I believe in angels
Par Yvonne, mercredi 22 juillet 2009 à 11:52 :: > Théàtre musical :: #262 :: rss
Mes amis de Regard en Coulisse, hommes et femmes confondus, m'avaient déjà longuement parlé de Swinging Life dont un extrait avait été présenté lors de la grande fête du théâtre musical, le 11 mai dernier, sans oublier la toute première représentation parisienne complète au Trianon, la semaine suivante.
- Ah, tu verras, c'est super génial.
- Les mecs sont magnifiques.
- Je suis amoureuse !
-Comment ils bougent trop bien leur cul ! Ils ont le rythme dans la peau !
- Now I've tasted chocolate and I'm never coming back !
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine concentration et quelques notions de décryptage.)
J'ai tout de même été obligée de leur dire :
- Ok mes chéries, mais ça parle de quoi, au juste ?
- Ah, euh, ben, c'est des extraits de comédies musicales genre jazz, soul, gospel, tu vois.
- Comme quoi ?
- Euh, La Couleur Pourpre, je crois.
- Des trucs jazz aussi, style "Man I Love".
- Non, "Loverman".
- Ah ouais, c'est vrai. Enfin. Tu vois, quoi ?
- Ouais, ouais. Je vois bien, vous expliquez vachement bien.
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine dose de diplomatie voire une pratique régulière du mensonge.)
En fait, je ne voyais pas du tout. J'ai donc décidé de suivre un groupe d'amis (car je sors rarement seule) pour me faire moi-même une idée.
Munie d'un grand éventail de tai-chi (on m'avait prévenue qu'il n'y avait pas de clim) et vêtue d'une petite robe d'été récemment achetée en soldes, me voilà donc rendue à l'Alhambra pour découvrir cette revue swing.
Et je parle bien d'une revue swing dans le sens musical du terme. Pas d'une "revue swing" dans le sens "Swing Magazine".
Pour être honnête, je dois dire que j'étais bien contente d'avoir apporté mon éventail. Certes, il faisait chaud dans la salle mais la vue de ce cast était tout à fait troublante et temperature-rising.
Alors, je vous entends déjà me dire que j'ai la mémoire courte et que j'ai déjà vu ces artistes, avant, dans Le Roi Lion. Tout d'abord, ce n'est pas complètement vrai : certains d'entre eux n'ont rejoint la production que récemment (et je n'ai pas été invitée depuis près d'un an). D'autre part, comment juger de la plastique d'un homme quand il porte un costume de hyène ?
Dans Swinging Life, il y a des costumes élégants qui mettent bien en valeur la beauté masculine (chemises, vestons, gilets... so chic) mais le talentueux costumier (Sami Bedioui, citons-le) a su aussi proposer des tenues moins "couvrantes".
Certes, ce que je regarde en premier, chez un homme, c'est son sourire (ah, le sourire de Mathieu Boldron).
Mais c'est sûr que si on me propose d'admirer des jolis tétons (Mathieu), des biceps musclés (Germaine) ou un magnifique... un sublime... un impressionnant... euh... whatever... (Thierry), que voulez-vous que je fasse ? Que je continue à regarder les sourires ?
Sami, merci d'avoir vêtu les anges d'un simple slip blanc.
Dieu, si le paradis est ainsi, merci de me faire mourir sur le champ.
Et merci de m'épargner la case purgatoire et enfer. J'ai déjà vu Da Vinci et Cléopâtre sans broncher. C'est à peu près équivalent, non ?
Alors, c'est vrai, Swinging Life suscite quelques (autres) questions.
Pourquoi quand, moi, je prends le métro aux heures de pointe, je me retrouve coincée entre des vieux pervers, plutôt qu'entre Germaine, Thierry et Mathieu (comme dans leur tableau "métro new yorkais") ? Et dans le tableau "prostitution black", pourquoi Valéry Rodriguez est-il déguisé en Morticia Addams ?
Mais le spectacle répond aussi à des interrogations existentielles.
Oui, les anges existent. Ils sont beaux. Ils sont blacks. Et ils sont bien faits.
Il reste encore quatre représentations du spectacle. Le placement est libre. Au premier rang, vous ne devriez pas avoir besoin de jumelles. (Swinging Life sur Myspace)
- Ah, tu verras, c'est super génial.
- Les mecs sont magnifiques.
- Je suis amoureuse !
-
- Now I've tasted chocolate and I'm never coming back !
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine concentration et quelques notions de décryptage.)
J'ai tout de même été obligée de leur dire :
- Ok mes chéries, mais ça parle de quoi, au juste ?
- Ah, euh, ben, c'est des extraits de comédies musicales genre jazz, soul, gospel, tu vois.
- Comme quoi ?
- Euh, La Couleur Pourpre, je crois.
- Des trucs jazz aussi, style "Man I Love".
- Non, "Loverman".
- Ah ouais, c'est vrai. Enfin. Tu vois, quoi ?
- Ouais, ouais. Je vois bien, vous expliquez vachement bien.
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine dose de diplomatie voire une pratique régulière du mensonge.)
En fait, je ne voyais pas du tout. J'ai donc décidé de suivre un groupe d'amis (car je sors rarement seule) pour me faire moi-même une idée.
Munie d'un grand éventail de tai-chi (on m'avait prévenue qu'il n'y avait pas de clim) et vêtue d'une petite robe d'été récemment achetée en soldes, me voilà donc rendue à l'Alhambra pour découvrir cette revue swing.
Et je parle bien d'une revue swing dans le sens musical du terme. Pas d'une "revue swing" dans le sens "Swing Magazine".
Pour être honnête, je dois dire que j'étais bien contente d'avoir apporté mon éventail. Certes, il faisait chaud dans la salle mais la vue de ce cast était tout à fait troublante et temperature-rising.
Alors, je vous entends déjà me dire que j'ai la mémoire courte et que j'ai déjà vu ces artistes, avant, dans Le Roi Lion. Tout d'abord, ce n'est pas complètement vrai : certains d'entre eux n'ont rejoint la production que récemment (et je n'ai pas été invitée depuis près d'un an). D'autre part, comment juger de la plastique d'un homme quand il porte un costume de hyène ?
Dans Swinging Life, il y a des costumes élégants qui mettent bien en valeur la beauté masculine (chemises, vestons, gilets... so chic) mais le talentueux costumier (Sami Bedioui, citons-le) a su aussi proposer des tenues moins "couvrantes".
Certes, ce que je regarde en premier, chez un homme, c'est son sourire (ah, le sourire de Mathieu Boldron).
Mais c'est sûr que si on me propose d'admirer des jolis tétons (Mathieu), des biceps musclés (Germaine) ou un magnifique... un sublime... un impressionnant... euh... whatever... (Thierry), que voulez-vous que je fasse ? Que je continue à regarder les sourires ?
Sami, merci d'avoir vêtu les anges d'un simple slip blanc.
Dieu, si le paradis est ainsi, merci de me faire mourir sur le champ.
Et merci de m'épargner la case purgatoire et enfer. J'ai déjà vu Da Vinci et Cléopâtre sans broncher. C'est à peu près équivalent, non ?
Alors, c'est vrai, Swinging Life suscite quelques (autres) questions.
Pourquoi quand, moi, je prends le métro aux heures de pointe, je me retrouve coincée entre des vieux pervers, plutôt qu'entre Germaine, Thierry et Mathieu (comme dans leur tableau "métro new yorkais") ? Et dans le tableau "prostitution black", pourquoi Valéry Rodriguez est-il déguisé en Morticia Addams ?
Mais le spectacle répond aussi à des interrogations existentielles.
Oui, les anges existent. Ils sont beaux. Ils sont blacks. Et ils sont bien faits.
Il reste encore quatre représentations du spectacle. Le placement est libre. Au premier rang, vous ne devriez pas avoir besoin de jumelles. (Swinging Life sur Myspace)




Commentaires
1. Le mercredi 29 juillet 2009 à 00:33, par Slim
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