Une fois par an, lorsque les beaux jours pointent Ă  nouveau leur nez, je fais le point sur ma collection de chaussures.
Dans ces moments-là, je ne peux m'empêcher de penser à Imelda Marcos, la célèbre femme du dictateur philippin Ferdinand Marcos qui a régné sur l'archipel de 1966 à 1985.
Non, je ne me compare pas une dictatrice (bien que mes amis me trouvent parfois un peu trop autoritaire, mais bon, moi j'aime quand les choses se déroulent comme je le souhaite, compris ?), je pensais juste à la célèbre collection de chaussures d'Imelda, une collection si fournie et légendaire qu'aujourd'hui on en parle encore.
Et je me dis que j'en suis encore bien loin.

Alors que je cherchais à connaître le nombre précis de paires que possédait Imelda, je suis tombée sur quelques informations concernant Here Lies Love, un musical de David Byrne (Talking Heads) et Fatboy Slim relatant sa vie. Certes, un sujet aussi délicat peut donner le meilleur comme le pire. Mais franchement, un musical qui commence sur un air de disco au Studio 54 (qu'Imelda aimait fréquenter) ne peut pas être foncièrement mauvais.

Créé en 2006 à Adelaide en Australie, joué en 2007 au Carnegie Hall de New York (avec Joan Almedilla, une ex Kim de Miss Saigon), Here Lies Love ne demande plus qu'à continuer son chemin.
Maintenant, imaginons qu'une nouvelle production de Here Lies Love voie le jour. A Broadway par exemple. Ou au Théâtre du Châtelet.
Faisons le calcul.
Je suis asiatique (et pour le grand public, vietnamienne ou philippine, c'est pareil).
J'aime le disco.
J'aime les chaussures.
Ne serais-je pas l'interprète idéale ?

Hmmm.
En mĂŞme temps, je ne suis pas assez ronde.
Bah, offrez le rĂ´le Ă  Lea Salonga.