// vendredi 31 octobre 2008

Let me entertain you

Mon cerveau est tellement "musical-theatre-oriented" que la première fois que j'ai vu l'affiche de Gipsy dans le métro, mon coeur n'a fait qu'un bond (prouvant aux mauvaises langues que d'une façon ou d'une autre, mon cerveau et mon coeur sont a priori reliés).
Malheureusement, il s'agissait de Gipsy, la dernière création du cirque Gruss, et non pas de Gypsy, la comédie musicale de Laurents, Sondheim et Styne, dont le revival, avec Patti LuPone, brûle actuellement les planches à Broadway.

Alors, bien sûr, vous me direz que de toute façon, les visuels ne se ressemblent pas du tout au départ :


Gipsy


Gypsy

En même temps, on aurait pu imaginer la comédie musicale mise en scène par Bartabas, transposée dans l'univers du cirque, avec Patti LuPone, les cheveux longs, arrivant sur un cheval blanc, et hurlant : "I had a dreeeeam, a dreeeam about you, baby !".
Hmmmm. Mon cerveau est définitivement perturbé...

// mercredi 29 octobre 2008

Goor or bad ?

John Travolta a dit non à la suite de Hairspray.
Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Zac Efron va jouer dans un remake de Footloose.
Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Hmmm, cette réflexion a de quoi m'occuper une bonne journée.

// mardi 28 octobre 2008

Femme d'aujourd'hui je suis

La comédie musicale que j'attends avec le plus d'impatience est Cléopâtre.
Non, non, je vous assure que je n'ai pas eu d'accident de la route ayant bouleversé les fonctions de mon cerveau.
J'attends donc en effet avec impatience de voir la comédie musicale en 3 D sur Cléopâtre que Steven Soderbergh aimerait réaliser pour le cinéma.
Avec (idéalement selon Soderbergh) Catherine Zeta-Jones dans le rôle de la "dernière reine d'Egypte" et Hugh Jackman dans le rôle de Marc-Antoine.

Hugh Jackman.
Hugh Jackman en train de chanter.
Hugh Jackman en jupette.
Hugh Jackman en sandales de cuir.
Hugh Jackman dans une fête décadente.
Hugh Jackman prenant son bain dans du lait d'ânesse.
Hugh Jackman.

Pour pouvoir voir ça en 3 D :

Je suis prête à me ridiculiser en portant ça :

Qui a osé dire que je n'étais pas prête à faire des sacrifices par amour ?

// lundi 27 octobre 2008

Entre les murs

La scène a dû déja vous arriver.
Vous êtes à un dîner entre amis.
Vous faites un crêpe party ou une méga raclette, histoire d'emmagasiner quelques calories avant l'hiver.
La discussion arrive sur Entre les murs, la fameuse Palme d'Or du Festival de Cannes 2008.
Que l'on ait vu ou non le film, tout le monde a un avis sur la question.
"Docu ? Fiction ? Docu-fiction ?"
"Quelle est la place de l'enseignement dans la société d'aujourd'hui ?"
"Le film n'est-il pas caricatural ?"
"Est-il démagogique ?"
"Etes-vous une pétasse si vous n'avez jamais lu Platon ?"

N'ayant vu que la bande annonce du film (mais de nos jours, c'est un peu comme si on avait vu le film en entier, non ?), je n'ai pas pu participer au débat aussi intensément que je l'aurais voulu.
Ce qui m'arrangeait bien, puisque j'étais pas mal occupée à me concocter une crêpe oignons, jambons, champignons, crème fraîche, emmental, mozzarella.
Mais une fois ingurgitée cette délicieuse composition, je dois avouer que j'ai fait mon petit effet quand j'ai annoncé : "La vraie réflexion sur le système scolaire, elle est dans Grease, pas dans Entre les murs."
C'est vrai quoi, un lycée où la moyenne d'âge des élèves est de 30 ans est digne d'étude et d'être sujet à débat.
Soit l'échec scolaire est très élevé, soit les élèves se sentent tellement bien dans ce lycée qu'ils n'ont pas envie de le quitter.
Pour ma part, je penche pour la deuxième solution.
C'est vrai, pourquoi vouloir quitter un établissement où il n'y a jamais cours mais où il y a des concours de hand-jive ?
Pourquoi vouloir faire des études supérieures et bosser comme une forcenée quand on peut faire des pyjama parties avec ses copines ?
Moi, mes années lycée étaient loin d'être aussi fun.

J'étais une élève sérieuse et appliquée, un peu comme la Sandy incarnée par la délicieuse Cecilia Cara. J'étais privée de nems quand ma moyenne descendait sous 17, donc j'étudiais avec ferveur.
Cependant, j'étais quand même parfois facétieuse et rebelle, telle une Pink Lady.
Par exemple, je faisais des blagues super drôles avec mes copines, genre on appelait les filles qu'on n'aimait pas avec des noms de bactéries qu'on apprenait en sciences nat'. ("Hey, salut, Escherichia Coli !")
Quand la prof de physique parlait de ohm (l'unité de resistance électrique), je chantais "Om" comme si c'était un mantra.
Ou alors, je me retournais vers ma copine Sarah et je lui disais : "J'adore les ohms !".
Ah ah ah ah ah ah ah.
Oui, bon, c'est vrai, OK, j'étais carrément une nerd.
Le seul truc fun qui me soit arrivé durant cette période, c'est quand je suis entrée par hasard dans le vestiaire des garçons à la gym.
Mais je m'égare.

Si Grease ouvre le débat sur l'éducation, il donne aussi une furieuse envie de s'amuser avec ses cheveux.
Il y a d'abord David Bàn dont la coiffure est visiblement inspirée de Johnny époque 80, perfecto compris.


Pour Caroline Roëlands, on appréciera le style inspiré de Maria Pacôme époque Sous-doués.


Pour Olivier Ruidavet, c'est plus difficile...

Une de mes amies m'a suggéré Dracula.

J'aurais plutôt dit quelque chose de beaucoup plus glamour, comme Princesse Leïa.

ou Björk.

Mais qu'importe, de toute façon, Mr Ruidavet n'a jamais eu beaucoup de chance en terme de création capillaire.

Alors oui, c'est vrai que au cours d'un dîner bobo, vous ferez plus d'effet si vous donnez votre avis sur Entre les murs que sur Grease. Mais, au moins, avec Grease et sa multitude de coiffures, vous saurez ce qu'il faut faire avec ses cheveux.
Et surtout ce qu'il ne faut pas faire.
Ce qui est certain, c'est que je préfère avoir l'air d'une cruche stylée, que d'une intello ayant lu Platon mais coiffée comme une merde.

// lundi 20 octobre 2008

Rois et Reines

Avez-vous remarqué que ces dernières années, le théâtre musical français s'intéresse particulièrement aux têtes couronnées ?
Le Roi Soleil...
Le Roi Lion...
Cléopâtre, la dernière reine d'Egypte...


Pour ma part, je proposerai bien aux gens intéressés de monter une nouvelle comédie musicale sur Sandrine Martin, une fille qui était avec moi au lycée.
Certes, elle n'a jamais fait le bal des débutantes et Stéphane Bern ne la connaît probablement pas, mais tout le lycée l'appelait affectueusement "La reine des salopes".
(Sauf moi parce que c'est pas mon genre).

Sandrine Martin, la reine des salopes : la comédie musicale.
Ca le fait ? Oui ? Non ? Maybe ? Ouali ?


(Ci-dessus : Louis XIV, et non pas Cléopâtre, ni Sandrine Martin.)

// samedi 18 octobre 2008

Isn't it rich ?

Les fans de Sondheim sont ravis d'apprendre que A Little Night Music, un des ses nombreux chefs d'oeuvre, va être joué au Roundabout, à New York, lors d'une soirée de gala unique.
La cast annoncé est tout à fait impressionnant : Natasha Richardson (Cabaret), Christine Baranski (Mamma Mia ! Le film), Laura Benanti (Gypsy) et la grande Vanessa Redgrave, parmi d'autres.
Les tarifs sont également tout à fait exceptionnels puisqu'ils vont de 150 à 2.500 dollars.
Oui, oui, j'ai bien dit "dollars", pas "tolars", l'ancienne monnaie slovène.
Ceci dit, pour 2.500 dollars, vous avez accès au cocktail qui suit le spectacle.
Pour ce prix-là, on a peut-être le droit de repartir avec un doggy bag.

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