// jeudi 10 avril 2008

Pourvu qu'elles soient douces

Mais kicékiké en couverture du supplément Sortir de Télérama cette semaine ?
Dan Menasche ! (Danichou)
Et même si on ne se lasse pas de voir son joli minois, c'est une agréable surprise de le voir de dos, dans sa fameuse scène travoltienne (a priori "John Travolta" et non pas - Dieu nous en préserve - "Didier Travolta") dont je parlais quelques jours plus tôt.
Mais oui, madame, dans Télérama, on peut aussi regarder les images.

// mercredi 09 avril 2008

Cookie


Il fut un temps où mon héroïne préférée de théâtre musical était Kim de Miss Saigon.
Comme elle, le sang qui coule dans mes veines trouve son origine dans les villages du sud du Vietnam (bien que je sois née moi-même en banlieue parisienne).
Comme elle, je porte la robe vietnamienne à merveille.
Comme elle, je me sentais capable d'un amour absolu, unique, passionné, romantique.
La seule petite différence est que Kim est une prostituée au grand coeur. Et que mes amis proches me disent souvent que je n'ai pas de coeur.
Qu'en savent-ils ? De toute façon, ça n'a plus d'importance aujourd'hui.

Ma nouvelle héroïne préférée de théâtre musical est Cookie (anciennement Mabel) dans Fame, interprétée à Paris par la charmante Charlotte Filou.
Ce choix peut vous paraître étrange. Ceux qui me connaissent et qui ont vu Fame m'imagineront peut-être enflammée comme Carmen (impossible ! je ne peux pas m'identifier à sa vulgarité) ou amoureuse tourmentée comme Serena (impossible ! je repère les gays à des kilomètres, contrairement à elle).

Non, vraiment, mon choix se porte sur Cookie.
Une jeune fille qui déclare "je dis merde aux calories", cite Peggy la cochonne et est capable de reconnaître le parfum d'un biscuit à plusieurs mètres est forcément une fille bien.

// lundi 07 avril 2008

Faire mieux

J'ai retenu que le credo de Fame était "faire mieux" ("Hard Work" en anglais).
Certaines personnes se sont permises un jour de me qualifier de "maîtresse d'école sévère".
Et bien voilà ce que ça donne quand je joue à Mrs Sherman.

* Dan Menasche se déhanchant sur "Saturday Night Fever", dos au public :
- longueur de la scène : on peut faire mieux. Ce moment est trop court.
- pantalon moulant : on peut difficilement faire mieux, ou alors, ce serait douloureux pour Danichou.
- galbé des fesses : on ne peut pas faire mieux.

* Dan Menasche chantant une chanson sur ses érections :
On peut faire mieux. Dans une école telle que la High School of Performing Arts, normalement, on joint l'action à la parole.

* Le scène dans les vestiaires :
On peut définitivement faire mieux. A quoi ça sert de se protéger d'une serviette, si, de tout façon, on porte déjà un slip en dessous ? En général, quand on met une serviette autour de sa taille, c'est qu'on est nu en dessous. Non ?

* "1 % d'inspiration, 99 % de transpiration" :
C'est ce que dit la prof de danse (une autre façon de formuler la devise de Debbie Allen, la prof dans la série : "Vous avez un but ? Vous voulez la gloire ? Eh bien ça se paie. Et ça se paie chez moi en une seule monnaie : de la sueur").
Moi, je dis : on peut faire mieux. Ca ne transpire pas assez. A quel pourcentage êtes-vous ? Où sont les torses luisants ? Les abdos qui brillent sous la sueur ? Les corps humides et moites des danseurs ? Hmmm. Pardon. Je m'égare. Pour me calmer, je vous ai joint le schéma ci-dessus d'une coupe de la peau au niveau d'une glande sudoripare responsable de la transpiration.

* Sylvain Rigault, danseur :
Là, je cherche, mais vraiment, je crois qu'on ne peut pas faire mieux. Tu as eu ton diplôme ? Appelle-moi.

// samedi 05 avril 2008

Remember her name ?

Que signifie le fait d'être invitée à la soirée de gala de Fame, le soir même à 18.45 ?
Que vous n'êtes pas au sommet de la liste de l'amie qui vous invite ?
Que tout le monde s'est désisté avant ?
Que plutôt que de s'enfermer dans un théâtre surchauffé, les guests potentiels ont préféré profiter des terrasses parisiennes pour le premier vrai jour de printemps de l'année ?
Parfois, il vaut mieux ne pas savoir. Le fait est que j'ai quand même accepté.
Personne ne m'avait encore invitée à voir le spectacle et je mourrais d'envie de voir Dan Menasche.

Comme beaucoup de personnes de mon âge, j'ai grandi avec Fame, et je me faisais une joie de retrouver l'esprit de cette série culte des années 80. Et bien, le plongeon dans le passé était plus intense que je ne le pensais. En effet, des visages parmi les invités nous semblaient vaguement familiers et nous voilà parties, ma copine Sandrine et moi, dans des interrogations existentielles :
"C'est qui elle ?"
"T'es sûre que c'est une femme déjà ?"
"Oui, c'est une actrice."
"Ou une présentatrice ?"
"Elle était pas dans l'Académie des Neuf ?"
"Ou les Jeux de 20 heures ?"
La simple vision d'un visage lifté nous entraînait déjà down Memory Lane et Sandrine s'est mise à chanter le générique de l'Académie des Neuf en attendant le début du spectacle.
"Ting ting tititititing tititititititing tititititititing titititititititing !"
L'Académie des Neuf, les Jeux de 20 heures, Fame. Toute ma jeunesse a défilé en quelques minutes.

Je ne vous parlerai pas du spectacle dans ce billet. J'ai besoin de me remettre de la vision de Dan parlant de ses érections (il en parle sur scène, bien sûr, pas en privé, du moins pas à moi).
C'est pour la même raison que je n'ai pas cherché à m'incruster au cocktail donné au bar du premier étage après le spectacle. Trop troublée. Et essayant désespérément de me souvenir du nom de cette actrice.

Happy birthday, bitch !

Aujourd'hui, l'actrice américaine Bette Davis aurait eu cent ans.

Pour célébrer cet évènement, vous pouvez :
- pousser votre soeur dans l'escalier
- aller voir le justement nommé La Garce, qui vient de ressortir en salles
- vous maquiller en blanc
- aller vous recueillir devant l'hôpital américain de Neuilly, où elle est morte en 89 (mais Neuilly, franchement, ça craint).

Pour ma part, je voulais juste me contenter de la citer.
Une de mes phrases préférées est "Tout le monde a un coeur. A part certaines personnes."
Mais comme nous sommes sur un blog lié au théâtre musical, je vais plutôt citer celle-là : "La seule raison pour laquelle les comédiens jouent à Broadway, c'est parce qu'il n'arrivent pas à décrocher des rôles dans des films."

// jeudi 03 avril 2008

Thank you Life !

cotillard piaf

Rétrospectivement, je suis vraiment contente que Marion Cotillard ait gagné l'Oscar de la meilleure actrice à Hollywood pour son incarnation de Piaf.
D'une certaine manière, Cotillard, à travers Piaf, représente la France, non ? Ou du moins une certaine image qu'on en a : celle d'une femme limite désagréable mais qui porte la petite robe noire à merveille et qui parle et qui chante en roulant de "r".
A quand un biopic sur Mireille Matthieu, interprétée par Sabine Azema par exemple ?

Personnellement, j'ai particulièrement apprécié le discours de remerciements de Marion.
Non, je ne me moque pas.
C'est vrai que "Thank you, Love ! Thank you, Life !", il fallait y penser.
Et c'est toujours mieux que son "Wow, wow, wow !" lorsqu'elle a gagné le BAFTA.

Maintenant, j'attends avec impatience l'adaptation cinématographique de Nine par Rob Marshall.
D'une part parce que cette comédie musicale est une de mes préférées, et d'autre part, parce que j'avais beaucoup aimé la manière dont Marshall avait traité Chicago.
Enfin, j'aimerais bien savoir comment Marshall va utiliser Cotillard, dans le rôle de Luisa del Forno.
Le rôle de Piaf ne risque-t-il pas de trop lui coller à la peau ?
Marshall sait-il que les parties chantées de La Môme étaient des enregistrements originaux de Piaf ?
Va-t-il demander à Marion de chanter en roulant des "r" avec un horrible accent français ?
"Maille eussebande méksss mouviz..." "Biii aune yourrrrrr aunnnne !"

Et surtout :
Marshall va-t-il lui demander de conserver cette horrible coiffure ?

Bref, j'ai trop hâte.

Pour finir, je vous aurais bien intégré la vidéo des Oscars directement dans ce billet, mais la fonction a été désactivée. Est-ce un complot ?

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