// vendredi 26 septembre 2008

Sinon, ça va

Oui, oui, j'étais bien à la générale de presse des Aventures de Rabbi Jacob, hier soir au Palais des Congrès.
Ce qu'il y a de bien avec les soirées people, c'est que quand on croise Sophie Davant dans la rue, en arrivant au Palais, on peut lui demander quel temps il fera ce week-end. Et a priori, il va faire beau.



Ce qui m'arrange car je pars.

Le Palais des Congrès est un lieu chargé d'histoire.
J'y ai vu Cindy 2002 et Les Demoiselles de Rochefort : de grands moments de ma vie, liés à deux dépressions nerveuses, mais n'y voyez pas là une relation de cause à effet.
Et surtout, non, je n'essaie pas de faire de comparaison car Rabbi Jacob ne ressemble Ă  rien.
Enfin, je veux dire, à rien qu'on ait déjà vu avant.
A part l'ouverture, peut-être, qui m'a fait penser à mon cours de fitness, le lundi à 18 h. C'est vrai que quand j'entends "bouge ton body" et que je vois quinze personnes faire un v step, ben ça me donne envie d'enfiler ma tenue et de bouger mon body avec eux, quoi.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un v step, c'est ça :



LĂ , c'est un v step complet, avec pieds en v, bras en v. Et sur un step.
Enfin, bref, si vous ne comprenez pas, il y a des cours "basic" le samedi matin.

Généralement, dans ce genre de spectacles, je regarde les danseurs. Mais là, je dois vous avouer que je n'ai pas trop fait attention.
Déjà, parce qu'on les voit tout le temps et qu'au bout d'un moment, on se demande si c'est pas juste des éléments mobiles du décor.
Et d'autre part, parce qu'on ne les voit JAMAIS torse nu (à part un petit téton au début de l'acte 2).
Et franchement, c'est pas cool.
Au moins pour ça, Kamel Ouali, c'est mieux.

Bon, à bien y réfléchir, je dois quand même dire que j'ai remarqué une danseuse blonde (la seule blonde d'ailleurs) et j'aimerais la remercier.
Avec elle chaque intention était parfaitement exprimée, et franchement, j'ai trouvé ça très généreux de sa part de penser au pauvre spectateur assis au dernier rang et de bien lui faire comprendre de quoi parlait l'histoire. Ca m'a carrément replongée en enfance.
Quand je regardais "Mes mains ont la parole".



Quand je dis que Rabbi Jacob ne ressemble à rien qu'on ait déjà vu, j'exagère un peu.
Ceux qui ont vu Le Roi Soleil, mis en scène par Kamel Ouali, se souviennent sans aucun doute du côlon géant duquel sortait la Montespan, telle une matière fécale dansante et chantante.
Oui, je parle bien du côlon, également appelé gros intestin. Avec un accent circonflexe.


Et non pas du colon, habitant des colonies.



Ni du colon, unité monétaire du Costa Rica.



Ceux qui iront voir Cléopâtre, mis en scène par Kamel Ouali, attendent avec impatience le cockring géant, déjà vu dans le clip.
Comme dirait ma copine Thérèse : "Big is beautiful". Nous avons donc droit dans Rabbi Jacob à un dentier géant.
Colon, cockring, bouche, que nous manque-t-il pour que la fête soit complète ?

Il y avait quand même pas mal de moments sympas durant la soirée.
Par exemple, j'ai bien aimé me retrouver à côté d'Isabelle Charles, ex prof de chant de la Star Ac.
Pour tout vous dire, j'avais complètement oublié qui c'était, je trouvais juste qu'elle ressemblait à la grand-mère d'une copine (très rigolote au demeurant).
En tout cas, j'ai beaucoup aimé sa tenue que j'ai subrepticement prise en photo avec mon portable, histoire de m'en inspirer une prochaine fois (love the Chanel Bag ! Real one ?).



(J'adore les talons aiguilles dorés aussi)

A propos de tenue, l'autre truc marrant, c'était de croiser par hasard, à l'entracte, une fille que je vois toujours à la gym, mais surtout dans les vestiaires (on ne doit pas avoir les mêmes horaires). C'est très perturbant de voir habillée une personne qu'on a l'habitude de voir tout le temps toute nue.
Mais là, désolée, je n'ai pas de photos.

VoilĂ ...
A part ça, comme dirait Marianne James dans le spectacle : "Sinon, ça va."

// samedi 20 septembre 2008

Star Ac !

Hier soir a eu lieu la rentrée de la nouvelle saison (8 ? 9 ? 10 ? trop ?) de la Star Academy avec l'inimitable Armande Altaï en directrice de promo.


Oooops, non, pardon, là, c'était Angela Lansbury dans la comédie musicale Dear World, de Jerry Herman, adaptée de La folle de Chaillot. (Un peu d'histoire n'a jamais fait de mal à personne...)
Voici donc la bonne photo.


Hmmmm... Enfin... Vous êtes sûrs ?

// vendredi 19 septembre 2008

I'm a big girl now

Comment ai-je pu louper cette importante news people ?
Notre "plus-size" préférée (comme disent élégamment les Américains pour parler des grosses), Nikki Blonsky, héroïne du film Hairspray, a été arrêtée à l'aéroport de Turk and Caicos (Ok, moi non plus, je ne sais pas où c'est).
Elle aurait agressé Bianca Golden, une candidate de "America's Next Top Model", un jeu de télé réalité où les participantes sont des would-be mannequins.
Et tout ça pour des problèmes de sièges dans le salon d'embarquement... Hey, du calme, les filles... Il y a des choses bien plus graves dans la vie... Genre la faim dans le monde, par exemple.
Alors, je ne sais pas qui a gagné mais quand je vois les deux rivales, je me dis que y'a pas photo...
Si je croise Nikki à l'aéroport de Turk and Caicos, promis, je lui laisse ma place.


Nikki

Bianca


// mercredi 17 septembre 2008

Wandering eye

Ma copine Léa, complètement fan de tout ce qui a trait à la Star Academy (oui, oui, la seule fan en France qui ait plus de 14 ans), a été très jalouse en apprenant que j'ai longuement parlé à un ex-staracademycien (même pas un finaliste pourtant !) lors de la soirée spéciale blogueurs du Roi Lion, le 11 septembre dernier. Elle en était tellement verte qu'elle m'a accusé d'enjoliver la réalité...

Et bien ma chérie, c'est pourtant vrai.
Il y a mĂŞme des documents sur le blog OFFICIEL du Roi Lion pour le prouver ! Si, si.
Et je rappelle que si mon œil est rêveur, ce n'est pas que je me désintéresse de la conversation...
Ni parce que je zieute vers l'assiette de charcuterie.
Comme toutes les femmes, je peux faire deux choses en mĂŞme temps.
D'un côté, j'écoute ce que me dit Jee-L, de l'autre, je m'interroge profondément : "Can I feel the love tonight ?"

// lundi 15 septembre 2008

Eye in the sky

Hier, je crevais d'envie d'aller aux Portes Ouvertes du Roi Lion, histoire de revoir tous les délicieux membres de cette troupe. Mais aller deux fois au même endroit durant la même semaine peut paraître suspect et je n'ai pas envie d'éveiller les soupçons des autorités et me retrouver fichée.
La vie est déjà assez compliquée comme ça.

N'ayant pas été invitée à l'avant-première bouzouki de Mamma Mia ! qui a eu lieu lundi dernier, j'ai donc décidé d'aller voir le film en salles, comme le commun des mortels.
Autant vous dire que j'en ai eu pour mon argent. Enfin, façon de parler puisque j'avais gagné des places via Regard en Coulisse (en jouant sous un faux nom, bien sûr, pas folle la guêpe).

Alors, il paraît que lorsque Meryl Streep a été approchée pour le projet, on lui a dit : "A priori, ça ne va pas vous intéresser mais on aimerait vous proposer de jouer dans Mamma Mia..."
Bon, déjà, je ne trouve pas l'approche très vendeuse, dans l'absolu. La personne qui lui a parlé comme ça devrait suivre un stage de développement personnel et de confiance en soi.
Et puis, m'enfin, comment imaginer que la Streep puisse refuser un tel rĂ´le une seule seconde ?

D'abord, il y a le challenge physique que représente le film.
Les acteurs ADORENT les challenges physiques : prendre des kilos pour jouer dans Hairspray, Dreamgirls ou Raging Bull, porter un faux nez comme Nicole Kidman dans The Hours, marcher courbée comme Marion Cotillard dans La Môme... Tant d'épreuves qui ont fini par se révéler payantes, en termes d'Oscars notamment.

Mamma Mia ! comporte de sacrés défis à relever : toutes ces marches à grimper, ces bergeries à escalader, ces sauts écarts à exécuter, ces perceuses à manier, ces fissures à reboucher, ces toilettes à déboucher, ces volets à fixer... C'est Fort Boyard meets Valérie Damidot.
Big challenge, mĂŞme pour une actrice de cette trempe...


...mais challenge réussi...


...sur tous les plans...

Ensuite, pour une comédienne qui a joué Brecht, Shakespeare et Tchekhov sur scène et qui a tourné avec les plus grands réalisateurs, c'est certainement très jouissif de jouer un rôle dans lequel on a totalement le droit d'en faire trop.
C'est vrai quoi, la subtilité, au bout d'un moment, y'en a ras le bol.

Et puis, ça doit quand même être formidable de pouvoir glisser au détour d'une conversation mondaine : "Je détiens à ce jour le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars. J'en ai d'ailleurs obtenu deux. Je suis considérée comme une des actrices les plus douées de ma génération. Et puis... j'ai... fait... du... 'air guitar'... sur un ponton... en Grèce... avec une centaine de mamas habillées comme Les Vamps..."
Ca en jette.

Evidemment, Streep a son morceau de bravoure. Dans Mamma Mia !,il s'agit de "The Winner Takes It All", que Mireille Mathieu avait également très bien interprété.
Et c'est lĂ  qu'on voit que Streep aime travailler ses rĂ´les en profondeur.
Donna, son personnage, a passé les vingt dernières années sur une île grecque, donc elle est imprégnée de culture méditerranéenne, donc elle parle avec les mains, le corps, les bras, les foulards. Donc, son "Winner Takes It All" est très expressif, c'est quasiment de la langue des signes. On comprend vraiment bien toutes les intentions.
Et en comparaison, Dalida chantant "Gigi l'Amoroso" a quelque chose d'ultra minimaliste.

Une des autres atouts du film est Amanda Seyfried, qui joue sa fille. Quand je la vois, je regrette presque d'ĂŞtre asiatique.
Si j'étais blanche, je pourrais faire de grands yeux ronds comme elle et donner ainsi l'impression d'être une jeune fille innocente et charmante.


Au lieu de ça, je ne peux que plisser les yeux comme Lucy Liu et donner l'impression qu'une langue fourchue va sortir de ma bouche.
Bon... C'est pas mal non plus.


Mais... c'est vrai que ça fait un peu salope.

Speaking of which, mon oeil n'est pas resté indifférent à Dominic Cooper qui joue le petit ami d'Amanda.
En temps normal, je vous dirais illico que je suis CONTRE les scooters des mers pour des raisons écologiques évidentes (nuisances sonores, consommation d'énergie, traumatisme de la faune et de la flore sous-marines).


Mais bon... lĂ ...
(Long silence contemplatif)

En conclusion, n'allez pas croire les mauvaises langues qui vous diront que dans Mamma Mia !, seul le générique est bon et que le film est daté.
Au contraire, pour ma part, le film m'a ouvert plein de perspectives d'avenir.
Je sais par exemple que l'été prochain, je pars en Grèce.
Faire du scooter des mers.

// vendredi 12 septembre 2008

Poulet, foie gras et manioc

C'est avec joie et appréhension que je me suis rendue hier soir à Mogador pour la soirée spéciale "blogueurs".
Joie parce que c'est toujours une joie inouïe quand je vois sur un carton : cocktail dînatoire.
Appréhension parce que j'avais peur de me retrouver avec des geeks-nerds férus d'informatique.
Pour ma part, je n'ai pas le dernier Mac Ă  la mode comme Carrie Bradshaw.
Je n'ai pas de Palm Pilot et j'éprouve toujours un certain plaisir à caresser le vieux cuir de mon Filofax.
Enfin, je n'ai pas un méga iPhone qui me permettrait de changer de statut Facebook même dans le métro (genre : Yvonne est à Montparnasse, Yvonne est à Duroc, Yvonne est à Saint François Xavier...).
En même temps, je ne suis pas obligée de parler aux autres invités.

La soirée commençait donc par une visite de certaines parties du théâtre.
Nous avons eu la chance de voir la cafétéria, moins grande et moins colorée que celle d'Hélène et les garçons, mais nettement plus sexy. C'est ainsi que j'ai découvert que Thibault Durand (un de mes futurs maris, mais il ne le sait pas encore) mangeait du poulet et soudain, dans ma tête jaillirent 40.000 recettes : salade de poulet à la vietnamienne, brochettes de poulet au saté, cuisses de poulet marinées, poulet au curry vert, amok de poulet à la cambodgienne, poulet au barbecue façon Isaan, ailes de poulet au miel et au piment...
Thibault, je peux combler TOUS tes désirs gastronomiques.

Vint ensuite la visite du studio qui sert de salle de répétitions, d'échauffement et de détente.
Pour ma part, j'ai toujours envie de me détendre quand je tombe nez à nez avec une créature noire et musclée et torse nu, s'étirant dans tous les sens (mention spéciale pour la souplesse...) pour nous offrir une vue imprenable sur son postérieur bombé.
Ca aurait été fait exprès que ça n'aurait pas été mieux.
Le bonheur est fait de petits plaisirs simples.

Malheureusement, nous n'avons pas visité la salle de fitness.
Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?
Ne vaut-il pas mieux que les fantasmes restent des fantasmes ?
Ne serais-je pas déçue, par exemple, si je faisais connaissance avec Gael Garcia Bernal et découvrait qu'il porte des chaussettes Simpsons ?
Parfois, il vaut mieux entretenir le mystère.

Néanmoins, il m'a fallu oublier ma (petite) déception avec une coupe de champagne.
Et comme il ne faut jamais boire l'estomac vide, j'ai été obligée de manger du foie gras sous toutes les formes : abricots au foie gras, mille-feuilles de foie gras, foie gras à la confiture de figue, pain d'épices au foie gras...
Mazette ! Il me suffisait de fermer les yeux et j'entendais ma copine Alex me parler de ses vacances Ă  Sarlat.
Pour équilibrer mon repas, j'ai tout de même mangé une tomate cerise, avant de rejoindre la salle, le cœur pétillant et léger.

Résumé du premier acte :
Plus d'un an après ma dernière visite à Mogador, la naissance de l'herbe me fait toujours un effet bœuf.
A tel point que j'ai presque envie de renoncer au saucisson et de devenir végétarienne, voire végétalienne.
Surtout si l'herbe arbore des poitrines musclées et viriles et bien charnues.

A l'entracte, nous avons eu droit à une nouvelle coupe de champagne (enfin, ceux qui le souhaitaient pouvaient boire du Perrier) et à des petits fours sucrés (mais pas assez selon mon collègue qui m'accompagnait).

Résumé du deuxième acte :
L'an dernier, j'avais qualifié les pectoraux de Jeremy Fontanet d'oreiller idéal. Cette année, je devrais les qualifier d'oreillers idéaux, car il y a largement de la place pour deux. Qui partage avec moi ?
Ce qu'il y a de rassurant, c'est que dans notre pays en berne, il y a au moins un domaine - en dehors du chĂ´mage - qui observe une forte croissance.

Après le spectacle, nous avons visité quelques salles backstage.
Celle des costumes m'a particulièrement marquée.
Il y avait par exemple des caisses avec écrit : "Stock strings hommes", "Réserve Slips".
C'est fou comme quelques mots griffonnés au marqueur sur une étiquette adhésive peuvent avoir un fort pouvoir évocateur.

Ensuite, dans la salle maquillage, nous avons appris que la production utilisait des pinceaux à cinq têtes, spécialement créés pour Le Roi Lion et leur permettant de faire de beaux (et rapides) effets de stries.
Spécialement créés ?
Mon œil !
Que Julie Taymor reconnaisse enfin que Kimera l'a inspirée pour toute son esthétique du Roi Lion plutôt que de nous raconter sans cesse les mêmes balivernes sur l'Indonésie et l'Afrique du Sud.


Si je vous dis que c'est une photo extraite du programme, vous y croyez, non ?
Genre : "Kimera : Ladybird et doublure Zazu".

La soirée s'est terminée autour d'un dernier buffet et à la vue de la charcuterie, mes velléités de devenir végétarienne ont fondu comme neige au soleil.
C'est lĂ  que je dois rendre hommage Ă  Jee-L car un homme qui vient passer du temps Ă  discuter avec vous alors qu'il vous a vue vous empiffrer de saucisson Ă  l'ail est un homme classe.
Moi je dis, Jee-L = big respect.

Je suis donc repartie la tĂŞte pleine de rĂŞves, le ventre plein, et le coeur plein de perspectives quant Ă  mon avenir sentimental.
Ce qui fait déjà trois raisons pour passer une bonne nuit.

Alors, ne croyez pas que je sois snob et que je ne vous parle que de soirées inaccessibles au commun des mortels.
Non, pas du tout.
Le Roi Lion organise justement des portes ouvertes ce dimanche de 11 h Ă  17 h.
Vous ne visiterez peut-être pas la cafétéria et vous n'aurez sans doute pas de saucisson à l'ail. Cependant, vous pourrez notamment participer à l'atelier maquillage ("Kimera, s'il vous plaît ! Bon, ok, Nala... Pffff...") et vous pourrez entendre des contes africains racontés par des artistes du spectacle ("Matthieu, raconte-moi l'histoire du petit grain de riz amoureux de la racine de manioc...").

A choisir entre un après-midi exotique à Mogador ou comater devant Drucker, le choix est facile, non ?

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