Poulet, foie gras et manioc
Par Yvonne, vendredi 12 septembre 2008 à 10:40 :: > MondanitĂ©s :: #168 :: rss
C'est avec joie et appréhension que je me suis rendue hier soir à Mogador pour la soirée spéciale "blogueurs".
Joie parce que c'est toujours une joie inouïe quand je vois sur un carton : cocktail dînatoire.
Appréhension parce que j'avais peur de me retrouver avec des geeks-nerds férus d'informatique.
Pour ma part, je n'ai pas le dernier Mac Ă la mode comme Carrie Bradshaw.
Je n'ai pas de Palm Pilot et j'éprouve toujours un certain plaisir à caresser le vieux cuir de mon Filofax.
Enfin, je n'ai pas un méga iPhone qui me permettrait de changer de statut Facebook même dans le métro (genre : Yvonne est à Montparnasse, Yvonne est à Duroc, Yvonne est à Saint François Xavier...).
En même temps, je ne suis pas obligée de parler aux autres invités.
La soirée commençait donc par une visite de certaines parties du théâtre.
Nous avons eu la chance de voir la cafétéria, moins grande et moins colorée que celle d'Hélène et les garçons, mais nettement plus sexy. C'est ainsi que j'ai découvert que Thibault Durand (un de mes futurs maris, mais il ne le sait pas encore) mangeait du poulet et soudain, dans ma tête jaillirent 40.000 recettes : salade de poulet à la vietnamienne, brochettes de poulet au saté, cuisses de poulet marinées, poulet au curry vert, amok de poulet à la cambodgienne, poulet au barbecue façon Isaan, ailes de poulet au miel et au piment...
Thibault, je peux combler TOUS tes désirs gastronomiques.
Vint ensuite la visite du studio qui sert de salle de répétitions, d'échauffement et de détente.
Pour ma part, j'ai toujours envie de me détendre quand je tombe nez à nez avec une créature noire et musclée et torse nu, s'étirant dans tous les sens (mention spéciale pour la souplesse...) pour nous offrir une vue imprenable sur son postérieur bombé.
Ca aurait été fait exprès que ça n'aurait pas été mieux.
Le bonheur est fait de petits plaisirs simples.
Malheureusement, nous n'avons pas visité la salle de fitness.
Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?
Ne vaut-il pas mieux que les fantasmes restent des fantasmes ?
Ne serais-je pas déçue, par exemple, si je faisais connaissance avec Gael Garcia Bernal et découvrait qu'il porte des chaussettes Simpsons ?
Parfois, il vaut mieux entretenir le mystère.
Néanmoins, il m'a fallu oublier ma (petite) déception avec une coupe de champagne.
Et comme il ne faut jamais boire l'estomac vide, j'ai été obligée de manger du foie gras sous toutes les formes : abricots au foie gras, mille-feuilles de foie gras, foie gras à la confiture de figue, pain d'épices au foie gras...
Mazette ! Il me suffisait de fermer les yeux et j'entendais ma copine Alex me parler de ses vacances Ă Sarlat.
Pour équilibrer mon repas, j'ai tout de même mangé une tomate cerise, avant de rejoindre la salle, le cœur pétillant et léger.
Résumé du premier acte :
Plus d'un an après ma dernière visite à Mogador, la naissance de l'herbe me fait toujours un effet bœuf.
A tel point que j'ai presque envie de renoncer au saucisson et de devenir végétarienne, voire végétalienne.
Surtout si l'herbe arbore des poitrines musclées et viriles et bien charnues.

A l'entracte, nous avons eu droit à une nouvelle coupe de champagne (enfin, ceux qui le souhaitaient pouvaient boire du Perrier) et à des petits fours sucrés (mais pas assez selon mon collègue qui m'accompagnait).
Résumé du deuxième acte :
L'an dernier, j'avais qualifié les pectoraux de Jeremy Fontanet d'oreiller idéal. Cette année, je devrais les qualifier d'oreillers idéaux, car il y a largement de la place pour deux. Qui partage avec moi ?
Ce qu'il y a de rassurant, c'est que dans notre pays en berne, il y a au moins un domaine - en dehors du chĂ´mage - qui observe une forte croissance.
Après le spectacle, nous avons visité quelques salles backstage.
Celle des costumes m'a particulièrement marquée.
Il y avait par exemple des caisses avec écrit : "Stock strings hommes", "Réserve Slips".
C'est fou comme quelques mots griffonnés au marqueur sur une étiquette adhésive peuvent avoir un fort pouvoir évocateur.
Ensuite, dans la salle maquillage, nous avons appris que la production utilisait des pinceaux à cinq têtes, spécialement créés pour Le Roi Lion et leur permettant de faire de beaux (et rapides) effets de stries.
Spécialement créés ?
Mon œil !
Que Julie Taymor reconnaisse enfin que Kimera l'a inspirée pour toute son esthétique du Roi Lion plutôt que de nous raconter sans cesse les mêmes balivernes sur l'Indonésie et l'Afrique du Sud.

Si je vous dis que c'est une photo extraite du programme, vous y croyez, non ?
Genre : "Kimera : Ladybird et doublure Zazu".
La soirée s'est terminée autour d'un dernier buffet et à la vue de la charcuterie, mes velléités de devenir végétarienne ont fondu comme neige au soleil.
C'est lĂ que je dois rendre hommage Ă Jee-L car un homme qui vient passer du temps Ă discuter avec vous alors qu'il vous a vue vous empiffrer de saucisson Ă l'ail est un homme classe.
Moi je dis, Jee-L = big respect.
Je suis donc repartie la tĂŞte pleine de rĂŞves, le ventre plein, et le coeur plein de perspectives quant Ă mon avenir sentimental.
Ce qui fait déjà trois raisons pour passer une bonne nuit.
Alors, ne croyez pas que je sois snob et que je ne vous parle que de soirées inaccessibles au commun des mortels.
Non, pas du tout.
Le Roi Lion organise justement des portes ouvertes ce dimanche de 11 h Ă 17 h.
Vous ne visiterez peut-être pas la cafétéria et vous n'aurez sans doute pas de saucisson à l'ail. Cependant, vous pourrez notamment participer à l'atelier maquillage ("Kimera, s'il vous plaît ! Bon, ok, Nala... Pffff...") et vous pourrez entendre des contes africains racontés par des artistes du spectacle ("Matthieu, raconte-moi l'histoire du petit grain de riz amoureux de la racine de manioc...").
A choisir entre un après-midi exotique à Mogador ou comater devant Drucker, le choix est facile, non ?
Joie parce que c'est toujours une joie inouïe quand je vois sur un carton : cocktail dînatoire.
Appréhension parce que j'avais peur de me retrouver avec des geeks-nerds férus d'informatique.
Pour ma part, je n'ai pas le dernier Mac Ă la mode comme Carrie Bradshaw.
Je n'ai pas de Palm Pilot et j'éprouve toujours un certain plaisir à caresser le vieux cuir de mon Filofax.
Enfin, je n'ai pas un méga iPhone qui me permettrait de changer de statut Facebook même dans le métro (genre : Yvonne est à Montparnasse, Yvonne est à Duroc, Yvonne est à Saint François Xavier...).
En même temps, je ne suis pas obligée de parler aux autres invités.
La soirée commençait donc par une visite de certaines parties du théâtre.
Nous avons eu la chance de voir la cafétéria, moins grande et moins colorée que celle d'Hélène et les garçons, mais nettement plus sexy. C'est ainsi que j'ai découvert que Thibault Durand (un de mes futurs maris, mais il ne le sait pas encore) mangeait du poulet et soudain, dans ma tête jaillirent 40.000 recettes : salade de poulet à la vietnamienne, brochettes de poulet au saté, cuisses de poulet marinées, poulet au curry vert, amok de poulet à la cambodgienne, poulet au barbecue façon Isaan, ailes de poulet au miel et au piment...
Thibault, je peux combler TOUS tes désirs gastronomiques.
Vint ensuite la visite du studio qui sert de salle de répétitions, d'échauffement et de détente.
Pour ma part, j'ai toujours envie de me détendre quand je tombe nez à nez avec une créature noire et musclée et torse nu, s'étirant dans tous les sens (mention spéciale pour la souplesse...) pour nous offrir une vue imprenable sur son postérieur bombé.
Ca aurait été fait exprès que ça n'aurait pas été mieux.
Le bonheur est fait de petits plaisirs simples.
Malheureusement, nous n'avons pas visité la salle de fitness.
Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?
Ne vaut-il pas mieux que les fantasmes restent des fantasmes ?
Ne serais-je pas déçue, par exemple, si je faisais connaissance avec Gael Garcia Bernal et découvrait qu'il porte des chaussettes Simpsons ?
Parfois, il vaut mieux entretenir le mystère.
Néanmoins, il m'a fallu oublier ma (petite) déception avec une coupe de champagne.
Et comme il ne faut jamais boire l'estomac vide, j'ai été obligée de manger du foie gras sous toutes les formes : abricots au foie gras, mille-feuilles de foie gras, foie gras à la confiture de figue, pain d'épices au foie gras...
Mazette ! Il me suffisait de fermer les yeux et j'entendais ma copine Alex me parler de ses vacances Ă Sarlat.
Pour équilibrer mon repas, j'ai tout de même mangé une tomate cerise, avant de rejoindre la salle, le cœur pétillant et léger.
Résumé du premier acte :
Plus d'un an après ma dernière visite à Mogador, la naissance de l'herbe me fait toujours un effet bœuf.
A tel point que j'ai presque envie de renoncer au saucisson et de devenir végétarienne, voire végétalienne.
Surtout si l'herbe arbore des poitrines musclées et viriles et bien charnues.

A l'entracte, nous avons eu droit à une nouvelle coupe de champagne (enfin, ceux qui le souhaitaient pouvaient boire du Perrier) et à des petits fours sucrés (mais pas assez selon mon collègue qui m'accompagnait).
Résumé du deuxième acte :
L'an dernier, j'avais qualifié les pectoraux de Jeremy Fontanet d'oreiller idéal. Cette année, je devrais les qualifier d'oreillers idéaux, car il y a largement de la place pour deux. Qui partage avec moi ?
Ce qu'il y a de rassurant, c'est que dans notre pays en berne, il y a au moins un domaine - en dehors du chĂ´mage - qui observe une forte croissance.
Après le spectacle, nous avons visité quelques salles backstage.
Celle des costumes m'a particulièrement marquée.
Il y avait par exemple des caisses avec écrit : "Stock strings hommes", "Réserve Slips".
C'est fou comme quelques mots griffonnés au marqueur sur une étiquette adhésive peuvent avoir un fort pouvoir évocateur.
Ensuite, dans la salle maquillage, nous avons appris que la production utilisait des pinceaux à cinq têtes, spécialement créés pour Le Roi Lion et leur permettant de faire de beaux (et rapides) effets de stries.
Spécialement créés ?
Mon œil !
Que Julie Taymor reconnaisse enfin que Kimera l'a inspirée pour toute son esthétique du Roi Lion plutôt que de nous raconter sans cesse les mêmes balivernes sur l'Indonésie et l'Afrique du Sud.

Si je vous dis que c'est une photo extraite du programme, vous y croyez, non ?
Genre : "Kimera : Ladybird et doublure Zazu".
La soirée s'est terminée autour d'un dernier buffet et à la vue de la charcuterie, mes velléités de devenir végétarienne ont fondu comme neige au soleil.
C'est lĂ que je dois rendre hommage Ă Jee-L car un homme qui vient passer du temps Ă discuter avec vous alors qu'il vous a vue vous empiffrer de saucisson Ă l'ail est un homme classe.
Moi je dis, Jee-L = big respect.
Je suis donc repartie la tĂŞte pleine de rĂŞves, le ventre plein, et le coeur plein de perspectives quant Ă mon avenir sentimental.
Ce qui fait déjà trois raisons pour passer une bonne nuit.
Alors, ne croyez pas que je sois snob et que je ne vous parle que de soirées inaccessibles au commun des mortels.
Non, pas du tout.
Le Roi Lion organise justement des portes ouvertes ce dimanche de 11 h Ă 17 h.
Vous ne visiterez peut-être pas la cafétéria et vous n'aurez sans doute pas de saucisson à l'ail. Cependant, vous pourrez notamment participer à l'atelier maquillage ("Kimera, s'il vous plaît ! Bon, ok, Nala... Pffff...") et vous pourrez entendre des contes africains racontés par des artistes du spectacle ("Matthieu, raconte-moi l'histoire du petit grain de riz amoureux de la racine de manioc...").
A choisir entre un après-midi exotique à Mogador ou comater devant Drucker, le choix est facile, non ?




Commentaires
1. Le vendredi 12 septembre 2008 à 11:29, par MAX BIALISTOK
2. Le lundi 15 septembre 2008 à 14:27, par Fleur
3. Le mercredi 17 septembre 2008 à 11:11, par Yvonne
4. Le jeudi 30 octobre 2008 à 14:53, par Jess
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