// dimanche 22 mars 2009

You're lyin ' ! You're lyin' ! I've never been so thin !



Je lisais l'autre jour cet intéressant article du New York Times (non, je ne lis pas que Elle ou Glamour), évoquant le revival de Dreamgirls à Broadway et le montage financier tout à fait original impliquant la Corée.
On sait que la Corée est de plus en plus friande de comédies musicales, tant anglo-saxonnes que françaises (de Roméo et Juliette, récemment joué là-bas, à Chance).
On sait que des pays comme le Japon produisent depuis longtemps leurs propres versions de grands hits de Broadway, avec un cast local, ce qui donne des All Asian Mamma Mia et des Misérables qui semblent se passer à Paris, Chinatown.

Pour moi, Asiatique et fan de comédies musicales en même temps, c'est très troublant et encourageant à la fois.
Certes, on peut crier à la trahison, au manque de crédibilité, de réalisme.
On préfère avoir une Thénardier bien rougeaude échappée d'une gargote franchouillarde plutôt que d'un fast food à nems.
Mais après tout, pourquoi pas ?

Alors, c'est vrai que c'est d'autant plus surprenant avec un spectacle comme Dreamgirls où l'aspect ethnique est très important. En même temps, si on occulte, ou du moins modère, certains aspects (la situation des Blacks aux USA dans les années 60, l'émergence de la musique black), est-ce que les thèmes universels (rêves de réussite, désillusions liées aux succès, dépassement de soi) ressortent d'autant plus ? Ou moins ?

La prod peut-elle m'inviter en voyage de presse à Séoul pour que je me fasse ma propre idée ?

Autre question d'ordre comportemental / culturel. Sur une scène d'engueulade comme "It's All Over" où les divas blacks secouent la tête férocement, que font leurs homologues asiates ?
Elles profèrent les mêmes méchancetés, mais en hochant la tête et en souriant ?
Peut-être devrais-je auditionner alors ?

// mercredi 18 mars 2009

Amor amor

Comme beaucoup d'entre vous, amis lecteurs, j'étais ce matin au showcase de Zorro, le nouveau musical avec la musique des Gipsy Kings, produit par Stage Entertainment France et qui débutera aux Folies Bergère le 5 novembre prochain.
Stage nous a déjà proposé les éphèbes du Kit Kat Klub, les Apollons d'ébène du Roi Lion, voici maintenant les beaux latinos de Zorro.
Pour ma part, j'ai toujours adoré la Méditerranée (son soleil, son ciel, sa charcuterie, ses hommes). Alors, autant dire que j'étais fascinée par certains danseurs de la troupe anglaise, venue présenter quelques numéros au Théâtre Mogador (non, pas le big one, le brun qui était au fond et qui était torse nu avec un grand médaillon, sur le dernier numéro).
Quelle énergie ! Quel sourire ! Et puis ces petites bouclettes brunes qui virevoltent, j'adore.
Mon coeur était tourmenté, un peu comme lorsqu'on tombe amoureuse alors qu'on sait d'avance que l'histoire est vouée à l'éphémère.

Alors, certes, ces danseurs sont partis après le showcase mais la consolation, c'est que maintenant, les auditions vont commencer pour trouver leurs homologues français.
Dios mio ! J'ai comme l'impression que je vais me faire une overdose de Gipsy Kings. Si on m'avait dit ça....

// lundi 16 mars 2009

Cinéma

Il faut bien le reconnaître, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de théâtre musical ces temps-ci.
Retourner voir Hair, peut-être ?
Ah ah ah ! Just kidding !
J'ai donc décidé de rattraper mon retard au cinéma et de me faire quelques toiles.

Le cinéma est une fenêtre ouverte sur le monde.
Il peut nous donner envie d'aller vers les autres, de découvrir de nouvelles cultures.
Par exemple, ma copine Alexia disait, après avoir vu Gran Torino : "Wow, j'ai trop envie d'en savoir plus sur les Hmongs. D'ailleurs, j'ai la dalle, ça vous dit un barbecue coréen ?"
Pour ma part, je connais un peu les Hmongs puisque certains d'entre eux vivent au nord du Vietnam, près de Sapa, une destination très populaire auprès des touristes.
Au marché, les femmes Hmongs (visiblement, les hommes ne font pas ce genre de travail) viennent aborder les visiteurs, leur tendant leurs tissus brodés, appâtant les femmes en leur disant quelques mots français comme "joli ! joli !", en parlant de leur tissu bien sûr.
Comme dit Clint Eastwood dans le film : les femmes Hmongs sont des emmerdeuses.
Et tenaces avec ça.
Quand elles ont décidé de vous vendre un truc, elles ne vous lâchent pas.
Après mon séjour à Sapa, mon appartement entier s'est retrouvé couvert de broderies Hmongs : sur le lit, sur le canapé, en housse de coussins, en sac à main...
Je connais donc bien cet univers mais du coup, ça a un peu perturbé ma vision du film. J'ai passé tout mon temps à me demander ce que faisait mon couvre-lit sur le dos du chaman.

Un autre film d'emmerdeuses, et pourtant il n'y a aucune Hmong dedans : Le Bal des Actrices.
Aucun de mes amis ne voulait m'accompagner pour le voir.
"Pfff, Maiwenn, elle me prend trop la tête, j'aime pas cette meuf !"
"Rhoooo, toutes ces filles à poil sur l'affiche, ça m'inspire pas !"
Du coup, j'ai dû demander à Cécile, une de mes trois amies lesbiennes, de bien vouloir m'accompagner, en lui faisant croire que l'affiche représentait la scène finale du film.
Ca a marché.
La partie qui m'a le plus intéressée est évidemment celle qui concerne Linh Dan Pham. Ses parents, vietnamiens pur jus, lui reprochent d'avoir choisi un métier peu honorable.
C'est bien vu ça. Moi, mes parents auraient voulu que je sois médecin (ou - au pire - pharmacienne), que j'épouse un vietnamien - médecin - et que nos enfants aient des prénoms vietnamiens, parlent vietnamien, et soient les meilleurs à l'école.
Bon, ben moi, j'écris des trivialités sur un blog, je suis célibataire et je parle à mon chat en langage chat ("Mmmmmm meuneuneu mon poupouyouyou calinoudoudou !").
Comme le chante Linh-Dan Pham sur la BO : "Pardon, papa maman..."
Pensée subite : que doivent penser les parents de Marjolaine Bui-The et de Coralie Trinh Thi ?)
Que disent-ils lors des grandes fêtes traditionnelles lorsque les amis s'enquièrent de leurs filles ?
"Ma fille va très bien, Mme Truong. Elle vient de tourner dans Insatiables Salopes et on espère qu'elle va être nommée aux Hot d'Or ! Reprenez donc un nem, c'est moi qui les ai faits."
J'adore les traditions vietnamiennes.

Si on peut s'attendre à voir des sexes en érection dans un film de Coralie Trinh Thi, on est plus surpris d'en voir un dans un film de l'octogénaire Agnès Varda.
Je suis allée voir Les Plages d'Agnès notamment pour ses incursions dans l'univers de Jacques Demy... Et bien, j'ai même eu droit à un petit grand bonus.
Une chose est sûre, il y a quelque chose de rafraichissant et de rassurant quand on voit l'énergie qui parcourt le film de cette femme plus toute jeune (change juste de coloriste Agnès, la coiffure bicolore, c'est pas top).
J'espère avoir la même énergie quand j'attendrais son âge en 2068.

Une qui s'assagit avec le temps, c'est Claire Denis.
Quand on allait voir un film de Claire Denis, on pouvait être sûr de voir au moins une fois dans le film un beau black en train de prendre sa douche. (Ah, Chocolat !)
Dans 35 Rhums, on l'entend prendre sa douche.
Comme dirait mon amie Fany : "Rhoooo ! Pffffffff !"
Avec ce film, le public découvrira au moins une chose : il n'y a pas que les Asiates qui font marcher le commerce des rice-cookers.
Moi, j'aime quand le cinéma est aussi un outil contre les stéréotypes culturels.

// samedi 14 mars 2009

Mamma Mia ! Le film ! Le vrai !

J'ai déjà longuement parlé sur ce blog de Mamma Mia ! :
- Le spectacle : ici et ici
- Le film
- La parodie d'ABBA par French & Saunders

Désormais la parodie du film par French & Saunders, diffusée hier par la BBC.
Vous pouvez la visionner sur Youtube (désolée, la fonction lecteur exportable n'est pas activée sur ces vidéos).
Première partie : ici
Deuxième partie : ici

Aujourd'hui, comme j'ai une angine, je me passerai de commentaires et je vous laisse les faire.
Une chose est sûre, si cette version existait un jour en entier, elle deviendrait vite mon film de référence !

Un grand merci à Jean-Mark pour le tuyau. You made my day !

// lundi 09 mars 2009

Anniversaires

En lisant Regard en Coulisse (ma maison mère...), je me rends compte que ce site a déjà dix ans.
Comme le temps passe.
Je me souviens de la première fois que je suis tombée sur ce site. C'était il y a quasiment dix ans. Regard en Coulisse n'avait que quelques mois d'existence.
J'étais en 6e a l'époque, en classe d'éveil informatique et d'initiation à Internet.
Alors que mes petits camarades profitaient que la prof ait le dos tourné pour faire des recherches sur "britney spears", "tabatha cash" ou "alliage il son tro bo chui deg ke quentin il quit le group", moi je tapais : "théâtre musical", "stephen gately" (oui, j'aimais beaucoup Boyzone), "stephen sondheim" (j'ai toujours été précoce)
et je tombais sur Regard en Coulisse.
Et voilà, une grande histoire était née. Du moins en ce qui me concerne.

Dans un autre genre, j'ai appris qu'aujourd'hui, Barbie fêtait ses cinquante ans.
Petite, j'ai toujours rêvé de trouver des Barbie Broadway. Genre "Barbie passe l'audition de Chorus Line", plutôt que "Barbie fait du cheval".
Et bien, mon amie Poudre de Fée l'a fait. Vous pourrez voir ses créations sur son blog.
Je me demande si elle fera un jour "Barbie joue dans Hair au Trianon".

Enfin, je passe totalement du coq à l'âne, mais aujourd'hui au 13 heures de France 2 (qui parlait donc de l'anniv de Barbie), il y avait un sujet sur le fait que les femmes qui souriaient avaient plus de chances d'être abordées. Et que les serveuses qui souriaient avant de plus gros pourboires.
J'adore le journalisme d'investigation, de façon générale.
Mais là, je dois dire que j'ai eu un flash.
Dois-je sourire plus souvent ?
En même temps... ai-je vraiment envie d'être abordée par des gros relous qui ne savent même pas qui sont Stephen Sondheim et Stephen Gately ?
Oh, well, en attendant, je vais fêter ces anniversaires comme il se doit : en ouvrant une bouteille.
Cheers !

© 2007 regardencoulisse.com | Propulsé par DotClear | Design Hito
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.