// jeudi 15 mai 2008

Pathologie

On peut dire, sans s'embarquer dans des considérations trop philosophiquement compliquées, que l'art en général, et la comédie musicale en particulier, sont une certaine façon de voir la vie, n'est-ce-pas ?
Dans la comĂ©die musicale, les chansons et la danse amĂšnent leur part de magie à des situations qui dans la vie quotidienne seraient purement banales.

Peut-on dire que les amateurs de comédie musicale voient la vie sous un prisme différent ?

Tout à l'heure, j'Ă©tais assise dans le bus face à une jeune femme atteinte de troubles du comportement. Elle parlait seule et s'Ă©nervait contre une personne imaginaire ("Ta gueule ! Tu vas me lĂącher maintenant ! Casse-toi ! Combien de fois je vais te le rĂ©pĂ©ter ! DĂ©gage, ordure !").
Le spectacle Ă©tait suffisamment fascinant pour que je retire les Ă©couteurs de mon iPod et me consacre à l'observation de cette jeune femme.

PassĂ©e la premiĂšre inquiĂ©tude (est-elle possĂ©dĂ©e par le dĂ©mon et le cas Ă©chĂ©ant y-a-t-il un exorciste dans le bus ? ou est-elle en train de vivre une rupture difficile et dans ce cas, bienvenue au club, chĂ©rie ?), je n'ai pu m'empĂȘcher mon esprit de vagabonder et d'imaginer cette femme en proie à une schizophrĂ©nie du type Jekyll & Hyde.
Je me suis mise alors à entendre dans ma tĂȘte cette horripilante chanson, "This Is The Moment" de Jekyll & Hyde (pourtant trĂšs prisĂ©e des jeunes artistes de théùtre musical sur leur pages Myspace).
A tout moment, je m'attendais à ce que cette jeune femme s'amuse avec une lampe de poche pour donner des Ă©clairages diffĂ©rents à son visage (afin de symboliser les deux facettes de sa personnalitĂ©, vous l'aurez compris).

A bout de quelques minutes, je me suis demandée laquelle de nous deux avait la pathologie la plus grave.

// samedi 10 mai 2008

Je suis triste et je m'ennuie



- Qu'est-ce que tu as ?
- Je suis triste et je m'ennuie. (...) Et tu sais, à quoi je pense ?
- Oui, à l'homme de ta vie.
- Comment as-tu deviné ?
- Mais mon petit chou, c'est simple. Tu as toujours cet air-là lorsque tu penses à l'homme de ta vie...

Voilà ce qui arrive quand on se retrouve seule à Paris durant un grand pont.
On a beau avoir 52 amis sur Facebook (dĂ©jà, c'est pas terrible), on se retrouve à faire des poupouyous à son chat en se demandant ce qu'on va bien pouvoir faire pour tromper sa solitude
Il fait beau, alors on écoute des chansons joyeuses, du jazz qui swingue, des airs qui donnent envie de danser.
Sur son iPod, on joue sa liste de lecture "Songs for a sunny day".
On se retient d'écouter "Il pleut sur Nantes" ou "Téléphone-moi" ou sa liste de lecture "Déprim' music".
On joue la B.O. des Demoiselles de Rochefort parce qu'on garde en tĂȘte le souvenir de ces images pimpantes et colorĂ©es du film de Jacques Demy, de cette kermesse baignĂ©e par le soleil, de ces rues lumineuses oĂč les passants dansent plutĂŽt qu'ils ne marchent.

Et puis, à bien Ă©couter, on se souvient qu'en dĂ©pit d'un dĂ©nouement a priori heureux, le film est baignĂ© de mĂ©lancolie, de regrets des histoires passĂ©es ou ratĂ©es, d'incertitude et d'apprĂ©hension quant au futur.
On repense à cette pĂ©riode de son adolescence (il n'y a pas si longtemps que ça) durant laquelle on a Ă©coutĂ© le CD mille fois.
Les annĂ©es ont passĂ©, les supports ont changĂ©, l'Ipod a remplacĂ© le CD, mais certaines choses restent immuables : on a toujours cet air-là quand on pense à l'homme de sa vie.

Notes additionnelles :

- Oui, dans mon billet précédent, j'ai parlé de mon futur mari. Mais, bon, j'ai un peu extrapolé. C'est un futur mari potentiel et idéal. Et il n'est pas encore au courant.

- Pour ceux qui s'inquiÚteraient éventuellement de ma santé mentale, je les rassure. Je suis un peu mélancolique, pas suicidaire, ni dépressive. Si c'était le cas, j'écouterais Les Demoiselles de Rochefort, version Palais des CongrÚs 2003.

// lundi 05 mai 2008

De l'autre cÎté du périph'

Le 16 mai va commencer le festival de théùtre musical la grande exposition musicale DIVA avec ses festivitĂ©s tout à fait rĂ©jouissantes.
Et pour ma part, j'ai prévu d'y aller car...
Je veux admirer les fesses d'Alexandre Bonstein dans Le cabaret des hommes perdus.
Je veux admirer les fesses de David Macquart dans Le cabaret des hommes perdus.
Je veux admirer le sourire coquin de Vincent Heden dans Panique à bord.
Je veux admirer le crĂąne de Jacques Verzier dans Souingue ! Souingue ! (j'ai toujours eu un faible pour les chauves depuis que j'ai vu Yul Brynner dans Le roi et moi et Albert Finney dans Annie).
Je veux entendre Isabelle Ferron aboyer comme une dans Chienne.

Mon seul problÚme est qu'il va falloir sérieusement que je prenne sur moi pour franchir la barriÚre psychologique et physique du périphérique.
Car DIVA se dĂ©roulera au Théùtre de l'EpĂ©e de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes (à Vincennes donc, mĂȘme si l'adresse postale se trouve à Paris).
En mĂȘme temps, un sourire de Vincent vaut bien que l'on aille jusqu'au bout de la ligne 1.
Mes parents sont bien venus du Vietnam jusqu'en France dans l'espoir d'une vie meilleure...
Les situations sont à peu prĂšs comparables.
Et ils y ont survécu.


Et puisqu'on en est aux "life-changing decisions", je vous annonce que je serai moi-mĂȘme sur scĂšne le 6 juin dans le cadre de DIVA, dans La vie est une comĂ©die musicale.
Et j'en profiterai pour vous présenter mon futur mari.
Oh, la pression ! Je stresse dĂ©jà !

// samedi 03 mai 2008

Shoes


Une fois par an, lorsque les beaux jours pointent à nouveau leur nez, je fais le point sur ma collection de chaussures.
Dans ces moments-là, je ne peux m'empĂȘcher de penser à Imelda Marcos, la cĂ©lĂšbre femme du dictateur philippin Ferdinand Marcos qui a rĂ©gnĂ© sur l'archipel de 1966 à 1985.
Non, je ne me compare pas une dictatrice (bien que mes amis me trouvent parfois un peu trop autoritaire, mais bon, moi j'aime quand les choses se dĂ©roulent comme je le souhaite, compris ?), je pensais juste à la cĂ©lĂšbre collection de chaussures d'Imelda, une collection si fournie et lĂ©gendaire qu'aujourd'hui on en parle encore.
Et je me dis que j'en suis encore bien loin.

Alors que je cherchais à connaĂźtre le nombre prĂ©cis de paires que possĂ©dait Imelda, je suis tombĂ©e sur quelques informations concernant Here Lies Love, un musical de David Byrne (Talking Heads) et Fatboy Slim relatant sa vie. Certes, un sujet aussi dĂ©licat peut donner le meilleur comme le pire. Mais franchement, un musical qui commence sur un air de disco au Studio 54 (qu'Imelda aimait frĂ©quenter) ne peut pas ĂȘtre fonciĂšrement mauvais.

Créé en 2006 à Adelaide en Australie, jouĂ© en 2007 au Carnegie Hall de New York (avec Joan Almedilla, une ex Kim de Miss Saigon), Here Lies Love ne demande plus qu'à continuer son chemin.
Maintenant, imaginons qu'une nouvelle production de Here Lies Love voie le jour. A Broadway par exemple. Ou au Théùtre du Chùtelet.
Faisons le calcul.
Je suis asiatique (et pour le grand public, vietnamienne ou philippine, c'est pareil).
J'aime le disco.
J'aime les chaussures.
Ne serais-je pas l'interprÚte idéale ?

Hmmm.
En mĂȘme temps, je ne suis pas assez ronde.
Bah, offrez le rĂŽle à Lea Salonga.

// jeudi 01 mai 2008

Relaxation


Damned ! Javier Bardem s'est retiré de la version cinématographique de Nine car il serait trop fatigué !
Javier, as-tu dĂ©jà entendu parler du massage vietnamien ? Dynamisant et relaxant à la fois ? Je suis une mĂ©ga experte.

Qui va remplacer notre bel Espagnol ? Des suggestions ?

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