// vendredi 14 novembre 2008
Creatures
Par Yvonne, vendredi 14 novembre 2008 à 00:56 :: > Théàtre musical
J'étais mardi soir (comme beaucoup d'entre vous, chers lecteurs) à la générale de presse de Créatures, la comédie musicale d'Alexandre Bonstein et Lee Maddeford.
Pour ceux d'entre vous qui n'en auraient jamais entendu parler, Créatures nous plonge dans l'imaginaire de William, un homme a priori normal, mais qui chaque soir libère les monstres qui sommeillent en lui.
S'ensuit donc un défilé apocalyptique où se croisent la Mort, le Diable, Dieu, une femme araignée, un vampire, une sorcière, un loup-garou... You name it...
Comme dirait ma copine Pamela : "Eeeek, scary !" (Pamela est Américaine).
Il est vrai que nous avons tous en nous des névroses, des angoisses, des peurs qui ne demandent qu'à se libérer.
J'avais, il y a quelque temps, commencé un travail d'analyse pour, justement, mieux connaître mes traumatismes afin de pouvoir ensuite les confronter.
Mais, j'ai vite arrêté.
D'abord, parce que mon psy était trop loin, et d'autre part, parce qu'il y avait une superbe pâtisserie juste à côté du cabinet.
Je n'ai jamais été aussi grosse.
Et puis, ai-je vraiment envie de connaître mes monstres intérieurs ?
Je n'ai pas besoin d'un psy pour les identifier, je les connais finalement très bien.
Je vous ai déjà dit que mon cerveau était totalement "musical-theatre-oriented" et bien mes monstres aussi.
A l'intérieur de ma petite tête cohabitent les créatures les plus effrayantes qui soient.
Il y a d'abord la Mona Lisa de la comédie musicale Da Vinci, une sorte de fantôme en patins à roulettes qui chante très fort avec beaucoup de vibes.
Il y a toute la troupe des Demoiselles de Rochefort.
Il y a les moines shaolin de Tristan et Yseut.
Il y a Lââm dans Cindy 2002.
Il y a la scène des Dix Commandements avec Moïse chantant "Celui qui va" puis les femmes chantant "Et tu t'en vas". Le truc interminable que les soldats américains doivent faire écouter aux prisonniers de Guantanamo pour les faire parler.
Il y a le dentier géant de Rabbi Jacob.
Il y a le colon géant du Roi Soleil.
Il y a L'Ombre d'un géant.
Il y a Patrick Fiori.
Et quand tout ce petit monde se rebelle, ça fait un sacré barouf dans mon crâne.
Si j'en faisais une comédie musicale, ce n'est pas le Casino de Paris qu'il me faudrait. C'est le Zénith.
Comme on parle de "créatures", on peut extrapoler et avoir aussi des "créatures de rêve".
Dans mon cast, je prendrais Hugh Jackman, Gael Garcia Bernal, Antonio Banderas jeune et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
(Ce sera un spectacle onirique, il a donc le droit d'être cloné).
Mais revenons-en àEddie Cibrian Créatures.
La représentation a été suivie d'un cocktail auquel on accédait grâce à un bracelet orange.
Je dois avouer que j'ai vraiment eu mal au cÅ“ur à passer le cordon qui menait au bar tandis que la plupart de mes amis étaient contraints par un énorme black à rester de l'autre côté.
Mais comme vous le savez désormais, il y a beaucoup de monde qui vit à l'intérieur de moi. Et si mon cÅ“ur me disait de rester avec mes pauvres amis de l'autre côté du cordon, mes mille et une créatures criaient comme un seul homme : "Il y a du saucisson à l'ail !!!".
C'est bien là la morale de cette soirée et de ce spectacle : il est difficile de lutter contre ses démons.
Pour finir, je vous livre mes deux pires cauchemars.
1 : "Elle nous casse les oreilles !" (Tu m'étonnes !)
2 : "Dur dur dur de vivre contre un mur" (Tu m'étonnes !)
"Eeeek ! very very very scary !" comme dirait Pamela.
Pour ceux d'entre vous qui n'en auraient jamais entendu parler, Créatures nous plonge dans l'imaginaire de William, un homme a priori normal, mais qui chaque soir libère les monstres qui sommeillent en lui.
S'ensuit donc un défilé apocalyptique où se croisent la Mort, le Diable, Dieu, une femme araignée, un vampire, une sorcière, un loup-garou... You name it...
Comme dirait ma copine Pamela : "Eeeek, scary !" (Pamela est Américaine).
Il est vrai que nous avons tous en nous des névroses, des angoisses, des peurs qui ne demandent qu'à se libérer.
J'avais, il y a quelque temps, commencé un travail d'analyse pour, justement, mieux connaître mes traumatismes afin de pouvoir ensuite les confronter.
Mais, j'ai vite arrêté.
D'abord, parce que mon psy était trop loin, et d'autre part, parce qu'il y avait une superbe pâtisserie juste à côté du cabinet.
Je n'ai jamais été aussi grosse.
Et puis, ai-je vraiment envie de connaître mes monstres intérieurs ?
Je n'ai pas besoin d'un psy pour les identifier, je les connais finalement très bien.
Je vous ai déjà dit que mon cerveau était totalement "musical-theatre-oriented" et bien mes monstres aussi.
A l'intérieur de ma petite tête cohabitent les créatures les plus effrayantes qui soient.
Il y a d'abord la Mona Lisa de la comédie musicale Da Vinci, une sorte de fantôme en patins à roulettes qui chante très fort avec beaucoup de vibes.
Il y a toute la troupe des Demoiselles de Rochefort.
Il y a les moines shaolin de Tristan et Yseut.
Il y a Lââm dans Cindy 2002.
Il y a la scène des Dix Commandements avec Moïse chantant "Celui qui va" puis les femmes chantant "Et tu t'en vas". Le truc interminable que les soldats américains doivent faire écouter aux prisonniers de Guantanamo pour les faire parler.
Il y a le dentier géant de Rabbi Jacob.
Il y a le colon géant du Roi Soleil.
Il y a L'Ombre d'un géant.
Il y a Patrick Fiori.
Et quand tout ce petit monde se rebelle, ça fait un sacré barouf dans mon crâne.
Si j'en faisais une comédie musicale, ce n'est pas le Casino de Paris qu'il me faudrait. C'est le Zénith.
Comme on parle de "créatures", on peut extrapoler et avoir aussi des "créatures de rêve".
Dans mon cast, je prendrais Hugh Jackman, Gael Garcia Bernal, Antonio Banderas jeune et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
Et Eddie Cibrian.
(Ce sera un spectacle onirique, il a donc le droit d'être cloné).
Mais revenons-en à
La représentation a été suivie d'un cocktail auquel on accédait grâce à un bracelet orange.
Je dois avouer que j'ai vraiment eu mal au cÅ“ur à passer le cordon qui menait au bar tandis que la plupart de mes amis étaient contraints par un énorme black à rester de l'autre côté.
Mais comme vous le savez désormais, il y a beaucoup de monde qui vit à l'intérieur de moi. Et si mon cÅ“ur me disait de rester avec mes pauvres amis de l'autre côté du cordon, mes mille et une créatures criaient comme un seul homme : "Il y a du saucisson à l'ail !!!".
C'est bien là la morale de cette soirée et de ce spectacle : il est difficile de lutter contre ses démons.
Pour finir, je vous livre mes deux pires cauchemars.
1 : "Elle nous casse les oreilles !" (Tu m'étonnes !)
2 : "Dur dur dur de vivre contre un mur" (Tu m'étonnes !)
"Eeeek ! very very very scary !" comme dirait Pamela.



