Et bien
le 7, j'étais finalement à
Melting Roots, privilégiant ainsi l'appel de la jungle, son soleil, ses herbes jaunies dansant sous le vent, ses torses couleur ébène perlant de sueur et ses rythmes endiablés. La soirée s'annonçait chaude, métissée et conviviale, et elle le fut.
Avant de commencer mon debrief, je dois dire que j'ai croisé
Jeremy Fontanet à un passage piéton avant d'arriver au concert. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu tout de suite. Forcément, il était habillé.
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Melting Roots. Tout d'abord, je dirais que si l'objectif de la soirée est de montrer que l'on est tous les mêmes quelle que soit notre couleur de peau, et bien l'objectif est atteint. Car à bien écouter les chansons de la plupart des artistes présents, on se dit que jaune (mon cas), black (leur cas) ou blanc (le cas de la majorité de la population de notre pays), on est tous dans la même mouise. L'amour est là : on est heureux. L'amour s'en va : on est triste. Black, blanc, beur, jaune, rouge = égalité devant les râteaux et les dépressions nerveuses.
Il y a quelque chose de rassurant, non ?
En dehors des lyrics, j'ai beaucoup aimé les looks, de façon générale.
Personnellement, les afros et les tresses rastas, j'adore, mais sur les blacks. Sur les blanc(he)s, moins. Il m'est déjà arrivé de piquer une crise de fou rire en voyant mes copines Nono et Nénette rentrer de République Dominicaine avec des tresses rastas et des perles multicolores sur la tête.
Je reconnais cependant avoir eu tort de me moquer. Le week-end suivant leur retour, à la soirée
Créatures que j'ai organisée chez moi, elles ont carrément cartonné dans leur rôle de clones ratés (et siamois) de Bo Derek.
(Bo Derek, la vraie)
Mais je m'égare. A
Melting Roots en tout cas, les tresses et les afros étaient parfaitement bien portées.
J'ai bien aimé les jolies robes de Melina Mariale mais quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les filles portaient des choses assez légères, alors que les garçons étaient engoncés dans des pantalons, chemises et gilets. Déshabillez-moi tout ça vite fait ! Il faut bien trop chaud pour porter des costumes dans la jungle.
J'ai aimé le duo Thibaut Durand - Jua Amir et je vous annonce officiellement que ma nouvelle formule mathématique préférée est 2 + 1 = 3 (et non plus
2 -1 = 1). Pas trop dure à retenir et pleine de possibilités et de promesses.
J'ai bien aimé la tenue de scène d'Orlando qui consistait en un costume en cuir rouge et un chapeau noir.
Simple, me direz-vous. Avec peut-être un petit clin d'oeil à Jeanne Mas pour les couleurs.
Mais l'accessoire qui faisait la différence était une sorte d'étole faite de plumes et de strass, nonchalamment posée sur l'épaule, un peu comme si, contrairement à l'adage, les oiseaux ne se cachaient plus pour mourir mais venaient finir leurs jours sur la Scène Bastille.
Je dirais donc que ce costume est presque une déclaration politique, militante, écologique, engagée, doublée d'une déclaration d'amour à Björk.
(Björk : Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir)
Je propose que pour les prochaines éditions de
Melting Roots il y ait moins de costumes excentriques, non pardon, qu'il y ait moins de costumes tout court.