// lundi 16 mars 2009

Cinéma

Il faut bien le reconnaĂźtre, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de thĂ©Ăątre musical ces temps-ci.
Retourner voir Hair, peut-ĂȘtre ?
Ah ah ah ! Just kidding !
J'ai donc décidé de rattraper mon retard au cinéma et de me faire quelques toiles.

Le cinĂ©ma est une fenĂȘtre ouverte sur le monde.
Il peut nous donner envie d'aller vers les autres, de découvrir de nouvelles cultures.
Par exemple, ma copine Alexia disait, aprÚs avoir vu Gran Torino : "Wow, j'ai trop envie d'en savoir plus sur les Hmongs. D'ailleurs, j'ai la dalle, ça vous dit un barbecue coréen ?"
Pour ma part, je connais un peu les Hmongs puisque certains d'entre eux vivent au nord du Vietnam, prĂšs de Sapa, une destination trĂšs populaire auprĂšs des touristes.
Au marché, les femmes Hmongs (visiblement, les hommes ne font pas ce genre de travail) viennent aborder les visiteurs, leur tendant leurs tissus brodés, appùtant les femmes en leur disant quelques mots français comme "joli ! joli !", en parlant de leur tissu bien sûr.
Comme dit Clint Eastwood dans le film : les femmes Hmongs sont des emmerdeuses.
Et tenaces avec ça.
Quand elles ont décidé de vous vendre un truc, elles ne vous lùchent pas.
AprĂšs mon sĂ©jour à Sapa, mon appartement entier s'est retrouvĂ© couvert de broderies Hmongs : sur le lit, sur le canapĂ©, en housse de coussins, en sac à main...
Je connais donc bien cet univers mais du coup, ça a un peu perturbĂ© ma vision du film. J'ai passĂ© tout mon temps à me demander ce que faisait mon couvre-lit sur le dos du chaman.

Un autre film d'emmerdeuses, et pourtant il n'y a aucune Hmong dedans : Le Bal des Actrices.
Aucun de mes amis ne voulait m'accompagner pour le voir.
"Pfff, Maiwenn, elle me prend trop la tĂȘte, j'aime pas cette meuf !"
"Rhoooo, toutes ces filles à poil sur l'affiche, ça m'inspire pas !"
Du coup, j'ai dû demander à CĂ©cile, une de mes trois amies lesbiennes, de bien vouloir m'accompagner, en lui faisant croire que l'affiche reprĂ©sentait la scĂšne finale du film.
Ca a marché.
La partie qui m'a le plus intéressée est évidemment celle qui concerne Linh Dan Pham. Ses parents, vietnamiens pur jus, lui reprochent d'avoir choisi un métier peu honorable.
C'est bien vu ça. Moi, mes parents auraient voulu que je sois mĂ©decin (ou - au pire - pharmacienne), que j'Ă©pouse un vietnamien - mĂ©decin - et que nos enfants aient des prĂ©noms vietnamiens, parlent vietnamien, et soient les meilleurs à l'Ă©cole.
Bon, ben moi, j'Ă©cris des trivialitĂ©s sur un blog, je suis cĂ©libataire et je parle à mon chat en langage chat ("Mmmmmm meuneuneu mon poupouyouyou calinoudoudou !").
Comme le chante Linh-Dan Pham sur la BO : "Pardon, papa maman..."
Pensée subite : que doivent penser les parents de Marjolaine Bui-The et de Coralie Trinh Thi ?)
Que disent-ils lors des grandes fĂȘtes traditionnelles lorsque les amis s'enquiĂšrent de leurs filles ?
"Ma fille va trĂšs bien, Mme Truong. Elle vient de tourner dans Insatiables Salopes et on espĂšre qu'elle va ĂȘtre nommĂ©e aux Hot d'Or ! Reprenez donc un nem, c'est moi qui les ai faits."
J'adore les traditions vietnamiennes.

Si on peut s'attendre à voir des sexes en Ă©rection dans un film de Coralie Trinh Thi, on est plus surpris d'en voir un dans un film de l'octogĂ©naire AgnĂšs Varda.
Je suis allĂ©e voir Les Plages d'AgnĂšs notamment pour ses incursions dans l'univers de Jacques Demy... Et bien, j'ai mĂȘme eu droit à un petit grand bonus.
Une chose est sûre, il y a quelque chose de rafraichissant et de rassurant quand on voit l'énergie qui parcourt le film de cette femme plus toute jeune (change juste de coloriste AgnÚs, la coiffure bicolore, c'est pas top).
J'espĂšre avoir la mĂȘme Ă©nergie quand j'attendrais son Ăąge en 2068.

Une qui s'assagit avec le temps, c'est Claire Denis.
Quand on allait voir un film de Claire Denis, on pouvait ĂȘtre sûr de voir au moins une fois dans le film un beau black en train de prendre sa douche. (Ah, Chocolat !)
Dans 35 Rhums, on l'entend prendre sa douche.
Comme dirait mon amie Fany : "Rhoooo ! Pffffffff !"
Avec ce film, le public découvrira au moins une chose : il n'y a pas que les Asiates qui font marcher le commerce des rice-cookers.
Moi, j'aime quand le cinéma est aussi un outil contre les stéréotypes culturels.

// samedi 14 mars 2009

Mamma Mia ! Le film ! Le vrai !

J'ai dĂ©jà longuement parlĂ© sur ce blog de Mamma Mia ! :
- Le spectacle : ici et ici
- Le film
- La parodie d'ABBA par French & Saunders

Désormais la parodie du film par French & Saunders, diffusée hier par la BBC.
Vous pouvez la visionner sur Youtube (désolée, la fonction lecteur exportable n'est pas activée sur ces vidéos).
PremiĂšre partie : ici
DeuxiĂšme partie : ici

Aujourd'hui, comme j'ai une angine, je me passerai de commentaires et je vous laisse les faire.
Une chose est sûre, si cette version existait un jour en entier, elle deviendrait vite mon film de référence !

Un grand merci à Jean-Mark pour le tuyau. You made my day !

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