// mardi 29 septembre 2009

En attendant...

Mon ami Piman a porté à ma connaissance un article très intéressant d'un certain Angel Jimenez qui prétend avoir refusé le rôle de Zorro dans la production tant attendue.
Info ou intox ? J'aurais plutôt tendance à pencher pour la seconde solution.
En tout cas, je n'aime pas faire des comparaisons basées uniquement sur le physique, ce n'est pas du tout mon genre... mais bon, vous jugerez par vous-mêmes.


Angel Jimenez


Laurent Ban

// dimanche 20 septembre 2009

Young and sweet, only seventeen

Il y a vingt ans, jour pour jour, avait lieu la première de Miss Saigon.
Wait, wait, wait...
Vingt ans ?
Ce qui veut dire que j'ai 25 28 30 33 35 38 29 ans ?

Bon, ben pour noyer mon chagrin face au temps qui passe, je vais me replonger dans mon cast recording et chanter les premières répliques de Kim quand elle se présente aux GI's.
"I'm seventeen and I'm new here today..."

// samedi 12 septembre 2009

My name is Dita

dita von teese

La célèbre "effeuilleuse" Dita Von Teese is back in town dans une grande revue au Casino de Paris.
Bon, je vous avoue que ça ne m'empêche pas de dormir la nuit mais je dois bien reconnaître que j'étais intriguée par le mélange improbable : effeuilleuses (Dita et ses copines) + metteur en scène formé chez Chéreau (Philippe Calvario) + comédiens du théâtre musical (Sinan Bertrand, Olivier Breitman, Vincent Heden...) = on obtient quoi ?
Des nanas à poil qui déclament du Koltès pendant que des boys font "Le cercle de la vie" ?

C'est donc avec une grande curiosité que je me suis rendue à la conférence de presse précédant la première.
Tout d'abord, je dois dire que Dita et ses copines aux pseudos de travelos (Gentry de Paris, Julietta La Doll et Millicent Binks) sont impeccables des pieds à la tête.
Pas un cheveu de travers, pas une erreur de maquillage, pas un faux pli.
C'est là que je me suis dit que je ne pourrai jamais être star de l'effeuillage ou star tout court : le temps de me préparer pour être aussi jolie, il serait déjà l'heure d'aller me coucher.
Bref, c'est un métier.
Cependant, Dita, pas égoïste pour un sou, accepte gentiment de partager ses secrets de pro quand une journaliste, inspirée, lui demande si elle peut donner quelques tuyaux sur l'art de l'effeuillage aux femmes, euh, disons normales comme vous et moi.
La réponse fuse, immédiate :
"Les éclairages ! Dans ma chambre, j'ai des variateurs de lumière partout !"
Donc, en fait, si je comprends bien, plus on est moche, moins on met de lumière ?
On varie selon l'avancée de son régime et du respect des points Weight Watchers ?
Je l'admets, je n'ai pas osé demander de complément d'information de peur de passer pour une idiote.
Mais c'est alors que Dita a ajouté : "Il ne faut surtout pas essayer d'être sexy, il faut se SENTIR sexy !"
Sous-entendu "Tout est dans la tête".
Le metteur en scène nous précise à ce moment-là que c'est là, la beauté du message de ce spectacle : il faut s'aimer soi-même.

La précision était utile.
En effet, c'est nourrie de ce message que je suis allée voir le spectacle quelques jours plus tard. Et ça m'a aidée.
Dès la première séquence, quand Julietta apparaît et que marchant de dos, son string nous permet d'admirer 99,3 % de ses fesses, j'ai entendu mes voisines ricaner : "Oh ! Mais elle a de la cellulite ! Ca gigote comme un Flamby !"
J'avais envie de leur répondre : "Et alors ? Elle aime son corps, elle ! Elle se sent sexy !"
Je trouve que les femmes sont vraiment impitoyables entre elles.
Parfois, j'aimerais être un homme et pouvoir avoir des poignées d'amour, et des poils qui sortent du nez et des oreilles sans que personne n'y trouve rien à redire.
Mais, je m'égare. Le spectacle continue, un peu de Piaf, un peu de claquettes, un peu de magie, un homme déguisé en Joséphine Baker.
Tiens, ça me fait penser que je dois acheter du smoothie bananes-coco.

Arrive Gentry, initiatrice de ce projet. En voyant Gentry se déshabiller sur scène, certains spectateurs autour de moi se sont mis à glousser, pensant que c'était un parti pris comique de voir une maigrichonne faire des pointes.
D'autres pensaient que c'était un choix artistique du metteur en scène, un manifeste contre la faim dans le monde ou contre la maltraitance des petits rats de l'Opéra.
Bref, là encore ça ricanait.
Moi, non. Je ne me serais jamais permise. D'abord, je pense qu'il faut respecter les petites dames anglaises*, comme la Reine d'Angleterre, Miss Marple, Elton John ou Judi Dench.
Et puis cette adorable mummy est peut-être bien la mère d'une des mes chanteuses préférées : Ruthie Henshall.


Gentry de Paris --------------------------------------> Ruthie de London

Ben, y'a un air, vous trouvez pas ?
[*Un de mes camarades de Regard en Coulisse m'informe que Gentry est née à Hollywood, elle n'est donc pas anglaise. Bah oui, mais moi, je n'ai pas eu droit au programme avec sa bio...]

Venons-en à Dita. Elle, c'est un autre niveau.
Si elle commande un Cointreau, c'est dans un verre géant dans lequel elle peut se baigner toute nue (enfin presque toute nue).
Si elle fume de l'opium, elle imagine des mains de femme gantées de satin rouge qui lui touchent les nichons.
C'est là toute la différence entre une star et une personne normale.
Moi, quand je commande un Cointreau, je le bois, je ne me baigne pas dedans.
Quant à l'opium, même si on en fumait à Saigon dans les années 30, moi, je n'étais pas née, donc aucune expérience en la matière.
Concernant le pelotage de seins, les spectateurs intellos à côté de moi y ont vu, encore une fois, un message.
"Wooouah ! Génial ! C'est un message de prévention contre le cancer du sein ! Pour inciter les femmes à se faire dépister ! Comme Estelle Lefébure en couverture de Marie-Claire cette semaine !"
Personnellement, j'y ai juste vu l'illustration du fantasme masculin le plus banal.
Ceci dit, si ça peut faire office de prévention, tant mieux !
Yes, les filles, prenez tout de suite rendez-vous, votre palpation sera peut-être moins glamour que celle de Dita mais au moins, elle vous sera utile.

sophie davant nue

Au final, l'air de rien, prévention mise à part, le spectacle délivre un message très positif.
Il nous prouve qu'on peut être maigre, âgée, avoir un cul un peu flapi, ne pas savoir super bien danser et occuper la scène du Casino de Paris.
L'important est de se SENTIR sexy. Tout est dans la tête.

Enfin, Dita et Gentry nous ramènent aux origines du burlesque (on parle bien sûr du burlesque américain qui n'a rien à voir avec le sens français où l'on imagine plutôt Jacques Tati, tartes à la crème et cie). Or, une des grandes stars du burlesque américain était Gypsy Rose Lee, régulièrement citée par Dita, et une des figures centrales de la comédie musicale Gypsy, grand classique du genre.
Je trouve donc là un excellent prétexte pour vous montrer un petit extrait de Gypsy, version gala, avec Bernadette Peters, Julia McKenzie et.. tiens, Ruthie Henshall... (a-t-elle appris l'art de l'effeuillage avec sa mère ? Tiens, y'a même Lea Salonga au tout début !) où des effeuilleuses chevronnées expliquent leur art. Selon elles, il suffit juste d'avoir un gimmick !



Last but not least, je vous laisse avec une vidéo de Madonna, extrait de son Girlie Show. Le metteur en scène nous a promis que la deuxième partie du spectacle était inspirée du Girlie Show. Comme je n'ai pas trop vu la similitude, je me dis que ça ne fait jamais de mal de retourner à la source. Voici donc le titre "Erotica" dont les paroles comment par : "My name is Dita..." (OK, pas dans la version scène, mais sur le disque, oui).
Sur ce, pour me prouver que j'aime mon corps, je vais manger quatre Oreos enrobés de chocolat blanc.
Ensuite, je vais acheter des variateurs de lumière.

// lundi 07 septembre 2009

Oublier Cheyenne

Mon amie Brigitte m'a passé un savon l'autre jour. Elle lisait tranquillement mon blog sans avoir remarqué que sa petite fille de quatre ans, Nina, reluquait derrière elle, notamment quand elle matait la vidéo du strip-tease de Cheyenne Jackson.
"A cause de toi, Nina est devenue une fan de Cheyenne [who could blame her ?] ! Du coup, j'ai dû lui montrer plein de vidéos de Cheyenne et elle a vu deux hommes se rouler des pelles pour la première fois !"
Well, what can I say ?
Autant préparer tout de suite cette petite fille à la dure réalité de la vie (surtout si elle évolue dans le milieu du théâtre musical).
Les hommes qu'on aime ne sont pas toujours accessibles, parfois ils sont gays, parfois ils sont mariés, et parfois ils sont mariés et gays.
Pour les autres lecteurs (car Nina a déjà tout vu), je propose ces deux petites vidéos où Cheyenne est avec deux autres acteurs ouvertement gays de Broadway. Dans l'une des deux vidéos, Cheyenne roule justement des pelles à son partenaire....





Et tant qu'à compléter l'éducation de Nina, je lui propose une scène d'un film au titre très symbolique : Oublier Cheyenne.
Attention, il s'agit d'un film lesbien. Donc les personnages aiment la nature, pêchent des poissons et dépècent des lapins.



Je vous ai prévenus.

// mardi 01 septembre 2009

Postérité

Parfois, je me dis que c'est mieux d'être une illustre inconnue comme moi et d'être certaine de ne jamais finir au Musée Grévin.
Parce que quand vous voyez ce qu'ils ont fait à Madonna... (même les racines n'y ont pas échappé...)

madonna grévin

Finalement, c'est peut-être plus cool d'être Susan Boyle.
Alors, certes, on ne se tape pas des jeunes Brésiliens répondant au doux nom de Jésus, mais on peut chanter Les Misérables sans que personne ne trouve rien à redire.
On n'a pas des millions de dollars mais au moins on n'a pas besoin de faire du jogging, de la muscu et du Pilates et du Bikram tous les jours.
Et puis avec un bon relookeur plein d'idées inventives, et un peu beaucoup de Photoshop, on peut même être dans Harpers' Bazaar !


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