// vendredi 31 juillet 2009

Tomates

Quand je m'ennuie (et croyez-moi, ça arrive bien plus souvent qu'on ne le pense), je regarde les statistiques de ce blog et j'Ă©tudie les mots clĂ©s qui ont fait venir les internautes jusqu'à moi.
Oui, je suis trĂšs geek parfois.
Par le passĂ©, je me plaisais à donner le Top 5 des artistes de théùtre musical les plus recherchĂ©s sur mon blog (ici et ici, par exemple).

Mais j'ai dĂ©cidĂ© d'arrĂȘter le classement des artistes lorsque j'ai rĂ©alisĂ© que la plupart de mes lecteurs n'avait absolument aucune passion particuliĂšre pour la comĂ©die musicale...

Je vous livre donc les plus grands succĂšs rĂ©cents de ce blog en vous souhaitant une bonne lecture, tandis que je commence à rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement à une reconversion.

- Devrais-je me reconvertir en agricultrice ? Beaucoup d'internautes sont arrivés sur ce blog en faisant une recherche sur la culture de la tomate.
Moi, quand je parle tomate, je pense à Starmania, pas à plonger mes mains dans la terre...

- Un des billets les plus lus de toute mon histoire intersidérale ever est celui-ci.
C'est aussi le plus court (six mots au total). Dois-je me contenter de mettre des photos sur ce blog et me taire à tout jamais ?

- GrĂ©goire Leprince-Ringuet continuer à dĂ©chaĂźner les passions et les commentaires, presque autant que l'article sur l'annulation du Festival Les Musicals sur Regard en Coulisse.
En ce qui concerne mon billet sur Greg, merci d'Ă©viter les commentaires sur mon Ăąge et, oui, je confirme, ĂȘtre toujours amoureuse de lui. Entre autres.

- Enfin, au vu des obsĂ©dĂ©s sexuels qui me lisent, je pense qu'il va bientĂŽt falloir que je me reconvertisse pour de bon et que je ne parle plus que de cul, parce que là, franchement, il y a du potentiel. Jugez plutĂŽt :

"amanda seyfried salope"
"dominic cooper je t'aime" (est-ce la mĂȘme personne qui a tapĂ© les deux ?)
"avant bras dans le cul"
"sophie davant est une vraie salope" (rhooo, elle a l'air adorable en plus ! et c'est tellement pratique de pouvoir parler de la pluie et du beau temps avec une experte)
"du cul pour femme du monde qui s'ennuie"
"exemple de lettre demande des excuses à l'homme que tu aimes" (euh, c'est toi Virginie ? Pourquoi tu m'as pas demandĂ© directement ?)
"survĂ©cu à une tumeur du cerveau" (wow, c'est glauque...)
"femme cul de jatte porno"

Ce qui me rassure, c'est que le taux de lecteurs qui reviennent est élevé.
Ce qui veut donc dire qu'il existe des gens qui débarquent sur ce blog en pensant trouver des infos sur du "porno cul de jatte" et qui finissent par suivre mes réflexions hautement philosophiques sur le sale caractÚre de Patti LuPone ou la plastique de Thierry Picaut.
La vie est pleine de surprises.

// lundi 27 juillet 2009

Swimmers vs Dreamers

C'est extrĂȘmement irritant de voir la nouvelle campagne Dolce et Gabbana Ă©taler sous nos nez de façon aussi Ă©hontĂ©e des nageurs italiens en maillot de bain riquiqui. Comme s'il ne faisait pas assez chaud comme ça.



Ce qui est irritant, c'est de ne pas obtenir de réponse quand on leur demande dans quelle piscine ils vont.
Et de rester ainsi complĂštement dĂ©sÅ“uvrĂ©e à parler à une affiche tandis que les touristes japonais se demandent si vous n'ĂȘtes pas Ă©chappĂ©e de Sainte-Anne.

Comme j'essaie de faire de ma vie une comĂ©die musicale, à dĂ©faut d'avoir des swimmers, je me suis mise à Ă©couter "Dreamers", une chanson de Marvin Hamlisch (A Chorus Line) et Christopher Adler et qui dit "Dreamers have worlds where they can fly far away".
Ouais, ok, on se console comme on peut.
Et comme je suis extrĂȘmement vicieuse et cruelle (mes amants me le disent souvent), je vous propose de dĂ©couvrir cette chanson interprĂ©tĂ©e par Sarah Brightman (uh !) et en accompagnement d'un numĂ©ro de patinage artistique (double uh !).



Et maintenant, je vais retourner parler aux affiches dans le métro.

// mercredi 22 juillet 2009

I believe in angels

Mes amis de Regard en Coulisse, hommes et femmes confondus, m'avaient dĂ©jà longuement parlĂ© de Swinging Life dont un extrait avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© lors de la grande fĂȘte du théùtre musical, le 11 mai dernier, sans oublier la toute premiĂšre reprĂ©sentation parisienne complĂšte au Trianon, la semaine suivante.
- Ah, tu verras, c'est super génial.
- Les mecs sont magnifiques.
- Je suis amoureuse !
- Comment ils bougent trop bien leur cul ! Ils ont le rythme dans la peau !
- Now I've tasted chocolate and I'm never coming back !
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine concentration et quelques notions de décryptage.)

J'ai tout de mĂȘme Ă©tĂ© obligĂ©e de leur dire :
- Ok mes chéries, mais ça parle de quoi, au juste ?
- Ah, euh, ben, c'est des extraits de comédies musicales genre jazz, soul, gospel, tu vois.
- Comme quoi ?
- Euh, La Couleur Pourpre, je crois.
- Des trucs jazz aussi, style "Man I Love".
- Non, "Loverman".
- Ah ouais, c'est vrai. Enfin. Tu vois, quoi ?
- Ouais, ouais. Je vois bien, vous expliquez vachement bien.
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine dose de diplomatie voire une pratique réguliÚre du mensonge.)

En fait, je ne voyais pas du tout. J'ai donc dĂ©cidĂ© de suivre un groupe d'amis (car je sors rarement seule) pour me faire moi-mĂȘme une idĂ©e.
Munie d'un grand Ă©ventail de tai-chi (on m'avait prĂ©venue qu'il n'y avait pas de clim) et vĂȘtue d'une petite robe d'Ă©tĂ© rĂ©cemment achetĂ©e en soldes, me voilà donc rendue à l'Alhambra pour dĂ©couvrir cette revue swing.
Et je parle bien d'une revue swing dans le sens musical du terme. Pas d'une "revue swing" dans le sens "Swing Magazine".

Pour ĂȘtre honnĂȘte, je dois dire que j'Ă©tais bien contente d'avoir apportĂ© mon Ă©ventail. Certes, il faisait chaud dans la salle mais la vue de ce cast Ă©tait tout à fait troublante et temperature-rising.
Alors, je vous entends dĂ©jà me dire que j'ai la mĂ©moire courte et que j'ai dĂ©jà vu ces artistes, avant, dans Le Roi Lion. Tout d'abord, ce n'est pas complĂštement vrai : certains d'entre eux n'ont rejoint la production que rĂ©cemment (et je n'ai pas Ă©tĂ© invitĂ©e depuis prĂšs d'un an). D'autre part, comment juger de la plastique d'un homme quand il porte un costume de hyĂšne ?
Dans Swinging Life, il y a des costumes élégants qui mettent bien en valeur la beauté masculine (chemises, vestons, gilets... so chic) mais le talentueux costumier (Sami Bedioui, citons-le) a su aussi proposer des tenues moins "couvrantes".

Certes, ce que je regarde en premier, chez un homme, c'est son sourire (ah, le sourire de Mathieu Boldron).
Mais c'est sûr que si on me propose d'admirer des jolis tĂ©tons (Mathieu), des biceps musclĂ©s (Germaine) ou un magnifique... un sublime... un impressionnant... euh... whatever... (Thierry), que voulez-vous que je fasse ? Que je continue à regarder les sourires ?
Sami, merci d'avoir vĂȘtu les anges d'un simple slip blanc.
Dieu, si le paradis est ainsi, merci de me faire mourir sur le champ.
Et merci de m'Ă©pargner la case purgatoire et enfer. J'ai dĂ©jà vu Da Vinci et ClĂ©opĂątre sans broncher. C'est à peu prĂšs Ă©quivalent, non ?

Alors, c'est vrai, Swinging Life suscite quelques (autres) questions.
Pourquoi quand, moi, je prends le métro aux heures de pointe, je me retrouve coincée entre des vieux pervers, plutÎt qu'entre Germaine, Thierry et Mathieu (comme dans leur tableau "métro new yorkais") ? Et dans le tableau "prostitution black", pourquoi Valéry Rodriguez est-il déguisé en Morticia Addams ?

Mais le spectacle rĂ©pond aussi à des interrogations existentielles.
Oui, les anges existent. Ils sont beaux. Ils sont blacks. Et ils sont bien faits.



Il reste encore quatre représentations du spectacle. Le placement est libre. Au premier rang, vous ne devriez pas avoir besoin de jumelles. (Swinging Life sur Myspace)

// lundi 20 juillet 2009

Feeling free

Depuis la derniĂšre Eurovartovision oĂč StĂ©phanie Bourguignon a montrĂ© sa foufoune son anatomie sans broncher sur scĂšne, je me sens beaucoup plus libre face aux diktats des canons de beautĂ©.
(DĂ©pĂȘchez-vous de regarder avant que la vidĂ©o ne soit censurĂ©e !)



Alors, certes, il n'y a pas que les bourrelets le poids, il y a aussi l'Ăąge. Heureusement, Angela Lansbury, vieille star senior de Broadway est là pour nous rappeler que "l'acceptation de soi est vitale".
Elle prĂ©cise Ă©galement (dans la vidĂ©o ci-dessous... qui date quand mĂȘme d'il y a quelques annĂ©es) qu'aprĂšs la mĂ©nopause, les femmes ont encore du dĂ©sir.
Bon, il est plus facile de se contenter seule, dans son bain, avec une musique douce et une bougie parfumĂ©e, qu'avec l'Ă©quipe de foot de Puerto Rico (OK, ça c'est un exemple à moi pas à Angela).
Bien sûr, pour rester en forme, il faut nĂ©anmoins faire des exercices. Vous verrez donc ci-aprĂšs le work-out version Angela, seule sur son tapis chinois, en parallĂšle avec la version Zsa-Zsa Gabor (autre vieille peau star culte chez les gays cĂ©lĂ©britĂ© senior euh là je ne sais pas comment la dĂ©crire), avec deux body-builders, sur sa moquette beige.



Et si vraiment, vous n'ĂȘtes pas venus sur ce blog pour voir des femmes à poil qui chantent en espagnol ou des vieilles qui jouent avec des grosses bouboules roses (à 0'55 sur la vidĂ©o !), je vous propose d'admirer Freddie Stroma, vu dans le dernier Harry Potter, danser en slip pour la marque de sous-vĂȘtements Acne (curieusement, cette marque ne s'est pas dĂ©veloppĂ©e sur le marchĂ© français... qui a envie d'avoir des comĂ©dons sur les fesses ?).



Bah, au moins, c'est plus fun et moins long que deux heures trente de Quidditch et de combat contre les Forces du Mal.

// vendredi 17 juillet 2009

Gros plan sur tes yeux quand ils me disent "je t'aime"

Mon amie Fabienne m'a envoyé récemment un lien vers la vidéo ci-dessous (Jakie Quartz, "Mise au point", 1983) afin de célébrer notre année de naissance.
J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce clip, notamment les scĂšnes dansĂ©es. Jakie me rappelle un peu mon amie BĂ©atrice (dont j'ai dĂ©jà parlĂ© ici). Quand elle dansait avec ses copines, elle faisait toujours le boute-en-train, comme Jakie dans la vidĂ©o, avec des doigts en l'air, des petites grimaces, la tĂȘte qui se balance.
En fait, Béatrice était hyper marrante, avant.



Par la mĂȘme occasion, j'ai dĂ©couvert une version rĂ©cente interprĂ©tĂ©e par Leslie (who ?).



Moi qui ai toujours (enfin, souvent) un avis sur tout, je suis complĂštement perplexe.
Quelle version est la plus ringarde ?

// jeudi 16 juillet 2009

Cover boys



J'ai rĂ©cemment reçu un exemplaire de Zorro, le roman d'Isabel AllendĂ© qui a inspirĂ© le musical, avec une nouvelle couverture qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre l'affiche du spectacle.
Bon, OK, je sais que pour ce type de production, la star, c'est d'abord LE SPECTACLE, pas l'interprÚte, mais bon, moi j'aurais bien aimé avoir Laurent Ban en couverture. Certes, ce visuel est trÚs joli mais j'ai un peu l'impression de lire un livre sur l'histoire des cigarettes Gitanes.
Bon, en mĂȘme temps, la couverture Ă©tant en fait une sorte de protĂšge-livre dĂ©tachable, je peux la retirer et rĂ©aliser mon propre visuel.

On a beau dĂ©crĂ©ter qu'on ne juge pas un livre à sa couverture, mais quand mĂȘme ça aide.
Je me souviens qu'à l'Ă©poque des MisĂ©rables à Mogador (j'Ă©tais toute gamine), une Ă©dition du roman de Hugo Ă©tait ressortie avec des photos du spectacle en couverture. JĂ©rĂŽme Pradon (jeune à l'Ă©poque) Ă©tait sur le tome 3.
Du coup, je m'étais plongée sans broncher dans la lecture de cette saga, et Waterloo et les égoûts de Paris n'avaient plus aucun secret pour moi.

Bon, je crois que je vais quand mĂȘme emporter Zorro dans mon sac de plage.
Et acheter le dernier Marie-Claire qui a un titre assez intrigant en couverture : "Les soirées échangistes chez les moins de trente ans".

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