// lundi 30 novembre 2009

Bui Doi #2

chris messina

Dans Away We Go, Chris Messina est un sexy daddy ayant adopté une adorable petite Asiatique qui sait chanter La Mélodie du Bonheur.
Quelqu'un peut me dire où remplir le formulaire d'adoption ?
Pour être adoptée, bien sûr.
Je suis une adorable grande Asiatique qui sait chanter La mélodie du bonheur.
"Do-ré-mi..." (c'est quoi après déjà ?)

// vendredi 27 novembre 2009

Priceless



Objet : Chaussures portées par Judy Garland dans Le Magicien d'Oz.
Valeur : 666.000 $ lors d'une vente aux enchères chez Christie's East, le 24 mai 2000.



Objet : Slip Superman porté par Dan Menasche dans La mégère à peu près apprivoisée.
Valeur : Inestimée. Inestimable.

// mardi 24 novembre 2009

Latte boys

La chaîne américaine Liftime diffusera le 5 décembre prochain un téléfilm avec Kristin Chenoweth (Wicked) dans le rôle d'une jeune new-yorkaise qui perd le même soir son fabuleux job et son petit ami.
Comme elle est Américaine, elle rebondit (boiiiing !) et trouve du taf dans le Montana.
Comme elle est sympa, elle décide de récolter des fonds pour l'équipe de secourisme local en leur faisant poser nus pour un calendrier.
Mais pourquoi n'ai-je pas eu l'idée de faire un calendrier avec les pompiers de la caserne de mon quartier, le soir où je me suis fait plaquer par ce salaud de Luigi mon ex, plutôt que d'aller acheter des Manon chez Léonidas ?
Ma vie serait peut-être un téléfilm à l'heure qu'il est.



(Un des calendar boys)

// dimanche 22 novembre 2009

Le Roi Soleil

C'est toujours avec une certaine appréhension mêlée d'un sentiment de culpabilité, mais également d'excitation non rationnelle que je me rends au Palais des Sports pour voir un spectacle.
Tout d'abord, il y a le voyage qui fait d'une soirée au Palais des Sports une véritable expérience en soi. Rive gauche ! Le quinzième ! Les abord du périphérique ! So exotic ! Et pour peu que le métro soit perturbé et que vous soyez obligés de descendre quelques stations avant, l'exploration et la découverte sont encore plus totales : ces petites rues calmes, ces échoppes tellement charmantes... Je me serais crue dans un quartier de Brooklyn, avec juste ce qu'il faut de jetlag.

L'autre chose très excitante lorsqu'on se rend au Palais des Sports réside dans le spectacle que l'on va voir. Que de souvenirs émus sont associés à ce lieu : danseurs quasi nus, abdos d'acier, cuisses de fer. Ah, memories.
C'est donc avec beaucoup de curiosité que je suis allée découvrir Le Roi Soleil, avec ses extravagantes crinolines, ses fabuleuses perruques et ses menuets. Enfin, je peux approfondir mes connaissances sur la vie à la cour de Versailles puisqu'au collège, durant les cours d'histoire, je préférais dessiner des coeurs dans la marge de mes cahiers en regardant Arnaud D. ou Fouad F. plutôt que d'écouter Mme G.

J'interromps brusquement la rédaction de ce billet puisque mon amie Mawie (avec qui je discute parallèlement sur msn - oui, je suis une femme, je peux faire plusieurs choses en même temps) qui m'accompagnait au spectacle, m'informe que nous sommes allées voir Mozart, l'opéra rock.
J'avoue que je tombe des nues.
Je lui écris alors : "Mais comment tu sais que c'était un spectacle sur Mozart, il n'y a rien qui le montre vraiment !".
Elle me répond : "La nana qui vendait des programmes criait 'Mozart, demandez le programme !'"
Je réponds "lol" (c'est vraiment quand je ne sais pas quoi dire et que je me trouve conne que j'écris "lol").
Okay ! loooooooooooooool ! Maintenant je comprends mieux pourquoi il n'y avait pas Emmanuel Moire.
Alors, c'est vrai, vous me direz que "Etre à la hauteur" et les titres du Roi Soleil sont sortis il y a déjà un sacré bout de temps, mais en même temps, à force de faire la promo ultra à l'avance, on finit par s'y perdre.
On me signale même que j'ai déjà vu Le Roi Soleil et que j'ai déjà écrit dessus. C'est fou comme on oublie vite certaines choses.

Je recommence donc : je suis allée voir Mozart, l'opéra rock.
Comme vous le savez sans doute le Palais des Sports et grand mais ce qui est bien, c'est qu'il y a des tentatives de l'aménager pour qu'on s'y sente comme à la maison : il y a des écrans télés avec de la pub. Malheureusement, la télécommande n'est pas livrée avec : impossible de couper l'image et encore moins le son.
Justement, parlons du son. Certains de mes amis qui sont allés voir Mozart ont trouvé le son un peu fort, mais merde, quoi, les amis, vous êtes au Palais des Sports, pas au Point Virgule.
Et puis, il y a un équilibre tout à fait délicieux entre le volume sonore des chansons et l'adorable douceur de Miccelli Ponto Micaelo Leconte Miccio Mitchi Mikaelangelo Lokonte. Le parti pris de lui faire jouer ses scènes tout en délicatesse est absolument merveilleux. C'est un peu comme si un Etienne Daho sous Prozac déclamait La Voix Humaine de Cocteau en version soft. C'est un concept ultra intéressant. J'adore la douceur.

A bien y réfléchir, il y a des tonnes de trucs que j'ai adorées dans ce spectacle.
Par exemple, il y a des anachronismes ici et là. Un photographe au mariage ? Mais oui, c'est une idée fabuleuse ! Le vérité historique est une valeur totalement bourgeoise. J'adore les partis pris rebelles.

Trop hype aussi la première apparition de Aloysia Weber, interprétée par Melissa Mars, accompagnée par des danseuses qui manipulent des boules disco. J'adore le disco.

A un autre moment, il y a une scène un peu SM chic édulcoré (à l'opéra tout de même) où les femmes se servent des hommes comme de chaises. Pas plus tard que l'autre soir, je disais à un des mes amants amis connaissances qu'il ferait une merveilleuse table basse. J'adore le concept de meubles humains.

Il y a également une chanson qui s'appelle "Tatoue-moi" (un tube me dit-on, "Tatoue-moi sur tes seins"... ça doit faire mal ?) qui se passe à Paris où des jeunes gens avec des longs bâtons font une simulation de ski de randonnée. J'adore le ski de randonnée (mais, mon Dieu, que de courbatures !).

Mais ce qui compte, c'est que ce spectacle soulève aussi des questions existentielles. Et ça, j'adore plus que tout.
En effet, Mozart m'a fait réfléchir à la vie, et surtout à la mort, non pas que je voulais me tuer (quoique l'idée puisse paraître séduisante au bout d'un moment...) mais il y a une scène très poignante où le père de Mozart est sur son lit de mort et où sa fille lui chante une chanson.
Cette scène m'a inspiré trois réflexions existentielles :
1 - Si je suis en train de mourir et que ma fille me parle de mon "oeil qui s'enrhume", je la raye de mon testament.
2 - Si en plus, elle ramène toutes ses copines salopes danseuses échappées d'un hommage à la "Salsa du démon" (jupettes courtes et cornes), j'utilise mes dernières forces pour la tuer.
3 - En même temps, je n'ai pas de fille, ce qui simplifie les choses.

A propos de mort :
****ATTENTION : SPOILER****
Quand Mozart meurt à la toute fin, il y a deux femmes toutes droit sorties du défilé Azzaro 1983 qui l'entraînent vers la lumière, mais une lumière disco. Genre : "Viens, on t'emmène au paradis et ça s'appelle le Studio 54."
Et ça aussi, j'ai adoré.

Mais, à dire vrai, et là, ça me tue de devoir écrire ça, je n'ai pas autant adoré que Cléopâtre, ou Les Dix Commandements ou Autant en emporte le vent.
Je crois que quelque part la patte Ouali me manque profondément. Où sont les pagnes des égyptiens torses nus, où sont les haillons des esclaves noirs torses nus, où sont les jupettes des soldats romains torses nus ?
Bref, où sont les torses nus ?

Pour me changer les idées, je vais écouter Kimera, tiens. Elle aussi, elle rend hommage à Mozart (et ça ne dure que cinq minutes).

// jeudi 19 novembre 2009

Do, le do, il a bon dos

Si à l'approche de Noël, vous êtes irrésistiblement attirés par les grandes étendues enneigées, les apple strudels servis avec un verre de vin chaud, et par des charmantes têtes blondes chantant des chansons en allemand, deux possibilités s'offrent à vous :

Vous avez d'une part La Mélodie du Bonheur qui se jouera bientôt au Châtelet.
Dans la scène ci-dessous (extraite du film), Maria explique aux enfants les bienfaits de la musique.



Et vous avez d'autre part, actuellement sur vos écrans, la Palme d'Or 2009, Le Ruban Blanc.
Dans la scène ci-dessous, le Pasteur explique à son fils les bienfaits méfaits de la masturbation.



Vous préférez :
(a) des enfants qui chantent do ré mi à tue-tête et font du yodeling (yo de lo hi hou)
(b) des enfants qui sont prêts à tuer leur frère et à découper des canaris vivants avec une paire de ciseaux ?

Vous réfléchissez et vous me tenez au courant ? Parce que moi, là, j'hésite.

// dimanche 15 novembre 2009

Dans la baignoire

Pour me remettre du cocktail sangria-mojito-champagne de Zorro, il me fallait de l'eau.
Beaucoup d'eau.
Une baignoire d'eau.
Avec un homme dedans par exemple.
Un homme qui s'appellerait David O'Mer et qui serait beau, musclé et qui réaliserait des tours de force impressionnants avec son corps.
La Clique, quoi.

J'avais beaucoup entendu parler de La Clique, mais j'étais un peu réticente au départ.
Depuis que j'ai vu la revue de Dita Von Teese, quand on me parle d'un spectacle associé aux mots "cabaret", "burlesque", "revue", j'ai peur de me retrouver nez à nez avec des vieilles peaux fripées over-maquillées se trémoussant toutes nues devant moi.
Et pour ça, les vestiaires de ma gym me suffisent amplement. Julie Pietri fréquente le même club que moi.
De plus, les échos - pourtant très positifs - que j'en avais eus n'étaient pas pour moi des arguments vendeurs.
Mon ami Bernard a été particulièrement fasciné par le numéro d'une magicienne qui fait disparaître des mouchoirs, et qui finit entièrement nue, pour bien prouver qu'elle ne cache rien dans ses manches...
Notons tout de même que son dernier mouchoir sort de son string et qu'elle le passe sous le nez d'un spectateur.
Mouais, ce n'est pas forcément mon idée d'un spectacle. Mais je dois reconnaître, que c'était plutôt amusant.



Au final, le seul point un peu négatif de ce numéro, c'est que je me suis sentie très vieille en me disant que la magie avait bien évolué depuis mes derniers souvenirs... datant de Garcimore.



Pour me convaincre un peu plus, Bernard m'a dit qu'il y avait aussi des hommes sexys. Mais moi, désormais, je suis méfiante, cet argument ne me suffit plus. Par exemple, toujours dans le spectacle de Dita, il y avait un numéro de "boylesque" (non, non, non, pas Susan Boyle, boylesque = boy + burlesque) pour au final se retrouver avec un homme à peine torse nu avec les tétons cachés par des trucs avec des fils qui pendouillent. Pour moins cher, je peux toujours voir mon ami Jean-Edouard imiter Madonna dans le Girlie Show (le concert dans lequel elle a justement des fils qui pendouillent au bout des seins) après une soirée arrosée.
Beaucoup plus fun et moins prétentieux.

Non, ce qui a fini par me convaincre, c'est lorsque Bernard m'a dit qu'il y avait un numéro avec un homme dans une baignoire.
Et ça tombe bien, j'adore les hommes et j'adore les baignoires.
Les douches, c'est politiquement correct, c'est pratique, c'est écologique mais les bains, c'est mieux, ça permet de passer plus de temps ensemble.

La Clique propose donc un numéro durant lequel David O'Mer (injustement surnommé "l'homme-baignoire" donnant l'impression qu'il est en émail et qu'il va falloir le récurer avec du Cif), tantôt immergé dans sa baignoire, tantôt suspendu dans les airs, et vêtu d'un simple jean, fait des prouesses acrobatiques.
Alors forcément, ça éclabousse et les spectateurs du premier rang ont droit à un plastique pour se protéger.
En plus de ça, David, petit malin, s'amuse à recracher de l'eau de sa bouche en direction d'une spectatrice du premier rang.
Le soir où j'y étais, celle-ci poussait des petits cris dégoûtés en se cachant derrière son plastique.
Stupid bitch.

Maintenant, comme mon ami Bernard, j'ai envie de vous conseiller d'y aller. Si vous avez envie de renifler les foulards sortant du string d'Ursula, prenez la catégorie VIP, si vous voulez être éclaboussés par David, prenez la catégorie 1.
Personnellement, mon choix est fait.
Sur ce, je vous laisse avec David O'Mer et moi, je vais me faire couler un bain.





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