// mardi 5 février 2008

Remember

Non, je n'étais pas au cocktail de présentation de Fame.
Je vous en supplie, arrêtez de demander à mes collègues de Regard en Coulisse où je suis, ce que je fais et quel parfum je porte la nuit.
Ca les agace prodigieusement de savoir que ma réputation dépasse la leur.

// mardi 29 janvier 2008

Cabaret, dernière

Dimanche a eu lieu la dernière représentation de Cabaret. Grâce à l'invitation d'un ami généreux, j'ai pu assister à cette soirée et autant dire que l'ambiance était électrique. Avant même le début du spectacle, le public était conquis et dès l'ouverture la troupe s'est donnée avec une énergie rare.
Les aficionados étaient aux aguets mais il n'y a pas eu de blague (visible du public en tout cas) de dernière. Mais est-ce que le spectacle s'y prête ? Peut-on rajouter des blagues sexuelles à une mise en scène qui comporte déjà une simulation de fist-fucking et de zoophlie ? Difficile. Mais qui a besoin de blagues ou de clins d'oeil quant une Claire Pérot à fleur de peau nous offre un "Cabaret" à couper le souffle ?
Comme dirait ma voisine choucroutée : "Wow".

Les saluts étaient, comme on pouvait s'y attendre, chargés d'émotion. Les filles de la troupe sanglotaient tellement que moi-même, je n'ai pu retenir une petite larme, ce qui étonnera sans doute les nombreuses personnes qui pensent que j'ai un coeur de pierre. Non, je n'ai jamais mis les pieds sur scène (si on exclut la fois où j'ai visité le Théâtre du Châtelet, et la fois où j'ai joué "J'ai du bon tabac" à la flûte à bec à la fête de fin d'année du collège, en 6e) et pourtant, j'étais en totale empathie avec les Kit Kat girls qui pleuraient à chaudes larmes. Je n'ai jamais connu d'émotions de première ou de dernière, mais côté relations avortées, j'en connais un sacré rayon.
Cabaret parle de la fin d'une époque, du spectacle comme échappatoire à la réalité, de relations qui se terminent sans pour autant être tranchées, d'individus qui se séparent sans se faire les adieux dont ils auraient rêvé. Et pendant un moment, on pouvait se demander où était la frontière entre la fiction et la réalité.

La soirée continuait ensuite avec une fête dans le foyer des Folies Bergère. Les personnes invitées s'étaient vues remettre un bracelet de plastique noir leur donnant accès à cet after. Et bien, figurez-vous que je n'avais pas le fameux sésame (car invitée par un ami et non par voie officielle). Est-ce que vous croyez que ça m'arrête ?
Certains membres de ma famille ont creusé des kilomètres de tunnels souterrains avec une petite cuillère pour déjouer l'ennemi américain durant la guerre du Vietnam, est-ce que vous pensez sincèrement qu'une petite bande de plastique noire me fait peur ?

Si je peux donner quelques conseils à mes pauvres amis qui sont restés sur le carreau :
- N'affichez jamais une tête de loser, genre "rhooo j'ai trop envie de m'incruster". L'impression que vous devez donner, c'est que votre présence est un privilège pour les organisateurs, pas le contraire. Capito ?
- Evitez de traîner en groupe de plus de deux. Le facteur "lose" est d'autant plus multiplié si vous êtes nombreux, donc vous êtes plus facilement repérable par la sécurité.
- Restez à l'écoute. Des astuces peuvent venir de conversations environnantes, ouvrez grand vos oreilles et prenez vous pour Fantomette ou Alice Roy, détective. Vous verrez, c'est fun quand on se prend au jeu.

Alors, sans vouloir faire de lapalissades, une ambiance de dernière n'a rien à voir avec une ambiance de première : moins d'invités, moins d'alcool, moins le coeur à la fête... Et puis, il n'y avait pas de fontaine de chocolat. Et puis, a-t-on vraiment envie de se trémousser en hurlant "I need some hot stuff baby tonight" alors que c'est la fin d'une aventure et qu'on n'a bu qu'une coupe de champagne ? Moi pas.
A 0.32 : plus de champagne. Signe qu'il est l'heure de rentrer chez moi. Adieu le Kit Kat Klub... A bientôt peut-être ?



Ci-dessus : le fameux bracelet, honteusement mendié à un de mes co-rédacteurs en chef, qui, magnanime, me l'a offert en guise de cadeau de Noël + cadeau d'anniversaire. J'envisage de le mettre autour du cou de mon chat.

// mardi 16 octobre 2007

Zones interdites

Que les choses soient claires, je n'étais pas à l'avant-première de Coups de foudre hier soir au Théâtre de Ménilmontant. L'équipe de Regard en Coulisse était présente en nombre (forcément, des Fritelles et des Curlys gratos, ça se refuse pas) et apparemment, plusieurs personnes leur ont demandé de mes nouvelles.
Sachez que je suis fort touchée. Mais il faut que vous soyiez conscients qu'il y a certaines zones où il est difficile de me faire venir. Par exemple, la rive gauche est totalement off-limits. En ce qui concerne la rive droite, le 19e, le 20e et le 16e (Mon Dieu ! Le Théâtre du Ranelagh !) sont pour moi des équivalents de Koh Lanta : j'y vais avec une boussole et je considère ça comme un défi personnel. Et je ne parle même pas de ce qui se situe au delà du périph. La Cartoucherie ? Jamais entendu parler.
N'y voyez pas là une forme de snobisme. L'explication est bien plus simple. Et sans doute pire. Je ne suis pas snob, je suis juste flemmarde. Fainéante. Paresseuse (en tout cas en ce qui concerne les trajets, parce que au niveau fitness aérobic hi-lo body sculpt body attack, je suis une bombe d'énergie).
Voilà, je n'aime pas trop sortir loin. J'aime que mes déplacements soient courts pour pouvoir rentrer plus tôt chez moi faire des petits poupouyous à mon gros chachat Grominou en écoutant "The Little Things You Do Together" de Company.
Je ne vous ferai donc pas de compte-rendu de cette avant-première où visiblement de nombreux jeunes talents (et moins jeunes) du théâtre musical parisien étaient présents. Mes sources m'ont dit qu'il y avait une charmante vietnamienne qui servait des verres de vin straight from the pack de 5 litres derrière le bar. Ce n'était pas moi. Je préfère les magnums.
Après coup, j'ai presque regretté de ne pas y être allée. C'est vrai qu'au fond, j'adore les Curlys, et j'adore dire : "Curly est-il ?". Je trouve ça tellement hilarant. Well, maybe next time.

// dimanche 7 octobre 2007

J'ai menti

J'ai un peu menti quand je vous ai dit que je n'avais gardé de la première du Roi Lion que des souvenirs d'herbe folle.
Parfois, j'aimerais être une gazelle et ne me nourrir que d'eau fraîche, de verte pelouse et de chansons d'Elton John qui parlent d'amour. Malheureusement, ce n'est pas le cas. La preuve en images.


Mini brochettes avec une cucurbitacée inconnue de moi. Probablement un concombre mais je n'ai pas l'habitude de les voir sous cette forme.


Tomates cerises légèrement caramélisées.


Sushis. Le traitement warholien est dû à un éclairage bleuté, probablement une référence à la chanson "Endless Night".

// vendredi 5 octobre 2007

Halalela

Que les choses soient claires : il n'y avait pas de fontaine de chocolat hier, à la première de gala du Roi Lion. Le chocolat n'était pourtant pas la denrée la plus rare en cette soirée : tablettes de chocolat des magnifiques danseurs, couleur cacao de leur peau suave, carrés de foie gras enrobés de chocolat noir (surprenant, mais pas mauvais, ma foi), bref, le chocolat se déclinait sur tous les thèmes sauf en fontaine.
Mais qui a envie de fontaine de chocolat quand le champagne coule à flots ? Si mes calculs sont bons, le champagne est largement moins calorique que le chocolat... et pour quel effet !

C'est donc totalement ivre que je me suis installée dans mon fauteuil (puisque le champagne coulait à flots dès 18 h 45, heure d'ouverture des portes et de mon arrivée). Si votre position dans la salle est révélatrice de votre position dans le milieu mondain parisien, il faut croire que je me situe juste derrière les comiques ethniques (asiate, beur) du Jamel Comedy Club, mais juste avant un comique black de Canal Plus (dont j'ai oublié le nom, too bad). A croire que je suis considérée comme une comique colorée. Bon, tout de même, j'étais dans la même section que Tim Rice et puis j'avoue, être assise derrière Frédéric Chau était loin d'être désagréable. Ce jeune homme devra me dire quel délicieux parfum il utilise afin que je l'offre à tous mes prochains amants amoureux.
En dehors de l'ivresse du parfum, il y avait surtout l'ivresse dans ma tête et toutes ces petites bulles qui s'entrechoquaient dans tous les sens. Même ceux qui n'ont jamais vu Le Roi Lion ont forcément entendu parler du magnifique numéro d'ouverture. Autant vous dire que "Le cercle de la vie", avec quatre grammes dans le sang, c'est une expérience quasi mystique.
Ce "Cercle" est une ouverture d'une rare beauté, mais je suis encore plus émue quand je vois quelques minutes plus tard, la "naissance" de l'herbe dans la jungle. Qui aurait cru qu'une citadine comme moi pourrait être bouleversée par quelques petites herbes folles. Le fait que ces herbes soient incarnées par de jeunes hommes au torse nu et musclé y est peut-être pour quelque chose.
Conversation entendue dans ma rangée durant le premier acte : "C'est des écureuils volants ?" "Non, c'est des lionnes style Alvin Ailey."


(Les fameuses herbes : c'est encore mieux en vrai)


Entracte. Champagne et sushis à gogo. Que peut-on demander de plus ? Pouvoir les déguster dans les loges des danseurs pendant qu'ils prennent une douche ? Et comment regagner son siège quand des plateaux entiers de sushis saumon semblent vous implorer en criant : "Mange-moi, Yvonne, je ne suis pas (trop) calorique." Big dilemme but ze show must go on.
Phrase entendue lors de l'entracte : "Pffff ! Dans les cocktails, y a jamais rien de sympa pour les végétariennes."

Deuxième acte. More black dancers, more growing plants. Standing ovation. Vite, on a soif.

Mon habitude des cocktails me donne un sens inné pour répérer les meilleurs spots à squatter. Telle la femme bionique, mon regard scanne les lieux en faisant '"tiiiin tiiin tiiin tiiiin" avec un "tiiiiiiiiin" plus long quand le spot contient soit du champagne, soit de bons petits fours, soit un beau mec à proximité. Si les trois sont réunis, je ne vous raconte pas le bruit que ça fait dans ma tête. Pire que des acouphènes.
Mon sixième sens m'a donc tout de suite indiqué l'absence de fontaine de chocolat. Damned. En revanche, côté beaux mecs et champagne, c'était l'opulence. "Yowzaaa !" comme disent certains de mes amis américains. Mais j'avoue m'être tellement focalisée sur les fontaines de chocolat avant ma venue que ma motivation s'est dégonglée un peu comme les phallus verts dans le numéro de Pumbaa et Timon. J'ai donc boudé en trempant mes lèvres dans une coupette de Mumm tandis que mes collègues de Regard en Coulisse se goinfraient de verrines aux trois chocolats et de macarons vanille. Je suis rentrée seule, comme une âme en peine, pendant que les danseurs du Roi Lion se déhanchaient sur des airs de samba en faisant "na na na na na na na na na" (vous avez reconnu ? C'était "Samba do Brasil").
Ce matin, en ouvrant ma boite mail, j'ai reçu des messages de mes collègues datés de 3 h 46, 3 h 52 et 4 h 12 (ça c'est pour ma collègue qui habite en banlieue) :
"Ouah, t'aurais dû rester, tout le monde se demandait où t'étais !"
"Hey, Dan Menasche, il est trop mignon !"
"Je suis trop fracassée !"

OK, les chéris, je n'ai aucune photo souvenir mais au moins, ce matin, je n'ai pas la gueule de bois du siècle. Et j'ai les idées claires. De cette soirée, je ne garderai pas de vulgaires anecdotes de petits fours et de concours "cul-sec-la-coupe-de-champagne". Au lieu de ça, je garde des images de la jungle dans le jour naissant, de l'herbe folle caressée par le vent et des magnifiques danseurs à l'anatomie parfaite.
Et tout ça vit en moi. Halalela.

// jeudi 4 octobre 2007

On ne parle que de ça

Ce soir aura lieu la première de gala du Roi Lion.
Une question est sur toutes les lèvres du Tout Paris.
(Non, il ne s'agit pas de savoir quel look aura Mia Frye.)

The question is :
Y-aura-t-il au buffet les fameuses fontaines de chocolat déjà présentes lors de la première de Cabaret ?

Pour les infortunés qui ne savent pas ce qu'est une fontaine de chocolat, voici une photo. Je précise : il ne s'agit pas d'un objet érotique. Quoique.

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