// lundi 15 septembre 2008

Eye in the sky

Hier, je crevais d'envie d'aller aux Portes Ouvertes du Roi Lion, histoire de revoir tous les délicieux membres de cette troupe. Mais aller deux fois au même endroit durant la même semaine peut paraître suspect et je n'ai pas envie d'éveiller les soupçons des autorités et me retrouver fichée.
La vie est déjà assez compliquée comme ça.

N'ayant pas été invitée à l'avant-première bouzouki de Mamma Mia ! qui a eu lieu lundi dernier, j'ai donc décidé d'aller voir le film en salles, comme le commun des mortels.
Autant vous dire que j'en ai eu pour mon argent. Enfin, façon de parler puisque j'avais gagné des places via Regard en Coulisse (en jouant sous un faux nom, bien sûr, pas folle la guêpe).

Alors, il paraît que lorsque Meryl Streep a été approchée pour le projet, on lui a dit : "A priori, ça ne va pas vous intéresser mais on aimerait vous proposer de jouer dans Mamma Mia..."
Bon, déjà, je ne trouve pas l'approche très vendeuse, dans l'absolu. La personne qui lui a parlé comme ça devrait suivre un stage de développement personnel et de confiance en soi.
Et puis, m'enfin, comment imaginer que la Streep puisse refuser un tel rôle une seule seconde ?

D'abord, il y a le challenge physique que représente le film.
Les acteurs ADORENT les challenges physiques : prendre des kilos pour jouer dans Hairspray, Dreamgirls ou Raging Bull, porter un faux nez comme Nicole Kidman dans The Hours, marcher courbée comme Marion Cotillard dans La Môme... Tant d'épreuves qui ont fini par se révéler payantes, en termes d'Oscars notamment.

Mamma Mia ! comporte de sacrés défis à relever : toutes ces marches à grimper, ces bergeries à escalader, ces sauts écarts à exécuter, ces perceuses à manier, ces fissures à reboucher, ces toilettes à déboucher, ces volets à fixer... C'est Fort Boyard meets Valérie Damidot.
Big challenge, même pour une actrice de cette trempe...


...mais challenge réussi...


...sur tous les plans...

Ensuite, pour une comédienne qui a joué Brecht, Shakespeare et Tchekhov sur scène et qui a tourné avec les plus grands réalisateurs, c'est certainement très jouissif de jouer un rôle dans lequel on a totalement le droit d'en faire trop.
C'est vrai quoi, la subtilité, au bout d'un moment, y'en a ras le bol.

Et puis, ça doit quand même être formidable de pouvoir glisser au détour d'une conversation mondaine : "Je détiens à ce jour le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars. J'en ai d'ailleurs obtenu deux. Je suis considérée comme une des actrices les plus douées de ma génération. Et puis... j'ai... fait... du... 'air guitar'... sur un ponton... en Grèce... avec une centaine de mamas habillées comme Les Vamps..."
Ca en jette.

Evidemment, Streep a son morceau de bravoure. Dans Mamma Mia !,il s'agit de "The Winner Takes It All", que Mireille Mathieu avait également très bien interprété.
Et c'est là qu'on voit que Streep aime travailler ses rôles en profondeur.
Donna, son personnage, a passé les vingt dernières années sur une île grecque, donc elle est imprégnée de culture méditerranéenne, donc elle parle avec les mains, le corps, les bras, les foulards. Donc, son "Winner Takes It All" est très expressif, c'est quasiment de la langue des signes. On comprend vraiment bien toutes les intentions.
Et en comparaison, Dalida chantant "Gigi l'Amoroso" a quelque chose d'ultra minimaliste.

Une des autres atouts du film est Amanda Seyfried, qui joue sa fille. Quand je la vois, je regrette presque d'être asiatique.
Si j'étais blanche, je pourrais faire de grands yeux ronds comme elle et donner ainsi l'impression d'être une jeune fille innocente et charmante.


Au lieu de ça, je ne peux que plisser les yeux comme Lucy Liu et donner l'impression qu'une langue fourchue va sortir de ma bouche.
Bon... C'est pas mal non plus.


Mais... c'est vrai que ça fait un peu salope.

Speaking of which, mon oeil n'est pas resté indifférent à Dominic Cooper qui joue le petit ami d'Amanda.
En temps normal, je vous dirais illico que je suis CONTRE les scooters des mers pour des raisons écologiques évidentes (nuisances sonores, consommation d'énergie, traumatisme de la faune et de la flore sous-marines).


Mais bon... là...
(Long silence contemplatif)

En conclusion, n'allez pas croire les mauvaises langues qui vous diront que dans Mamma Mia !, seul le générique est bon et que le film est daté.
Au contraire, pour ma part, le film m'a ouvert plein de perspectives d'avenir.
Je sais par exemple que l'été prochain, je pars en Grèce.
Faire du scooter des mers.

// lundi 08 septembre 2008

Mamma Mia

Bon, ok, non, je ne suis pas invitée à l'avant-première de Mamma Mia ! ce soir avec orchestre grec, tzatziki, bouzouki, et sirtaki.
Mais non, je suis pas dég.
D'abord, je déteste le bouzouki.
Je déteste le sirtaki.
Je déteste le tzatziki.
Et ne me parlez pas de Salakis, sinon je vous balance leurs insupportables pubs sur ce blog tous les deux jours.

Genre :



Ensuite, je déteste les thématiques "vacances sur une île grecque". J'aurais porté quoi ? Une tunique en lin blanc et des espadrilles ?
C'est vrai qu'en espadrilles, théoriquement, on peut faire du vélo et danser disco, mais bon.
Et puis qui a envie de voir Meryl Streep s'époumoner sur du ABBA sur grand écran, au milieu d'un public venu uniquement pour le buffet, alors qu'on peut rester tranquillement chez soi à mater Wing sur son ordi en mangeant des tomates cerises bio, beaucoup plus régime et en accord avec les résolutions de la rentrée ?
Voici donc Wing, chantant "Mamma Mia !".
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je précise que cette personne n'est pas moi. Ni ma mère.



Merci à Tom pour la vidéo.

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