Forcément, après avoir vu The Sound of Music, je n'ai pu m'empêcher de penser à un autre classique de Rodgers et Hammerstein (que je préfère d'ailleurs à Sound of Music) The King & I.
Les deux spectacles partagent tout de même un certain nombre de points communs : une gouvernante qui débarque dans une famille pour s'occuper d'une ribambelle d'enfants, un patriarche au caractère fort, des caractères opposés,
Encore une fois, la comédie musicale idéalise la vie.
Je pense que si je réunissais tous mes neveux et nièces, ça donnerait à peu près le même nombre d'enfants que dans la vidéo ci-dessous, avec à peu près le même type de visage.
En revanche, je ne suis pas sûre qu'ils m'offriraient des éventails, un foulard et un collier en faisant une charmante danse autour de moi. Je crois plutôt qu'ils me demanderaient vingt euros pour s'acheter des bonbons avant d'aller jouer avec leur Playstation.
Souvent, je préfère la comédie musicale à la vie.



Maintenant, je pense que le Châtelet serait idéal pour accueillir une version digne de ce nom de King & I, avec orchestre symphonique et tonne de figurants asiatiques je leur envoie mes neveux, ça les occupera). En espérant qu'une "maison d'opéra" ne revisite pas trop l'oeuvre à la manière d'un Peter Sellars ou d'un Bob Wilson et la transpose dans un environnement moderne, style Anna devient caissière chez Tang Frères et se confronte à Tang, le big boss.
Ceci dit, même aux Etats-Unis, certaines productions se permettent quelques libertés.
Là, vous avez la version The King & I (qui a mangé un peu trop de brochettes de porc avec du riz gluant et qui a dû se faire faire des nouvelles robes) :



Là, vous avez la version Anna chez les Amish :



Finalement, tout est possible. En attendant, je vais réviser mes danses thaïlandaises (et je vous assure que ça n'a rien de pervers !).