Oui, il m'arrive de sortir de chez moi par - 15 °.
Oui, il m'arrive d'aller voir des spectacles dits "comiques" mĂȘme si je ris assez peu dans la vie (à cause des rides potentielles, ceux qui me connaissent le savent dĂ©jà).
Je suis donc sortie pour aller voir le one-man-show de Laurent Lafitte, Comme son nom l'indique, actuellement au Petit Palais des Glaces.

Pour tout vous dire, et aussi étrange que cela puisse paraßtre, Comme son nom l'indique comporte un certain nombre de points communs avec Le Soldat Rose, un des derniers spectacles que j'ai vus.
Tous deux ont pour affiche un personnage qui porte un immense truc rose et long sur la tĂȘte.
Tous deux présentent une galerie de personnages farfelus comprenant un gay.
Cependant, dans Le Soldat Rose, on ne parle pas de fist-fucking, à moins que je n'aie loupĂ© quelque chose pendant que je dormais.

Ce qui m'a plu dans ce spectacle, c'est qu'on a vraiment l'impression de retrouver des gens qu'on connaĂźt.
Le chorégraphe sadique soi-disant américain... c'est ma copine Mya Frye.
La mamie bourgeoise qui drague les serveurs de Ladurée... j'ai bien peur que ce ne soit moi dans 80 ans.
Quant aux gays qui ont des sonneries de portable avec un air de comédie musicale gnan gnan et qui cherchent l'amour dans les endroits les plus improbables... well, c'est tout le milieu du théùtre musical parisien (les garçons, vous voulez pas vous mettre sur vibreur plutÎt que de nous emmerder avec "Cabaret" ou "The Man I Love" ?).

Bref, le one-man-show de Laurent Lafitte, c'est un peu comme une mise en abĂźme de son propre quotidien.
Maintenant, ça me donne une furieuse envie d'aller chez Ladurée.