote" et "Je suis désespéré(e)" correspondent à mes cinq keywords préférés (donc choisis de façon subjective et non pas mathématique). Les fautes d'orthographe ont également été reproduites (c'est simple, j'ai juste fait un copier coller, je n'allais pas tout retaper quand même !).

Et en mémo, voici un lien vers le dernier classement, remontant au 25 octobre.

Top 5 des personnalités du théâtre (et cinéma) musical les plus recherchées :
1 - Jérémy Fontanet
2 - Grégoire Leprince-Ringuet (photo)
3 - Christine Bonnard
4 - Stéphanie Dalmasso
5 - Fabian Richard

Note : Jérémy Fontanet, le beau Simba du Roi Lion est donc passé de la troisième à la première place, et looooooooooooooin devant. Il est très fort ce Jérémy, mais en même temps, c'est normal qu'il soit fort : il est tellement musclé.

Top 5 des spectacles les plus recherchés :
1 - Le Cabaret des Hommes Perdus
2 - Fame
3 - Panique à Bord
4 - Chance
5 - La Petite Sirène

Note : Tournée et sortie du DVD obligent, Le Cabaret des Hommes Perdus gagne la première place, suivi de Fame dont les auditions pour la création prochaine font beaucoup parler. Bravo au compositeur Patrick Laviosa qui se retrouve dans le top avec deux de ses spectacles (Cabaret et Panique).

Top 5 "Internet is for porn" : ***Attention, ne pas lire si vous avez moins de 18 ans, pffff, quoique***
mimi mathy
yvonne la salope
blog avant bras dans le cul
blog cul concombre
blog videos ma femme est une salope elle me ramene ses copines

Note : Euh, Mimie Mathy arrive en tête dans cette catégorie (je vous ai épargné les différentes variantes : seins de mimi mathy, photo de mimi mathy a poil, mimi mathy sein nue). C'est normal ? En même temps, c'est un ange, elle fait des miracles.
Quant à "yvonne la salope", j'espère bien qu'on parle de Yvonne Lefort, la salope garce qui m'a volé mon élastique quand j'étais en CE 1, et pas de moi-même !

Note à moi-même : arrêter d'utiliser le mot "salope" à tout bout de champ.

Top 5 "Je suis une idiote (et je ne sais pas vraiment utiliser un moteur de recherche)" :
clip d'un garcon qui fait en en oui oui
la tecktonik c'est pour les imbécile ou pas
il venait d'avoir 18 ans les écureils qui puent
quand on est célibataire on pas pa de problème de couple
que fait un enfant que ne fait pas un adulte

Note : Hmmm, bonnes questions.

Top 5 : "Je suis désespéré(e)" :
acheter des kettle chips à paris
brocolis vapeur
comment etre beau garçon
jouer a dora en vrai comme a la tele
magalie vae + bide

Note : Moi aussi je suis désespérée depuis qu'on ne trouve plus des Kettle Chips au Monoprix.

Enfin, mon préféré (hors catégorie) :
thibault durand rêve d'un soir

Ben euh, en fait, celui là, je crois que c'est moi qui l'ai tapé.

// vendredi 07 décembre 2007

Sex !

C'est vrai, je suis censée ne vous parler que de théâtre musical. Alors comment pourrais-je introduire la toute nouvelle bande annonce de la version film de Sex & The City ?
En vous disant que Sarah Jessica Parker a fait ses débuts à Broadway dans Annie (elle jouait une des orphelines et doublait le rôle titre) ?
Que Jennifer Hudson (Dreamgirls) va jouer son assistante et qu'on meurt d'envie de voir la Hudson post-Dreamgirls ?
Que Steve (l'ami de Miranda) a récemment fait la joie des spectateurs de Broadway en jouant nu nu nu sur scène dans Take Me Out ? (Je l'ai toujours trouvé attachant, pas vous ?)

Ou tout simplement en vous disant : ""je fais ce que je veux sur ce blog" ?

Voici donc une première bande annonce en attendant le film prévu pour une sortie US en mai 2008.

// mercredi 05 décembre 2007

Moments de gratitude

Alors, certes, j'ai parlé un peu plus bas de ces moments de solitude où on a l'impression d'être seul(e) au monde avec sa passion de la comédie musicale.
A l'inverse, vous remarquerez depuis ces dernières années, le succès phénoménal des séries américaines. Qui n'en regarde pas ?
Pas un dîner en ville où on ne parle de la problématique de Heroes ("Mais si on retourne dans l'espace temps plusieurs fois, on pourrait faire une méga soirée avec que des versions de soi-même ?" "Oui, mais ce serait chiant."), du générique de Dexter ("Depuis que je regarde Dexter, je n'oublie jamais de me passer du fil dentaire" "Pas aujourd'hui visiblement, tu as de la salade coincée, là.") ou des exploits de Jack Bauer dans 24 ("Mais il mange et il fait pipi juste pendant les pauses publicitaires ?" "Ah, je ne sais pas, j'ai arrêté à la saison 3.").

Et bien curieusement, ce sont dans ces exemples de culture "populaire" que notre goût si spécifique de la comédie musicale peut parfois s'épanouir. Certes, ces séries sont écrites par des scénaristes américains pour qui la comédie musicale fait justement partie de la culture populaire. Mais pour une fois, personne ne songera à se plaindre de ce type d'impérialisme.

Exemples :
N'éprouvez-vous pas un étrange jouissance intérieure quand vous vous rendez compte que vous reconnaissez parfaitement de quelles comédies musicales de Stephen Sondheim sont extraites les chansons qui donnent leur titre aux épisodes de Desperate Housewives ?

Ne vous dites-vous pas "Yeees !" (voire "Mazel Tov !") quand Bree et Lynette font des références au Violon sur le Toit plusieurs fois dans la même saison ?

Ne ressentez-vous pas une certaine supériorité quand les personnages de Sex & The City glissent (glissaient) ici et là des références à Broadway qui sont quasiment des private jokes ("I love Betty Buckley, she is sooooo intense !") ("Oh, you're still in Miss Saigon ?") et que vous comprenez tout de suite... et que votre copine à côté vous demande "Mais pourquoi c'est drôle ?" ?

Ne jubilez-vous pas quand le neveu d'Ugly Betty chante "Good Morning Baltimore" dans le métro (qui n'a pas rêvé de faire ça ?) ou que son père parle de Chita Rivera sans que personne ne lui dise "Cheetah ? de Tarzan ?".

Bon, ok, on n'a pas encore entendu Scoffield et Lincoln de Prison Break avoir une conversation sur Cats ou La Cage aux Folles ("Mais puisque je te dis que La Cage a gagné le Tony au détriment de Sunday In The Park !" "Tais-toi et creuse.") mais avec la grève des scénaristes à Hollywood, ça ne saurait tarder.

Bref, c'est dans ces moments là qu'on a la certitude, au cas où on avait le moindre doute, que nos goûts parfois un peu différents, sont finalement une précieuse richesse.

// lundi 03 décembre 2007

Le vide-grenier de Clara Morgane

N'allez pas croire toutes les méchancetés que vous allez entendre sur La Petite Sirène au Théâtre de Paris, car un spectacle dans lequel quatre danseurs éphèbes sont torse nu du début à la fin ne peut pas être foncièrement mauvais.

Tout d'abord, en guise de numéro d'ouverture, ces danseurs en question incarnent des poissons. Moi qui suis fan de poisson cru, je crois que je vais passer directement au poisson vivant tant la chair a l'air appétissante. Mais attendez. Depuis quand les poissons portent-il des pantalons ?

Ces danseurs deviennent ensuite des mousses et se mettent à quatre pattes pour briquer le ponton. J'ai tout de suite pensé à Gabriel et Eric, mes amis gays qui passent leur temps à se plaindre de leur femme de ménage philippine. Je devrais peut-être les mettre en contact avec la troupe. Quant à moi, hors de question que je les engage. Ces garçons ont l'air plus préoccupés à danser la samba et à discuter des dernières promos au BHV Homme que de pousser les meubles pour voir s'il y a de la poussière derrière.

Mais venons-en à la petite sirène. Notre héroïne à queue s'ennuie dans le royaume de la mer. C'est vrai que la vie de sirène doit être bien morne. Quoi de plus mortel que de passer sa journée à onduler du cul pour se déplacer et de fréquenter des thons ?
Mais pour devenir humaine et aller à la surface, elle devra se faire couper la langue en échange d'une paire de jambes. Chic alors ! Ca veut dire qu'elle ne chantera plus ? Et est-ce que la méchante sorcière lui offre un tube de Veet en cadeau bonus ? Et une tisane "jambes lourdes" ?

Good for her, bad for us, la jeune femme retrouvera sa langue et gagnera au passage un look "employée du mois chez Marc Dorcel Vidéo". C'est vrai quoi... Où a-t-elle trouvé ces cuissardes argentées ? Au vide-grenier de Clara Morgane ? En même temps, quitte à avoir des jambes, autant porter des cuissardes, vous diront les cul-de-jatte. Morale de l'histoire : les humaines sont toutes des salopes !

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