Ce soir a eu lieu la traditionnelle fĂȘte des voisins que nous cĂ©lĂ©brons dans mon immeuble avec un enthousiasme non dissimulĂ©.
Pour ma part, j'aime beaucoup ces petites sauteries qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec les gens qui vivent à quelques mĂštres de nous. C'est vrai quoi, s'il n'y avait pas cette fĂȘte, on vivrait comme dans une chanson de Starmania. Ca craint.

La fĂȘte des voisins, c'est donc l'occasion de :

- Faire des civilitĂ©s avec des voisins dont on partage, parfois de façon troublante, l'intimitĂ©. Quand on voit son voisin d'en face sortir à poil de sa douche tous les matins à 8 h 17, c'est sympa de lui dire bonjour au moins une fois l'an.

- Découvrir les cuisines du monde sans sortir de son immeuble : le couscous de Mme Benhamou, les croquetas de Mme Garcia, la salade de soja de Mme Wu...
Et gratos en plus.

- Vérifier que Mlle Leproux est encore en vie. ("Regardez, elle a bougé, elle s'est resservie de la quiche !")

- Rencontrer les nouveaux voisins mignons ("Hellooooo, le 4e droite !").

- Et, parfois, avoir de passionnantes conversations sur le théùtre musical.

Extrait :
"Mlle Nguyen, vous avez acheté un hélicoptÚre ?"
"C'est quoi cette question à deux balles, connasse, ça te pose un problĂšme si j'Ă©coute en boucle l'ouverture de Miss Saigon ? Tu veux qu'on parle de ta mioche qui chiale toutes les nuits ?"

Mon dieu, faites que ça ne se finisse pas en rÚglement de comptes dans une émission de Julien Courbet.
Je crois que je préfÚre voir Fame dix fois plutÎt que de passer chez Julien Courbet.