// mardi 20 janvier 2009
Cassette audio
Par Yvonne, mardi 20 janvier 2009 à 16:57 :: > Réflexions hautement philosophiques
Mon ami JB, qui n'a vraiment rien d'autre à faire au bureau que de m'envoyer des liens youtube et s'inscrire dans des groupes improbables sur Facebook ("fan de luce dufaut" - ???), m'a envoyé la vidéo suivante.
Alors, avant que vous ne la regardiez (ben oui, là, vous êtes au taf, vous n'avez que ça à faire, non ?), je vous préviens : il n'y a pas d'image, il n'y a que du son, ce qui est tout à fait surprenant dans notre ère du tout-images.
Il s'agit en fait d'un montage d'extraits audio de boulettes et autres couacs survenus sur diverses productions des Misérables.
Oui, je sais, ça peut paraître un peu pointu.
L'effet est moins immédiat et efficace qu'une Miss France qui se casse la gueule sur un plateau télé, par exemple.
Mais pour tout vous dire, écouter ces enregistrements, de toute évidence pirates, m'a rappelé plein de bons souvenirs.
Il fut un temps, dans les années 90 (je marchais à peine) où je découvrais Londres, et chaque voyage était synonyme d'aventures, de découvertes et d'excitation.
On prenait l'Eurostar - pour la première fois - avec les copines.
On allait voir Miss Saigon, Sunset Boulevard, Martin Guerre ou encore Crazy For You.
On faisait la queue pour avoir des places pas chères pour Rent.
On dormait dans des hôtels minables avec une douche commune sur le palier (!!!).
On collectionnait les flyers des spectacles que l'on accrochait près de son bureau, une fois de retour à Paris.
Pour immortaliser les souvenirs, certains prennent des photos, font des films, ramènent des boules avec Big Ben sous la neige ou une tasse avec Lady Di.
Pour ma part, je faisais quasiment systématiquement des enregistrements pirates des spectacles que j'allais voir, afin de pouvoir ensuite me remémorer toutes ces sensations.
Armée d'un walkman auto-reverse relié à un petit micro posé négligemment sur mes genoux, j'enregistrais le spectacle dès l'ouverture.
A l'entracte, je me précipitais aux toilettes pour changer discrètement de cassette pour le deuxième acte.
Pas vraiment hi-tech, j'avais pourtant la sensation d'être une Mata Hari du pauvre, essayant de recueillir de précieux documents : quelques cassettes sur les boitier desquelles j'écrivais avec un stylo bic, le nom du spectacle, celui du théâtre, et la date de la représentation.
Aujourd'hui, ces cassettes reposent dans un tiroir et évidemment, je ne les écoute jamais.
Qui a envie d'écouter une cassette audio ? Qui a même un lecteur de cassettes audio ?
Mais parfois, j'ouvre ce tiroir et je regarde juste les tranches des boitiers.
Et j'y lis ces noms et ces dates, comme des batailles ou des victoires consignées sur un cahier d'histoire.
Saigon, Drury Lane, 12/11/92
Sunset Blvd, Adelphi, 07/01/94
Chicago, Adelphi, 11/02/98
Parfois, il suffit simplement de quelques mots pour éveiller une multitude de sensations : la chaleur et le parfum du théâtre, les lumières de la salle qui s'éteignent, le son de l'orchestre, le rideau qui se lève, les décors qui apparaissent, les voix qui vous emplissent, les applaudissements du public, le pavé luisant sous la pluie et ce sentiment unique de liberté et d'insouciance...
Mais non, je ne suis pas nostalgique. Personne n'a envie de se souvenir des années 90. Si ?
Alors, avant que vous ne la regardiez (ben oui, là, vous êtes au taf, vous n'avez que ça à faire, non ?), je vous préviens : il n'y a pas d'image, il n'y a que du son, ce qui est tout à fait surprenant dans notre ère du tout-images.
Il s'agit en fait d'un montage d'extraits audio de boulettes et autres couacs survenus sur diverses productions des Misérables.
Oui, je sais, ça peut paraître un peu pointu.
L'effet est moins immédiat et efficace qu'une Miss France qui se casse la gueule sur un plateau télé, par exemple.
Mais pour tout vous dire, écouter ces enregistrements, de toute évidence pirates, m'a rappelé plein de bons souvenirs.
Il fut un temps, dans les années 90 (je marchais à peine) où je découvrais Londres, et chaque voyage était synonyme d'aventures, de découvertes et d'excitation.
On prenait l'Eurostar - pour la première fois - avec les copines.
On allait voir Miss Saigon, Sunset Boulevard, Martin Guerre ou encore Crazy For You.
On faisait la queue pour avoir des places pas chères pour Rent.
On dormait dans des hôtels minables avec une douche commune sur le palier (!!!).
On collectionnait les flyers des spectacles que l'on accrochait près de son bureau, une fois de retour à Paris.
Pour immortaliser les souvenirs, certains prennent des photos, font des films, ramènent des boules avec Big Ben sous la neige ou une tasse avec Lady Di.
Pour ma part, je faisais quasiment systématiquement des enregistrements pirates des spectacles que j'allais voir, afin de pouvoir ensuite me remémorer toutes ces sensations.
Armée d'un walkman auto-reverse relié à un petit micro posé négligemment sur mes genoux, j'enregistrais le spectacle dès l'ouverture.
A l'entracte, je me précipitais aux toilettes pour changer discrètement de cassette pour le deuxième acte.
Pas vraiment hi-tech, j'avais pourtant la sensation d'être une Mata Hari du pauvre, essayant de recueillir de précieux documents : quelques cassettes sur les boitier desquelles j'écrivais avec un stylo bic, le nom du spectacle, celui du théâtre, et la date de la représentation.
Aujourd'hui, ces cassettes reposent dans un tiroir et évidemment, je ne les écoute jamais.
Qui a envie d'écouter une cassette audio ? Qui a même un lecteur de cassettes audio ?
Mais parfois, j'ouvre ce tiroir et je regarde juste les tranches des boitiers.
Et j'y lis ces noms et ces dates, comme des batailles ou des victoires consignées sur un cahier d'histoire.
Saigon, Drury Lane, 12/11/92
Sunset Blvd, Adelphi, 07/01/94
Chicago, Adelphi, 11/02/98
Parfois, il suffit simplement de quelques mots pour éveiller une multitude de sensations : la chaleur et le parfum du théâtre, les lumières de la salle qui s'éteignent, le son de l'orchestre, le rideau qui se lève, les décors qui apparaissent, les voix qui vous emplissent, les applaudissements du public, le pavé luisant sous la pluie et ce sentiment unique de liberté et d'insouciance...
Mais non, je ne suis pas nostalgique. Personne n'a envie de se souvenir des années 90. Si ?



