Jungle fever
Par Yvonne, mercredi 09 juillet 2008 à 08:19 :: > Théàtre musical :: #154 :: rss
Et bien le 7, j'Ă©tais finalement à Melting Roots, privilĂ©giant ainsi l'appel de la jungle, son soleil, ses herbes jaunies dansant sous le vent, ses torses couleur Ă©bĂšne perlant de sueur et ses rythmes endiablĂ©s. La soirĂ©e s'annonçait chaude, mĂ©tissĂ©e et conviviale, et elle le fut.
Avant de commencer mon debrief, je dois dire que j'ai croisĂ© Jeremy Fontanet à un passage piĂ©ton avant d'arriver au concert. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu tout de suite. ForcĂ©ment, il Ă©tait habillĂ©.
Back to Melting Roots. Tout d'abord, je dirais que si l'objectif de la soirĂ©e est de montrer que l'on est tous les mĂȘmes quelle que soit notre couleur de peau, et bien l'objectif est atteint. Car à bien Ă©couter les chansons de la plupart des artistes prĂ©sents, on se dit que jaune (mon cas), black (leur cas) ou blanc (le cas de la majoritĂ© de la population de notre pays), on est tous dans la mĂȘme mouise. L'amour est là : on est heureux. L'amour s'en va : on est triste. Black, blanc, beur, jaune, rouge = Ă©galitĂ© devant les rĂąteaux et les dĂ©pressions nerveuses.
Il y a quelque chose de rassurant, non ?
En dehors des lyrics, j'ai beaucoup aimé les looks, de façon générale.
Personnellement, les afros et les tresses rastas, j'adore, mais sur les blacks. Sur les blanc(he)s, moins. Il m'est dĂ©jà arrivĂ© de piquer une crise de fou rire en voyant mes copines Nono et NĂ©nette rentrer de RĂ©publique Dominicaine avec des tresses rastas et des perles multicolores sur la tĂȘte.
Je reconnais cependant avoir eu tort de me moquer. Le week-end suivant leur retour, à la soirĂ©e CrĂ©atures que j'ai organisĂ©e chez moi, elles ont carrĂ©ment cartonnĂ© dans leur rĂŽle de clones ratĂ©s (et siamois) de Bo Derek.

(Bo Derek, la vraie)
Mais je m'égare. A Melting Roots en tout cas, les tresses et les afros étaient parfaitement bien portées.
J'ai bien aimé les jolies robes de Melina Mariale mais quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les filles portaient des choses assez légÚres, alors que les garçons étaient engoncés dans des pantalons, chemises et gilets. Déshabillez-moi tout ça vite fait ! Il faut bien trop chaud pour porter des costumes dans la jungle.
J'ai aimĂ© le duo Thibaut Durand - Jua Amir et je vous annonce officiellement que ma nouvelle formule mathĂ©matique prĂ©fĂ©rĂ©e est 2 + 1 = 3 (et non plus 2 -1 = 1). Pas trop dure à retenir et pleine de possibilitĂ©s et de promesses.
J'ai bien aimé la tenue de scÚne d'Orlando qui consistait en un costume en cuir rouge et un chapeau noir.
Simple, me direz-vous. Avec peut-ĂȘtre un petit clin d'oeil à Jeanne Mas pour les couleurs.
Mais l'accessoire qui faisait la diffĂ©rence Ă©tait une sorte d'Ă©tole faite de plumes et de strass, nonchalamment posĂ©e sur l'Ă©paule, un peu comme si, contrairement à l'adage, les oiseaux ne se cachaient plus pour mourir mais venaient finir leurs jours sur la ScĂšne Bastille.
Je dirais donc que ce costume est presque une dĂ©claration politique, militante, Ă©cologique, engagĂ©e, doublĂ©e d'une dĂ©claration d'amour à Björk.

(Björk : Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir)
Je propose que pour les prochaines éditions de Melting Roots il y ait moins de costumes excentriques, non pardon, qu'il y ait moins de costumes tout court.
Avant de commencer mon debrief, je dois dire que j'ai croisĂ© Jeremy Fontanet à un passage piĂ©ton avant d'arriver au concert. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu tout de suite. ForcĂ©ment, il Ă©tait habillĂ©.
Back to Melting Roots. Tout d'abord, je dirais que si l'objectif de la soirĂ©e est de montrer que l'on est tous les mĂȘmes quelle que soit notre couleur de peau, et bien l'objectif est atteint. Car à bien Ă©couter les chansons de la plupart des artistes prĂ©sents, on se dit que jaune (mon cas), black (leur cas) ou blanc (le cas de la majoritĂ© de la population de notre pays), on est tous dans la mĂȘme mouise. L'amour est là : on est heureux. L'amour s'en va : on est triste. Black, blanc, beur, jaune, rouge = Ă©galitĂ© devant les rĂąteaux et les dĂ©pressions nerveuses.
Il y a quelque chose de rassurant, non ?
En dehors des lyrics, j'ai beaucoup aimé les looks, de façon générale.
Personnellement, les afros et les tresses rastas, j'adore, mais sur les blacks. Sur les blanc(he)s, moins. Il m'est dĂ©jà arrivĂ© de piquer une crise de fou rire en voyant mes copines Nono et NĂ©nette rentrer de RĂ©publique Dominicaine avec des tresses rastas et des perles multicolores sur la tĂȘte.
Je reconnais cependant avoir eu tort de me moquer. Le week-end suivant leur retour, à la soirĂ©e CrĂ©atures que j'ai organisĂ©e chez moi, elles ont carrĂ©ment cartonnĂ© dans leur rĂŽle de clones ratĂ©s (et siamois) de Bo Derek.

Mais je m'égare. A Melting Roots en tout cas, les tresses et les afros étaient parfaitement bien portées.
J'ai bien aimé les jolies robes de Melina Mariale mais quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les filles portaient des choses assez légÚres, alors que les garçons étaient engoncés dans des pantalons, chemises et gilets. Déshabillez-moi tout ça vite fait ! Il faut bien trop chaud pour porter des costumes dans la jungle.
J'ai aimĂ© le duo Thibaut Durand - Jua Amir et je vous annonce officiellement que ma nouvelle formule mathĂ©matique prĂ©fĂ©rĂ©e est 2 + 1 = 3 (et non plus 2 -1 = 1). Pas trop dure à retenir et pleine de possibilitĂ©s et de promesses.
J'ai bien aimé la tenue de scÚne d'Orlando qui consistait en un costume en cuir rouge et un chapeau noir.
Simple, me direz-vous. Avec peut-ĂȘtre un petit clin d'oeil à Jeanne Mas pour les couleurs.
Mais l'accessoire qui faisait la diffĂ©rence Ă©tait une sorte d'Ă©tole faite de plumes et de strass, nonchalamment posĂ©e sur l'Ă©paule, un peu comme si, contrairement à l'adage, les oiseaux ne se cachaient plus pour mourir mais venaient finir leurs jours sur la ScĂšne Bastille.
Je dirais donc que ce costume est presque une dĂ©claration politique, militante, Ă©cologique, engagĂ©e, doublĂ©e d'une dĂ©claration d'amour à Björk.

Je propose que pour les prochaines éditions de Melting Roots il y ait moins de costumes excentriques, non pardon, qu'il y ait moins de costumes tout court.




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