Oui, je le reconnais, j'ai mis un peu de temps avant d'écrire un billet sur la Première de Gala de Zorro qui a eu lieu le 5 novembre dernier.
En même temps, il m'a fallu du temps pour m'en remettre.
Je devrais écouter plus souvent mon amie Nono. Avant chaque soirée, elle me dit toujours : "Ne fais jamais de mélange, c'est fatal !". Et bien, je crois que j'aurais dû suivre ses conseils pour éviter d'avoir la tête à l'envers.
En même temps, vous reconnaîtrez qu'il y avait de quoi céder à la tentation. Dès l'ouverture des Folies Bergère, les invités étaient accueillis par un verre de sangria. Comment refuser une boisson gratuite offerte par des charmants jeunes gens ?
C'est affreusement impoli de dire non dans certaines circonstances.
Ensuite, à l'entracte, il y avait des mojitos et autres boissons avec des noms exotiques et des compositions curieuses (liqueur de café...) servies dans des mini-bouteilles individuelles. So chic. Mais bon, sangria, liqueur de café, rhum, au bout d'un moment, ça tape un peu sur la tête. Sans compter qu'après le spectacle, il y avait du champagne et du vin.
Ceci dit, être ivre ne m'a jamais empêchée d'apprécier un spectacle et j'ai des souvenirs extrêmement précis de cette soirée.

Il s'agissait donc de la Première de Cabaret Zorro, comédie musicale revenant aux origines du mythe, à savoir comment Don Diego de la Vega, jeune homme fougueux est devenu un justicier masqué.
****ATTENTION SPOILER****
Ben, euh... tout simplement en prenant ce qui traînait dans la malle à costumes.
"Ah, tiens, y'a une cape ! Et si j'essayais !"
"Rhoooo, regardez-moi ça! Un masque ! C'est rigolo comme tout !"
Heureusement qu'il n'a pas ouvert par erreur la malle de sous-vêtements d'Inez.
Personnellement, je trouve que ça casse un peu le mythe plutôt que de le construire, mais passons, car ce qui compte, c'est quand Zorro n'a PAS de costumes. Encore une fois, Laurent Ban (qui incarne le rôle-titre) est torse nu pendant un tableau, comme dans tous ses spectacles (à part Le Petit Prince parce qu'apparemment, les héritiers de Saint-Exupéry n'étaient pas d'accord).
Mais, là, que diable ! Il fait chaud en Espagne, c'est tout à fait logique et cohérent de danser du flamenco torse nu.

Torse nu ou pas, l'homme reste toujours mystérieux. (Ca, c'est de moi, pas de Simone de Beauvoir, juste au cas où vous vous demandez)
A un tel point que Luisa, le jeune première amoureuse de Zorro, n'arrive pas à reconnaître Diego, son ami d'enfance, derrière le masque, alors qu'elle n'est qu'à quelques centimètres de lui. Pourtant, ces pectoraux et ces biceps sont reconnaissables à plusieurs mètres.
De plus, pour ma part, il m'est déjà arrivé de fréquenter des hommes qui portaient des masques ou des cagoules et de très bien savoir à qui j'avais affaire. Mais bon, j'ai peut-être plus de compétences en ce domaine qu'une jeune vierge espagnole du 19e siècle.

Ceux qui me connaissent ou qui me lisent depuis longtemps, ont sans doute remarqué que j'étais très attirée par la culture latine.
Alors, bon, je vous entends d'ici me dire que je ne suis attirée que par les HOMMES latins.
Mais non, pas du tout !
Enfin, pas uniquement.
J'adore aussi Picasso, Goya, Barcelone, Gaudi, le salsichon de Vic (il s'agit d'une ville), les quesadillas, les burritos, les films d'Almodovar, la chanson "Porque te vas" et les oeuvres de Frida Kahlo.
Bon, maintenant, je rajoute Juan Carlos Sanchez Quesada à ma liste.
JCSQ est un des danseurs de flamenco dans le spectacle et en faisant quelques recherches sur son nom, j'ai failli avoir une attaque en apprenant qu'il avait joué dans un spectacle s'intitulant Flamenco al desnudo.
Ay ay ay ! Quééééé ? Un spectacle de flamenco nu ? Mais, il porte quand même des chaussures pour faire du bruit ?
Ouais, bon, en fait, en lisant le descriptif du spectacle, il s'agit de "l'âme" qui est dénudée.
Comment on dit "Big fucking deal" en espagnol ?
Du coup, je vous mets une petite vidéo de JCSQ.



Parfois, je me dis que quelqu'un entend mes prières.
Je disais dans un billet précédent que j'adorais les croquetas de jamon et que j'espérais qu'il y en aurait au cocktail. Et bien ma prière a été à moitié exaucée puisqu'il y avait des croquetas de pimientos !
Quoi ? Vous y étiez et vous ne les avez pas vues ? Normal, il n'y en avait qu'un plat et j'ai tout mangé !
Enfin, je vous épargnerai les blagues sur le jamon et sur Ramon, le nom du frère de Zorro.

Now, what's next ?
Mamma Mia ?
J'ai hâte (si je ne suis pas radiée des listes) de savourer le buffet grec !
J'adore les feuilletés au fromage (j'ai oublié le nom) !

Pour conclure, je vous laisse avec Brigitte Bardot chantant "Ay que viva la sangria".
J'ai longtemps hésité à mettre une vidéo d'elle car j'ai tendance à la boycotter, mais j'ai néanmoins décidé de la mettre pour les raisons suivantes :
1 - La chanson résume parfaitement mon état d'esprit (Ay que viva la sangria... Ay que viva la sangria... Ay que viva la sangria... Ay que viva la sangria...)
2 - La vidéo résume parfaitement mon état d'esprit. Ben quoi, y'a juste des fruits qui tournent dans un verre ? Et alors, ça s'appelle du cinéma vérité ou de l'art vidéo. J'étais un peu comme ça l'autre soir, je regardais les fruits tourner dans ma sangria.
Sauf qu'il n'y avait pas de fruits.
3 - C'est Bardot qui a révélé les Gipsy Kings au monde, donc si vous estimez qu'elle aurait mieux fait de s'abstenir ce jour-là, ça vous donnera une raison de plus de la boycotter.