// mardi 24 février 2009

The musical is back ? Really ?

Ne mentez pas.
La première chose que vous avez faite en arrivant au bureau hier matin, après la machine à café, la bise au service compta et les dernières infos sur les futurs licenciements, c'est de vous connecter sur Youtube pour voir Hugh Jackman à la cérémonie des Oscars.
Non ?
Bah, c'est parce que vous avez veillé toute la nuit de dimanche à lundi pour regarder la cérémonie en direct.
Bonjour la productivité au taf.
En même temps, qui peut vous blâmer ?
Aurait-on l'occasion de voir ailleurs qu'aux Oscars ce genre de numéro ?
Aux César (sans "s") peut-être ? On demanderait à Emmanuelle Béart de nous rechanter "Pile ou Face" comme dans Huit Femmes ?
Et Ă  Alexandra Lamy de nous faire un extrait de On va s'aimer ?
Hmmmm, well. That could be fun.

En attendant, on peut toujours regarder et regarder et regarder Hugh mener la danse dans ce grand numéro orchestré par Baz Luhrman.

Quelques commentaires pour vous donner envie (ou pas) de le revoir ?
Hugh est aussi beau habillé qu'en maillot de bain.
Beyoncé a bien décidé de nous faire comprendre qu'elle avait de la voix ("Hey biiiig spendeeeeeeer"). C'est bon, chérie, on a compris. T'as pas digéré que Jennifer Hudson ait eu un Oscar et toi que dalle ?
Zac et Vanessa sont mignons comme tout, mais Ă  quoi pensent-ils ? "Dans vingt ans je serai Ă  leur place" ?
La petite Amanda Seyfried, dans son look Lucy Ewing, est vraiment adorable mais paraît totalement terrorisée par la méchante Beyoncé.
Enfin, Dominic Coooper a l'air un peu décalé, mais si Hugh n'est pas dispo, je veux bien aller faire du scooter des mers avec Dom.



Alors, oui, Hugh Jackman décrète à la fin de son numéro : "The musical is back !"
J'aimerais le croire.
En fait, non, JE LE CROIS.
Si Hugh me disait que la terre est plate et qu'on attrape les mouches avec du vinaigre, je le croirais illico.

Bref, the musical is back. Maintenant, j'attends la sortie de Nine (annoncée aux Etats-Unis en novembre) avec la délicieuse Penelope Cruz.



C'est bon ? Maintenant on peut se remettre Ă  bosser ?

// vendredi 20 février 2009

Des chansons plein la tĂŞte

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les amoureux de comédies musicales ont toujours une chanson pour toute circonstance.
J'en avais d'ailleurs déjà parlé dans ce billet.

Quand ces chansons me viennent en tête, c'est là que je me dis qu'elles font partie de moi, de ma vie, que les oeuvres dont elles sont tirées sont entrées dans mon inconscient, mon petit patrimoine personnel.

Je peux désormais considérer que les chansons de Cléopâtre sont désormais entrées dans mon Panthéon.
L'autre soir, je rentrais complètement bourrée quelque peu ivre d'une soirée arrosée (il fallait bien oublier la Saint Valentin).
Tant bien que mal, je montais les marches menant jusqu'à chez moi et malgré moi, je me suis surprise à chanter :
"Marche après marche,
Il faut tenir la rampe !"

Merci Cléopâtre.

// lundi 16 février 2009

For Asian girls only

Attention, ce billet est réservé à mes lectrices asiatiques.
Ceux et celles qui ne se sentent pas concernés peuvent toujours aller voir ailleurs si j'y suis (au Palais des Sports, par exemple).
C'est bon ?
(Huong Thanh, Perle de Jade et Benjakalyani, vous ĂŞtes toujours lĂ  ?)

Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours un peu de mal Ă  me maquiller.
J'ai l'impression de me déguiser, de camoufler. J'aime la discrétion, la modestie.
Ca vient peut-être du fait que, lors de mes premières tentatives de maquillage, ma mère m'a gentiment dit : "Tu comptes intégrer une troupe d'opéra traditionnel, grimée comme ça ?" mettant ainsi fin à toutes mes velléités de femme fatale.



Récemment, j'ai eu à nouveau envie de retenter l'aventure du make-up.
Ca vient peut-être du fait que ma mère m'a gentiment dit : "Tu devrais peut-être te maquiller un peu pour te mettre en valeur... Tu dors bien en ce moment ?"

Mais voilà, à qui demander conseil sans avoir l'air d'une cruche naïve qui débarque dans la vie ?
Heureusement, il y a Youtube.
J'ai découvert par hasard cette petite vidéo où une folle hystérique (il ressemble à mon cousin Minh Quang qui est parti s'installer à Bangkok) se rend dans les coulisses de Miss Saigon (production régionale américaine) pour demander aux filles du cast leurs petits secrets de maquillage.
Et bien, me voilà donc heureuse, combinant l'utile à l'agréable et prête à dévaliser un magasin MAC.
Tous les matins, j'aurai un œil sur le miroir et l'autre sur l'ordi pour mettre en application leurs conseils.

Ma phrase préférée ? "I can NOT live without mascara !"



Now, the question is : vais-je ressembler Ă  une catin de Saigon si je suis leurs conseils ?

Celles (et ceux) pour qui cette vidéo fait figure de leçon pour débutant(e)s, peuvent passer directement aux étapes suivantes telles que Comment nettoyer des faux cils ou encore Comment maquiller un décolleté et ma préférée : Le maquillage déguisement masque d'avocat.

// samedi 14 février 2009

Aimer

Et une Saint-Valentin de plus...
Lorsque on pense aux amoureux mythiques, on pense (presque) tout de suite à Roméo et Juliette.
Il est curieux de se dire qu'un couple aussi tragique symbolise autant l'Amour avec un grand A.
Après tout, combien de temps Roméo et Juliette ont-il réellement passé ensemble avant de mourir ?
Leur passion aurait-elle résisté à l'épreuve des poignées d'amour et des doubles mentons ?

A bien y réfléchir, je me demande si le couple (de théâtre musical, tant qu'à faire) qui symbolise le plus l'amour ne serait pas Edna et Wilbur de Hairspray : deux personnes qui ont résisté aux années, à la routine, aux kilos, à l'éducation d'un enfant et à Michelle Pfeiffer.
Un couple où chacun accepte les défauts de l'autre, son caractère, ses faiblesses, ses manies...
Un couple qui parvient à exprimer sa complicité, sa confiance et son indéfectibilité même dans les moments les plus triviaux de la vie quotidienne (tendre le linge par exemple).



N'est-ce pas à ça que ressemble l'amour au bout d'un certain temps ?

Pour en revenir à Roméo et Juliette, version Presgurvic, je dois vous avouer que lorsque je l'ai vu pour la première fois, il y a presque dix ans (j'étais en sixième), je n'avais pas prêté attention à Damien Sargue qui jouait Roméo.



Les cheveux longs me faisaient trop penser Ă  Fabio.



Mais je dois dire que maintenant... Humm, maintenant, c'est différent avec les cheveux courts.



Comme quoi, il suffit parfois de quelques centimètres en plus moins pour rendre une femme heureuse.

// mardi 10 février 2009

Tu aimes les comédies musicales de gladiateurs ?

Ca, c'est fait.
Oui, hier soir, j'ai bravé l'avis de tempête pour me rendre :
- Ă  l'autre bout de Paris
- en métro
- dans le froid
- pour voir Cléopâtre.
Et je ne sais lequel de tous ces facteurs était le plus difficile à surmonter.

Je dois préciser que j'étais accompagnée de Dimitri, un des mes amis gays.
Alors, oui, je sais, à mon âge, théoriquement, on est censé être sortie de sa période "fille à pédés". Genre : "Je sors qu'avec des gays parce qu'au moins ils ne me jugent pas et ils ne me renvoient pas sans cesse à la face la solitude abyssale qu'est ma vie contrairement à mes copines déjà casées et mères de familles (et avec des poches sous les yeux, by the way, et pas à cause de leurs folles nuits de sexe)."
Mais bon, bref, en attendant, j'ai pas trouvé mieux et Dimitri m'invite toujours au restau après. Et ça j'adore.

Je ne sais pas pourquoi, mais Dimitri était hyper motivé pour aller au Palais des Sports et délaisser son mari qui lui avait pourtant préparé une soupe de légumes bios.
Ce soir-là, il faut croire que, pour lui, la vie de Cléopâtre en version pop avait quelque chose d'irrésistiblement attirant.
Il faut préciser que Dimitri est un gay "tout court". Pas un gay folle de comédies musicales.
La différence entre les deux, c'est que si vous emmenez un gay folle de comédies musicales à un spectacle de Kamel Ouali, il va vous emmerder toute la soirée à faire des commentaires :
"Aucune dramaturgie... Aucune chanson en situation... C'est ni fait, ni à faire, c'est inepte [NDY : certains adorent utiliser des adjectifs un peu originaux]... Hellooo ? Z'avez entendu parler de Sondheim, Mister Ouali ?[NDY : Les plus méchants disent même "Miss", voire "Girlfriend", mais pour ma part, je trouve ça inconvenant et déplacé]... Same old shit, different show [NDY : certains adorent faire des commentaires en anglais bien qu'ils soient aussi français que vous... et moi]... Je vais offrir une place à mon ex pour le faire souffrir..."
Bref, les gays folles de comédies musicales sont juste terriblement chiants. C'est pour ça que je ne sors plus avec mes chefs par exemple.
Un gay tout court va juste apprécier le spectacle des mâles quasi nus, sans demander son reste.

Et autant vous le dire tout de suite, c'était la fête à Dimitri !
Dès le départ, les danseurs ne portent rien d'autre qu'un petit pagne (les Egyptiens) ou des jupettes de cuir rouge (les Romains).
Les pectoraux semblent durs, les abdos sont dessinés et les tétons pointent.
Déjà, je sentais mon camarade frémir sur son siège, sans mot dire.
Rien.
Pas de commentaire perfide sur le livret ou la musique.
Dimitri était juste hypnotisé.
Et juste quand on pensait que ça ne pouvait pas devenir plus gay évocateur que ça, voilà que l'on a droit à une séquence de combat... entre gladiateurs... avec des harnais... et des slips de cuir rouge... des corps-à-corps testostéronés... et deux hommes qui s'agrippent sur un filet suspendu...
Là, c'en était trop.
Dimitri, des larmes plein les yeux, se retourne vers moi et me dit : "Oh, c'est comme dans le Girlie Show de Madonna, le tableau 'The Beast Within'."
(Illustration)



Puis, Dimitri a cessé de faire des comparaisons et s'est replongé dans la contemplation de ces masses musculaires en mouvement.

Ce qui est bien avec Kamel, c'est qu'on sait toujours quels spectacles il a aimés car il leur rend toujours hommage d'une façon ou d'une autre. Et là, visiblement, il a bien aimé Le Roi Lion. Il y a des marionnettes (mais en plus grand, parce que c'est TF1). Il y a des végétaux et des animaux (mais en doré, parce que c'est TF1).

De mon côté, j'étais bien perplexe.
Je ne peux pas dire que mon oeil n'était pas attiré par ces magnifiques specimens mais ils avaient tellement l'air de s'éclater entre hommes que, nous, femmes, nous sentions un peu à l'écart.
D'ailleurs quand Brutus César un homme en jupette Octave Néron Caligula a décrété : "La femme ne sera jamais l'égal de l'homme !", nous, les femmes, avons toutes hurlé comme un seul homme.
Histoire de montrer que oui, on existe !

Je me suis donc concentrée sur les costumes, les décors, la musique, l'histoire, les chanteurzzzzzzzzzzzzz....
Quelques tableaux ont attiré mon attention. A un moment, les danseurs ont des sortes de tubes crénelés au bout de leurs bras, rappelant vaguement quelque chose d'organique...
Des intestins ?
Je vous ai déjà parlé du côlon géant dans Le Roi Soleil
Bon, Kamelounet. Je suis désolée de tenir des propos aussi triviaux sur ce blog mais... hum...
As-tu des problèmes intestinaux ?
As-tu entendu parler de la Boldoflorine ?
Ou tout simplement des pruneaux d'Agen ?
Parce que si tu parviens à régler cette obsession des intestins, pour le prochain spectacle, tu pourrais illustrer une autre maladie.
Le psoriasis, par exemple.
Ou les hémorroïdes ?

A un autre moment, il y a quatre hommes qui semblent flotter dans le ciel, comme dans un rĂŞve.
C'est magnifique, je dois bien le reconnaître. Ces hommes sont torse nu et ne portent que des pantalons moulants dans une matière qui a l'air doooooouce et fooooormidable, genre avec des petites plumes.
Oui, oui, oui. C'est très très beau. Ceci dit, dans mes rêves à moi, c'est MOI qui porte des choses avec des plumes, et les hommes ne portent rien. Ou alors des vêtements un peu plus virils.
En tout cas, on sait que depuis Les Demoiselles de Rochefort, les metteurs en scènes chorégraphes aimaient occuper tout le plateau, même pour un solo super intime.
Mais jusqu'à présent, il s'agissait de l'espace au sol.
Désormais, il va falloir compter aussi sur l'espace en l'air.

*****ATTENTION SPOILER - NE PAS LIRE SI VOUS AIMEZ LE SUSPENSE******

Le spectacle s'achève avec un magnifique tableau aquatique.
Enfin, avec de l'eau.
Il y a une sorte de cercle qui se soulève, un peu comme une plaque d'égout géante, pour révéler un petit bassin.
Il y a une mama black et chauve qui nous explique que c'est la fin ("Ooooh ooooh, y-a-t-il une histoire qui se finirait bien ?").
Et tout le monde va marcher et danser dans le pédiluve.
Cléopâtre, reine des mycoses ?

Hummm, en me relisant, je me dois de présenter toutes mes excuses.
Je crois que c'est moi qui suis obsédée par les maladies, l'hygiène et la propreté.

Le spectacle s'achève donc.
Kamel oublie de remercier son producteur.
On file demander une coupe de champagne grâce à notre bracelet magique ("What ? Et rien à manger ????").
Dimitri aimerait rencontrer les danseurs mais se contente de zieuter Arielle Dombasle qui confie Ă  sa copine : "Quelle pĂŞche incroyable !".
Niveau people, je repère seulement Danièle Gilbert et je me demande, inquiète... Mais où est donc Isabelle Charles ?
En même temps, cette fan du total look (all black pour Rabbi Jacob, all pink pour Hair) était peut-être habillée en all blue, et du coup, s'est confondue avec les fauteuils ?
Dimitri et moi filons manger une choucroute dans la brasserie la plus proche.
Il était temps, je mourrais de faim.

En s'enfilant un dernier godet, Dimitri me confie que la dernière blague à la mode dans le Marais, c'est de demander : "Tu aimes les comédies musicales de gladiateurs et le dernier album de Kylie Minogue, Boombox ?" afin de mesurer le degré de "folitude" de quelqu'un.
Il me lâche, avec un petit rire cristallin : "Moi, j'adore !"

// lundi 9 février 2009

Blossom

Après Eartha Kitt la féroce, j'apprends aujourd'hui le décès de Blossom Dearie, la douce.
Chanteuse et pianiste de jazz, elle avait dans son répertoire de nombreux standards de Broadway (son album de reprises de Comden & Green est tout simplement délicieux).
Avec sa voix de petite fille et son jeu délicat, Blossom incarnait un mélange de fraîcheur, de légereté et d'élégance.
Pourtant, sous ses abords exquis, elle n'avait apparemment pas la langue dans sa poche et n'avait par exemple aucun problème à critiquer la musique qu'elle n'aimait pas, celle d'Andrew Lloyd Webber en faisant partie.

Je vous aurais bien fait écouter "Tout doucement", que j'aime beaucoup, et qui a été maintes fois utilisé dans le cinéma français, mais je n'ai pas réussi à mettre une lecteur exportable...
Je vous laisse donc avec une autre chanson que j'aime beaucoup "Surrey with A Fringe On Top", extrait d'Oklahoma! et interprété de façon tout à fait délicieuse.

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