// dimanche 29 juin 2008

LÃ -bas



Après le festival DIVA, celui des Musicals.
Après Vincennes, le 20e arrondissement.
Autant vous dire que mon amour du théâtre musical est sérieusement mis à mal par les distances faramineuses entre mon domicile et ces lieux de plaisir.
En même temps, ça a un côté un peu romanesque.
Quand je m'apprête à quitter mon appartement, j'ai l'impression d'être Holly Hunter dans La leçon de piano, quittant son Ecosse pour la Nouvelle Zélande. Sauf que mon iPod est un chouille plus léger que son piano.

Est-ce que les prochains festivals de théâtre musical pourraient avoir lieu dans des zones plus centrales ?
Est-ce qu'on pourrait envisager pour les éditions 2009 une adaptation française de Naked Boys Singing avec Fabian Richard, Cyril Romoli, Laurent Bàn, Dan Menasche et Kevin Duriez ?
Est-ce qu'on pourrait jouer ça dans mon salon ?

// vendredi 27 juin 2008

Chips

Hier a eu lieu aux Folies Bergère la présentation de la prochaine saison des théâtre privés. Et si le niveau du cocktail est un indicateur économique, je vous l'affirme tout de go : c'est la crise ! Mais où sont donc passées les mignardises et autres délicatesses des précédentes éditions ? Comment ne pas éclater en sanglots à la vue des chips et des noisettes qui s'étalent désormais effrontément sur les comptoirs des bars ?

Heureusement, personne n'était là pour ça. Non, non, non. La presse et la profession étaient là pour avoir un avant-goût de la prochaine saison théâtrale. Pour ma part, j'attends avec impatience la nouvelle production de Equus (au Théâtre Marigny, à partir du 18 septembre) puisque le rôle du jeune homme requiert de la nudité. A Londres, c'est Daniel Radcliffe qui a laissé tombé sa robe uniforme (et informe) de Poudlard pour se montrer dans toute sa splendeur. A Paris, je suppose que c'est Julien Alluguette (si j'en crois la distribution) qui s'y collera. Pas mal du tout. A voir si lui aussi sait jeter des sorts.

Evidemment, j'attends également Grease avec impatience (au Comédia, à partir du 8 octobre) et je me demande bien qui va nous montrer ses fesses. Ben oui, la chanson "Mooning", vous croyez que ça parle de quoi ? Du truc sur lequel a marché Neil Armstrong ? Il est temps de réviser ses classiques !

// jeudi 19 juin 2008

Cyd


La grande Cyd Charisse s'est éteinte lundi dernier à l'âge de 86 ans.
Certains ne résumeront sa carrière qu'à ses jambes, interminables et légendaires. Mais les cinéphiles, et en particulier les amoureux de la comédie musicale, savent qu'elle est bien plus que ça.
Pour beaucoup d'entre nous, Cyd Charisse est notre première incursion dans le monde du glamour, notre première porte ouverte vers le rêve. Il aura suffi d'une scène, d'une attitude, d'un regard, d'un canotier valsant au bout d'un pied pour que Miss Charisse entre dans notre panthéon. Comme quoi il ne faut pas forcément pousser la voix pour devenir une icône de la comédie musicale...

// mardi 17 juin 2008

Paulo


Dimanche a eu lieu la cérémonie des Tony Awards durant laquelle Paulo Szot a été récompensé pour sa prestation dans South Pacific.
Alors, c'est vrai que quand on regarde sa photo, on peut être surprise par ce Magnum Daddy look (je parle de Magnum la série, pas des glaces, quoique...) mais à bien y réfléchir, n'y a-t-il pas quelque chose d'extrêmement séduisant dans ce regard autoritaire, ces mains larges que l'on imagine douces et puissantes à la fois, cette carrure virile...
Hmmm, je m'égare.
La seule petite chose qui me chiffonne, c'est l'éventuelle réaction de mes amies quand je leur dirai :
"Les filles, je vous présente Paulo."
Ca fait pas un peu ridicule, "Paulo" ?
En même temps, il est Brésilien, et personnellement, je peux tout pardonner à un Brésilien.

// vendredi 13 juin 2008

Effusions

J'ai découvert les films de François Truffaut lorsque j'étais adolescente. Je me souviens avoir vu Le dernier métro, enfoncée dans le fauteuil en cuir marron du salon, vêtue de mon pyjama en pilou rose, et mes lunettes géantes sur le nez.
Fascinée, je découvrais cette histoire d'amour impossible dans l'univers du théâtre parisien, de ses coulisses et de ses planches.
Je me souviens d'une scène en particulier (et je m'excuse par avance si les années ont un peu effacé la précision de cette scène dans ma mémoire).
Le rideau tombe après une première et la troupe s'étreint et se félicite de joie. Deneuve, dans la fébrilité générale, en profite pour embrasser Depardieu sur la bouche, profitant de cet instant d'effusions spontanées pour laisser parler ses sentiments longtemps enfouis. Plus tard, elle justifiera son geste avec désinvolture, prétextant que tout le monde fait ça dans le milieu du spectacle.
Dans mon pyjama de pilou rose, je me disais une nouvelle fois, et ce malgré les drames vécus par les protagonistes, que la fiction était définitivement plus excitante que ma petite vie de collégienne modèle.

Quelques années plus tard (la décence et mon Alzheimer grandissant m'empêchent de vous préciser le nombre exact), ma réalité a rejoint cette fiction lorsque l'on m'a proposé d'être la maîtresse de cérémonies de La vie est une comédie musicale (vendredi dernier pour ceux qui suivent) et d'être entourée par une troupe aussi charmante... qu'appétissante.
Vous savez sans doute que les artistes ont une tonne de petites manies et de superstitions pour conjurer le trac et se souhaiter plein de bonnes choses avant de monter sur scène.

Je ne suis pas sûre qu'il y ait une explication rationnelle et scientifique à tout ça, mais étreindre Sinan, embrasser Fabian Richard et palper les fesses de Cyril Romoli en disant "toï toï" (l'équivalent néerlandais (?) de "Merde") ont définitivement conjuré mon trac. Pourquoi croyez-vous que j'aie hurlé comme une démente sur mon entrée ? Car j'étais ivre de bonheur, tout simplement !

Ces brèves secondes de plaisir furtif mais intense m'ont confirmé que toutes ces semaines de sommeil perturbé, de stress, de répétitions et de régime strict pour pouvoir entrer dans mes (nombreuses) robes valaient finalement le coup.
Tant de souffrance pour si peu de plaisir ? And so what ? This is the story of my life !

// mercredi 11 juin 2008

After

Et bien voilà, La vie est une comédie musicale, c'est fait.
Prochains objectifs : sauver les espèces en voie de disparition (comme l'esturgeon européen par exemple) et arrêter de fantasmer sur Fabian Richard.

Quelques jours après la représentation, je tente de faire un point sur cette soirée. Bien que concentrée sur mes interventions, je n'ai pas pour autant oublié d'observer ce qu'il se passait autour de moi.

- Je précise qu'il ne s'agissait pas de MA carte blanche, sinon le cast aurait été bien plus masculin que ça, et bien moins habillé. J'aurais sans doute remplacé un Sondheim par un extrait de Naked Boys Singing.

- Les loges étaient communes. Et mixtes.
Pour mon plus grand plaisir. La promiscuité a parfois du bon.

- Je félicite mes partenaires de scène (féminines) d'avoir choisi de porter du noir. C'est vrai que ça mincit.

- Toutes mes tenues venaient de ma propre garde-robe, sauf le body à paillettes et le boa rouge qui appartiennent à Stéphane Ly-Cuong.
Et ne faites pas semblant d'être surpris.

- Ma mère m'a reproché de ne porter que des robes de style shangaïen et pas de robes traditionnelles vietnamiennes (qui ont des manches longues et se portent avec un large pantalon de satin noir sous la robe).
Mais quand on se tue pendant six mois pour affiner ses jambes au Club Med Gym, autant les montrer, non ?

- J'ai dit que Kamel Ouali devait arrêter de faire des mises en scène, mais réflexion faite, a-t-il jamais commencé ?

- Je remercie une nouvelle fois le public pour son accueil si chaleureux et j'embrasse particulièrement mes deux fidèles lecteurs qui sont venus me parler après le spectacle. Où étaient les autres ?

- Je crois que je suis amoureuse. Mais de qui ?

© 2007 regardencoulisse.com | Propulsé par DotClear | Design Hito
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.