// mardi 11 novembre 2008
Slam
Par Yvonne, mardi 11 novembre 2008 à 23:02 :: > Réflexions hautement philosophiques
Il m'arrive parfois d'aller rive gauche.
En prenant bien soin, évidemment, de prendre mon passeport, ma boussole et une gourde (je parle bien entendu d'un objet pour contenir de l'eau, pas d'une de mes copines).
L'autre jour, dans les couloirs de la station Montparnasse, une affiche de la RATP attire mon oeil.
Il s'agissait d'un de ces poÚmes, écrits par des auteurs inconnus (ou du moins inconnus du grand public) et choisis par la RATP pour orner rames et couloirs.
Là, en l'occurrence, il s'agissait d'un slam dont une phrase disait quelque chose comme "J'voudrais que ma vie soit une comĂ©die musicale".
Je n'ai pu m'empĂȘcher de m'arrĂȘter pour lire le slam en entier, de sourire intĂ©rieurement (car vous savez bien que je souris rarement extĂ©rieurement) et de ressentir un petit moment de satisfaction, de reconnaissance, tandis qu'autour de mois, les gens dĂ©filaient, indiffĂ©rents.
Alors, je sais que je ne suis pas la seule à vouloir que ma vie soit une comĂ©die musicale, mais c'est agrĂ©able, de temps en temps, d'avoir la preuve que d'autres personnes pensent comme moi.
Je me dis que je ne suis peut-ĂȘtre pas seule, lorsque la pluie tombe sur le pavĂ© parisien, à garder dans un petit coin de ma tĂȘte une ritournelle qui fait "Doo doo doo doo... I'm singin' in the rain..."
J'espÚre que d'autres comme moi, quand la pluie s'éternise, se disent "The sun will come out... tomorrow", et y croient réellement.
Parfois, quand je suis heureuse, j'ai envie de danser dans la rue et de chanter sur les toits. Quand je n'ose pas avouer mes sentiments amoureux, je me mets à rĂȘver qu'il suffirait que je balbutie : "If I loved you, words wouldn't come in an esay way..." pour qu'on me comprenne.
Oui, la vie est dure pour une rĂȘveuse, mais rĂ©flexion faite, je crois que je ne voudrais changer pour rien au monde.
Quitte à passer pour une cinglĂ©e quand je m'arrĂȘte en plein milieu d'un couloir d'un mĂ©tro pour une misĂ©rable phrase sur une petite affiche.
Découvrez Annie Cordy!
En prenant bien soin, évidemment, de prendre mon passeport, ma boussole et une gourde (je parle bien entendu d'un objet pour contenir de l'eau, pas d'une de mes copines).
L'autre jour, dans les couloirs de la station Montparnasse, une affiche de la RATP attire mon oeil.
Il s'agissait d'un de ces poÚmes, écrits par des auteurs inconnus (ou du moins inconnus du grand public) et choisis par la RATP pour orner rames et couloirs.
Là, en l'occurrence, il s'agissait d'un slam dont une phrase disait quelque chose comme "J'voudrais que ma vie soit une comĂ©die musicale".
Je n'ai pu m'empĂȘcher de m'arrĂȘter pour lire le slam en entier, de sourire intĂ©rieurement (car vous savez bien que je souris rarement extĂ©rieurement) et de ressentir un petit moment de satisfaction, de reconnaissance, tandis qu'autour de mois, les gens dĂ©filaient, indiffĂ©rents.
Alors, je sais que je ne suis pas la seule à vouloir que ma vie soit une comĂ©die musicale, mais c'est agrĂ©able, de temps en temps, d'avoir la preuve que d'autres personnes pensent comme moi.
Je me dis que je ne suis peut-ĂȘtre pas seule, lorsque la pluie tombe sur le pavĂ© parisien, à garder dans un petit coin de ma tĂȘte une ritournelle qui fait "Doo doo doo doo... I'm singin' in the rain..."
J'espÚre que d'autres comme moi, quand la pluie s'éternise, se disent "The sun will come out... tomorrow", et y croient réellement.
Parfois, quand je suis heureuse, j'ai envie de danser dans la rue et de chanter sur les toits. Quand je n'ose pas avouer mes sentiments amoureux, je me mets à rĂȘver qu'il suffirait que je balbutie : "If I loved you, words wouldn't come in an esay way..." pour qu'on me comprenne.
Oui, la vie est dure pour une rĂȘveuse, mais rĂ©flexion faite, je crois que je ne voudrais changer pour rien au monde.
Quitte à passer pour une cinglĂ©e quand je m'arrĂȘte en plein milieu d'un couloir d'un mĂ©tro pour une misĂ©rable phrase sur une petite affiche.
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