// mardi 2 mars 2010

"Le navet va"

Demain sortira le très attendu Nine de Rob Marshall, adapté du Nine de Maury Yeston, lui-même adapté du 8 1/2 de Fellini.
Vue la logique, le film aurait dĂ» s'appeler 9 1/2.

Comme on peut s'y attendre quand les Américains s'attaquent à un classique du cinéma européen, la critique française n'a particulièrement pas aimé.
Extraits :
Le Monde : l'insulte faite au cinéma italien.
Le Figaro : une comédie musicale pleine de désaccords et de vulgarité. (...) Et le navet va !
Elle : ce Nine manque cruellement d'émotion et de dimension psychologique.
Télé 7 Jours : l'ensemble est globalement inégal et tutoie parfois le ridicule.
L'Express : Pourquoi un tel remake ?

J'en passe et des meilleures.
Ceci dit, remake ou pas, classique du cinéma européen ou pas, peut-être que c'est tout simplement un mauvais film.

Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup aimé le numéro "Cinéma Italiano" où Kate Hudson se déhanche sur le plateau de la Star Ac italienne.
Je pense qu'après Dracula, Kamel Ouali pourra mettre en scène Nine au Palais des Sports.
Dans un nouveau concept, avec moins de femmes, et plus d'hommes par exemple.
Ca, ce serait un choix artistique.
Même si j'ai adoré ce numéro (hmmm, les danseurs italiens en costumes cintrés), je pense qu'il y a une erreur de casting.
Kate Hudson, avec ses rondeurs, n'aurait-elle pas dĂ» jouer la Sarraghina ?
Well, maybe on Broadway next time.

Lorsqu'on reconnaît la patte d'un artiste, c'est qu'il a définitivement un style, un univers. En ce qui concerne Rob Marshall, son numéro le plus "marshallien" est sans nul doute "Be Italian", interprété par Fergie, accompagnée de danseuses toutes droit sortie de Cabaret... euh de Chicago... euh de Cabaret ET Chicago...
Personnellement, j'aime beaucoup quand les artistes établissent des passerelles entre leurs œuvres. Ici, ce sont les danseuses de Cabaret (Rob Marshall a signé la chorégraphie du dernier revival de Broadway) avec des gueules de tueuses de Chicago, qui font un numéro sur des chaises.
A ce stade lĂ , ce n'est plus une passerelle mais le Golden Gate.
Le numéro a néanmoins sa touche personnelle, comme ça se passe au bord de la mer, les filles balancent du sable, et comme elles sont italiennes, elles le balancent avec des tambourins.

nine fergie big boobs

Maintenant, je pense qu'on pourrait appliquer ce concept à d'autres adaptations de comédies musicales.
Pour Miss Saigon, les filles balanceraient du riz (ou du riz gluant si elles sont en forme) avec leur chapeau conique.

Sinon, depuis la projection de presse, j'ai un peu confondu certaines scènes et certains personnages, mais si vous, lecteurs chéris, allez voir le film, pourriez-vous me rafraîchir la mémoire ?
Qui joue la mère de Guido Contini ?
Sophia Loren ou Nicole Kidman ?
Merci d'avance.
(Cette question n'a rien Ă  voir avec le jeu Regard en Coulisse pour gagner des places et des BO.)

Et maintenant, je file dans ma cuisine. C'est fou comme le fait d'écrire sur ce film m'a donné envie de me faire des pates à la puttanesca !

// lundi 25 janvier 2010

Forget about Nine

Quel est le film musical le plus attendu de ces dernières années, avec un cast féminin d'exception ?
Nine ? Raté.
Burlesque, avec Cher et Christina Aguilera.
En même temps, comme souvent, il est possible que les coulisses soient plus intéressantes que le produit final en lui-même...
Et pour ceux qui ont oublié à quoi ressemble Cher...

// mercredi 6 janvier 2010

Ouch !



Nine est sorti aux USA et le moins qu'on puisse dire, c'est que les critiques sont... mitigées.
Morceaux choisis :
"Les Pussycat Dolls en Italie !"
"La torture a un nouveau nom et c'est Nine."
"Zéro aurait peut-être été un titre plus approprié.".

AĂŻe !
Personnellement, ça ne m'empêchera pas d'aller me faire ma propre idée.
En plus j'adore les Pussycat Dolls, c'est idéal pour faire de la gym.
Comment on dit "Don't cha wish your girlfriend was hot like me?" en italien ?
Sortie française le 3 mars 2010 !

// samedi 22 août 2009

La balade du Ramayana

Le désert de l'été est toujours l'occasion de découvrir des curiosités qu'on ne serait pas forcément allé voir en temps normal.
Exemple : Sita Sings The Blues, où comment une femme plaquée de façon improbable par son mec (par e-mail !) décide d'en faire un film d'animation musical, tout en mettant en parallèle son triste sort avec celui de Sita, déesse indienne dont les mésaventures sont contées dans le Ramayana.
Vous ĂŞtes toujours lĂ  ?
Etrangement, le parallèle marche plutôt bien, ce qui tend à prouver que dieux ou humains, jaunes, rouges ou bleus, les mecs sont vraiment tous des salauds !
Et nous, les femmes, on a deux solutions : se laisser engloutir dans les entrailles de la Terre (solution divine) ou se consoler en faisant des câlins à son petit chaton (solution humaine).
Maintenant, si je devais faire un parallèle entre ma vie amoureuse et celle des dieux et déesses indiens, je me demande bien à qui je pourrais m'identifier.
Probablement Shiva, car avoir dix bras peut-être particulièrement pratique dans certaines situations.
Pour se faire offrir des bagues et des bracelets par exemple.

Je vous laisse avec un extrait du film, moi je vais acheter des croquettes Purina.

// jeudi 14 mai 2009

My husband makes movies

It's all over the web : la bande annonce de Nine.



Je suis très fatiguée. Je me remets difficilement du fait de n'avoir pas été présente à la grande fête du théâtre musical lundi dernier (je vous expliquerai une autre fois), donc je m'abstiendrai de commentaires.
Et je ne digère pas d'avoir loupé Laurent Ban, Sinan et Cyril Romoli torse nu.
Oh well, comme dirait Sondheim : "Maybe next year".

// lundi 16 mars 2009

Cinéma

Il faut bien le reconnaître, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de théâtre musical ces temps-ci.
Retourner voir Hair, peut-ĂŞtre ?
Ah ah ah ! Just kidding !
J'ai donc décidé de rattraper mon retard au cinéma et de me faire quelques toiles.

Le cinéma est une fenêtre ouverte sur le monde.
Il peut nous donner envie d'aller vers les autres, de découvrir de nouvelles cultures.
Par exemple, ma copine Alexia disait, après avoir vu Gran Torino : "Wow, j'ai trop envie d'en savoir plus sur les Hmongs. D'ailleurs, j'ai la dalle, ça vous dit un barbecue coréen ?"
Pour ma part, je connais un peu les Hmongs puisque certains d'entre eux vivent au nord du Vietnam, près de Sapa, une destination très populaire auprès des touristes.
Au marché, les femmes Hmongs (visiblement, les hommes ne font pas ce genre de travail) viennent aborder les visiteurs, leur tendant leurs tissus brodés, appâtant les femmes en leur disant quelques mots français comme "joli ! joli !", en parlant de leur tissu bien sûr.
Comme dit Clint Eastwood dans le film : les femmes Hmongs sont des emmerdeuses.
Et tenaces avec ça.
Quand elles ont décidé de vous vendre un truc, elles ne vous lâchent pas.
Après mon séjour à Sapa, mon appartement entier s'est retrouvé couvert de broderies Hmongs : sur le lit, sur le canapé, en housse de coussins, en sac à main...
Je connais donc bien cet univers mais du coup, ça a un peu perturbé ma vision du film. J'ai passé tout mon temps à me demander ce que faisait mon couvre-lit sur le dos du chaman.

Un autre film d'emmerdeuses, et pourtant il n'y a aucune Hmong dedans : Le Bal des Actrices.
Aucun de mes amis ne voulait m'accompagner pour le voir.
"Pfff, Maiwenn, elle me prend trop la tĂŞte, j'aime pas cette meuf !"
"Rhoooo, toutes ces filles à poil sur l'affiche, ça m'inspire pas !"
Du coup, j'ai dû demander à Cécile, une de mes trois amies lesbiennes, de bien vouloir m'accompagner, en lui faisant croire que l'affiche représentait la scène finale du film.
Ca a marché.
La partie qui m'a le plus intéressée est évidemment celle qui concerne Linh Dan Pham. Ses parents, vietnamiens pur jus, lui reprochent d'avoir choisi un métier peu honorable.
C'est bien vu ça. Moi, mes parents auraient voulu que je sois médecin (ou - au pire - pharmacienne), que j'épouse un vietnamien - médecin - et que nos enfants aient des prénoms vietnamiens, parlent vietnamien, et soient les meilleurs à l'école.
Bon, ben moi, j'écris des trivialités sur un blog, je suis célibataire et jeparle à mon chat en langage chat ("Mmmmmm meuneuneu mon poupouyouyou calinoudoudou !") .
Comme le chante Linh-Dan Pham sur la BO : "Pardon, papa maman..."
Pensée subite : que doivent penser les parents de Marjolaine Bui-The et de Coralie Trinh Thi ?)
Que disent-ils lors des grandes fêtes traditionnelles lorsque les amis s'enquièrent de leurs filles ?
"Ma fille va très bien, Mme Truong. Elle vient de tourner dans Insatiables Salopes et on espère qu'elle va être nommée aux Hot d'Or ! Reprenez donc un nem, c'est moi qui les ai faits."
J'adore les traditions vietnamiennes.

Si on peut s'attendre à voir des sexes en érection dans un film de Coralie Trinh Thi, on est plus surpris d'en voir un dans un film de l'octogénaire Agnès Varda.
Je suis allée voir Les Plages d'Agnès notamment pour ses incursions dans l'univers de Jacques Demy... Et bien, j'ai même un petit grand bonus.
Une chose est sûre, il y a quelque chose de rafraichissant et de rassurant quand on voit l'énergie qui parcourt le film de cette femme plus toute jeune (change juste de coloriste Agnès, la coiffure bicolore, c'est pas top).
J'espère avoir la même énergie quand j'attendrais son âge dans 2068.

Une qui s'assagit avec le temps, c'est Claire Denis.
Quand on allait voir un film de Claire Denis, on pouvait être sûr de voir au moins une fois dans le film un beau black en train de prendre sa douche. (Ah, Chocolat !)
Dans 35 Rhums, on l'entend prendre sa douche.
Comme dirait mon amie Fany : "Rhoooo ! Pffffffff !"
Avec ce film, le public découvrira au moins une chose : il n'y a pas que les Asiates qui font marcher le commerce des rice-cookers.
Moi, j'aime quand le cinéma est aussi un outil contre les stéréotypes culturels.

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