Pour ceux qui ne sont pas au courant, j'adore les bougies parfumées. Notamment les Diptyque.
Celles-ci sont tellement chĂšres que mes amis ne me les offrent que lorsque je fĂȘte un anniversaire rond.
Et comme ce sont des amis, ils font semblant de ne pas remarquer que ça fait plusieurs annĂ©es que je fĂȘte mes vingt ans.

Il y a quelques annĂ©es, on devait se contenter de banales bougies au jasmin ou à la vanille.
Aujourd'hui, les concepteurs rivalisent d'originalitĂ© et d'inventivitĂ© : "Fleur de guimauve", "SoirĂ©e au coin du feu", "Sieste sous les tilleuls", "Souvenirs de ma grand-mĂšre", "Nutella à respirer, garanti zĂ©ro calorie", "Herbe mouillĂ©e aprĂšs une pluie d'Ă©tĂ© dans la campagne ardĂ©choise"...
Bref, on trouve les senteurs les plus inouïes.

Cependant, personne n'a encore lancé la bougie "Théùtre".
Non, je ne parle pas d'une bougie "Vestiaire masculin du Roi Lion" bien qu'une telle création ferait un carton dans la collection Senteurs du Monde, chez Nature et Découvertes, ainsi que dans les boutiques branchées du Marais.
Je parle de cette sensation olfactive unique qui naĂźt quand le rideau se lĂšve.
Vous ĂȘtes assis à l'orchestre (si vous avez de la chance, ou que vous ĂȘtes pistonnĂ©) et lentement, le dĂ©cor se dĂ©voile.
Puis, quelques secondes plus tard, le parfum du plateau vient titiller vos narines.
Bois, peinture, poudre, maquillage et poussiÚre se mélangent pour former une senteur discrÚte et néanmoins évocatrice.
Parfois, au théùtre, le voyage commence avant mĂȘme que l'action ne commence.