// mercredi 17 septembre 2008

Wandering eye

Ma copine Léa, complètement fan de tout ce qui a trait à la Star Academy (oui, oui, la seule fan en France qui ait plus de 14 ans), a été très jalouse en apprenant que j'ai longuement parlé à un ex-staracademycien (même pas un finaliste pourtant !) lors de la soirée spéciale blogueurs du Roi Lion, le 11 septembre dernier. Elle en était tellement verte qu'elle m'a accusé d'enjoliver la réalité...

Et bien ma chérie, c'est pourtant vrai.
Il y a même des documents sur le blog OFFICIEL du Roi Lion pour le prouver ! Si, si.
Et je rappelle que si mon œil est rêveur, ce n'est pas que je me désintéresse de la conversation...
Ni parce que je zieute vers l'assiette de charcuterie.
Comme toutes les femmes, je peux faire deux choses en même temps.
D'un côté, j'écoute ce que me dit Jee-L, de l'autre, je m'interroge profondément : "Can I feel the love tonight ?"

// vendredi 12 septembre 2008

Poulet, foie gras et manioc

C'est avec joie et appréhension que je me suis rendue hier soir à Mogador pour la soirée spéciale "blogueurs".
Joie parce que c'est toujours une joie inouïe quand je vois sur un carton : cocktail dînatoire.
Appréhension parce que j'avais peur de me retrouver avec des geeks-nerds férus d'informatique.
Pour ma part, je n'ai pas le dernier Mac à la mode comme Carrie Bradshaw.
Je n'ai pas de Palm Pilot et j'éprouve toujours un certain plaisir à caresser le vieux cuir de mon Filofax.
Enfin, je n'ai pas un méga iPhone qui me permettrait de changer de statut Facebook même dans le métro (genre : Yvonne est à Montparnasse, Yvonne est à Duroc, Yvonne est à Saint François Xavier...).
En même temps, je ne suis pas obligée de parler aux autres invités.

La soirée commençait donc par une visite de certaines parties du théâtre.
Nous avons eu la chance de voir la cafétéria, moins grande et moins colorée que celle d'Hélène et les garçons, mais nettement plus sexy. C'est ainsi que j'ai découvert que Thibault Durand (un de mes futurs maris, mais il ne le sait pas encore) mangeait du poulet et soudain, dans ma tête jaillirent 40.000 recettes : salade de poulet à la vietnamienne, brochettes de poulet au saté, cuisses de poulet marinées, poulet au curry vert, amok de poulet à la cambodgienne, poulet au barbecue façon Isaan, ailes de poulet au miel et au piment...
Thibault, je peux combler TOUS tes désirs gastronomiques.

Vint ensuite la visite du studio qui sert de salle de répétitions, d'échauffement et de détente.
Pour ma part, j'ai toujours envie de me détendre quand je tombe nez à nez avec une créature noire et musclée et torse nu, s'étirant dans tous les sens (mention spéciale pour la souplesse...) pour nous offrir une vue imprenable sur son postérieur bombé.
Ca aurait été fait exprès que ça n'aurait pas été mieux.
Le bonheur est fait de petits plaisirs simples.

Malheureusement, nous n'avons pas visité la salle de fitness.
Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?
Ne vaut-il pas mieux que les fantasmes restent des fantasmes ?
Ne serais-je pas déçue, par exemple, si je faisais connaissance avec Gael Garcia Bernal et découvrait qu'il porte des chaussettes Simpsons ?
Parfois, il vaut mieux entretenir le mystère.

Néanmoins, il m'a fallu oublier ma (petite) déception avec une coupe de champagne.
Et comme il ne faut jamais boire l'estomac vide, j'ai été obligée de manger du foie gras sous toutes les formes : abricots au foie gras, mille-feuilles de foie gras, foie gras à la confiture de figue, pain d'épices au foie gras...
Mazette ! Il me suffisait de fermer les yeux et j'entendais ma copine Alex me parler de ses vacances à Sarlat.
Pour équilibrer mon repas, j'ai tout de même mangé une tomate cerise, avant de rejoindre la salle, le cœur pétillant et léger.

Résumé du premier acte :
Plus d'un an après ma dernière visite à Mogador, la naissance de l'herbe me fait toujours un effet bœuf.
A tel point que j'ai presque envie de renoncer au saucisson et de devenir végétarienne, voire végétalienne.
Surtout si l'herbe arbore des poitrines musclées et viriles et bien charnues.

A l'entracte, nous avons eu droit à une nouvelle coupe de champagne (enfin, ceux qui le souhaitaient pouvaient boire du Perrier) et à des petits fours sucrés (mais pas assez selon mon collègue qui m'accompagnait).

Résumé du deuxième acte :
L'an dernier, j'avais qualifié les pectoraux de Jeremy Fontanet d'oreiller idéal. Cette année, je devrais les qualifier d'oreillers idéaux, car il y a largement de la place pour deux. Qui partage avec moi ?
Ce qu'il y a de rassurant, c'est que dans notre pays en berne, il y a au moins un domaine - en dehors du chômage - qui observe une forte croissance.

Après le spectacle, nous avons visité quelques salles backstage.
Celle des costumes m'a particulièrement marquée.
Il y avait par exemple des caisses avec écrit : "Stock strings hommes", "Réserve Slips".
C'est fou comme quelques mots griffonnés au marqueur sur une étiquette adhésive peuvent avoir un fort pouvoir évocateur.

Ensuite, dans la salle maquillage, nous avons appris que la production utilisait des pinceaux à cinq têtes, spécialement créés pour Le Roi Lion et leur permettant de faire de beaux (et rapides) effets de stries.
Spécialement créés ?
Mon œil !
Que Julie Taymor reconnaisse enfin que Kimera l'a inspirée pour toute son esthétique du Roi Lion plutôt que de nous raconter sans cesse les mêmes balivernes sur l'Indonésie et l'Afrique du Sud.


Si je vous dis que c'est une photo extraite du programme, vous y croyez, non ?
Genre : "Kimera : Ladybird et doublure Zazu".

La soirée s'est terminée autour d'un dernier buffet et à la vue de la charcuterie, mes velléités de devenir végétarienne ont fondu comme neige au soleil.
C'est là que je dois rendre hommage à Jee-L car un homme qui vient passer du temps à discuter avec vous alors qu'il vous a vue vous empiffrer de saucisson à l'ail est un homme classe.
Moi je dis, Jee-L = big respect.

Je suis donc repartie la tête pleine de rêves, le ventre plein, et le coeur plein de perspectives quant à mon avenir sentimental.
Ce qui fait déjà trois raisons pour passer une bonne nuit.

Alors, ne croyez pas que je sois snob et que je ne vous parle que de soirées inaccessibles au commun des mortels.
Non, pas du tout.
Le Roi Lion organise justement des portes ouvertes ce dimanche de 11 h à 17 h.
Vous ne visiterez peut-être pas la cafétéria et vous n'aurez sans doute pas de saucisson à l'ail. Cependant, vous pourrez notamment participer à l'atelier maquillage ("Kimera, s'il vous plaît ! Bon, ok, Nala... Pffff...") et vous pourrez entendre des contes africains racontés par des artistes du spectacle ("Matthieu, raconte-moi l'histoire du petit grain de riz amoureux de la racine de manioc...").

A choisir entre un après-midi exotique à Mogador ou comater devant Drucker, le choix est facile, non ?

// mardi 5 février 2008

Remember

Non, je n'étais pas au cocktail de présentation de Fame.
Je vous en supplie, arrêtez de demander à mes collègues de Regard en Coulisse où je suis, ce que je fais et quel parfum je porte la nuit.
Ca les agace prodigieusement de savoir que ma réputation dépasse la leur.

// mardi 29 janvier 2008

Cabaret, dernière

Dimanche a eu lieu la dernière représentation de Cabaret. Grâce à l'invitation d'un ami généreux, j'ai pu assister à cette soirée et autant dire que l'ambiance était électrique. Avant même le début du spectacle, le public était conquis et dès l'ouverture la troupe s'est donnée avec une énergie rare.
Les aficionados étaient aux aguets mais il n'y a pas eu de blague (visible du public en tout cas) de dernière. Mais est-ce que le spectacle s'y prête ? Peut-on rajouter des blagues sexuelles à une mise en scène qui comporte déjà une simulation de fist-fucking et de zoophlie ? Difficile. Mais qui a besoin de blagues ou de clins d'oeil quant une Claire Pérot à fleur de peau nous offre un "Cabaret" à couper le souffle ?
Comme dirait ma voisine choucroutée : "Wow".

Les saluts étaient, comme on pouvait s'y attendre, chargés d'émotion. Les filles de la troupe sanglotaient tellement que moi-même, je n'ai pu retenir une petite larme, ce qui étonnera sans doute les nombreuses personnes qui pensent que j'ai un coeur de pierre. Non, je n'ai jamais mis les pieds sur scène (si on exclut la fois où j'ai visité le Théâtre du Châtelet, et la fois où j'ai joué "J'ai du bon tabac" à la flûte à bec à la fête de fin d'année du collège, en 6e) et pourtant, j'étais en totale empathie avec les Kit Kat girls qui pleuraient à chaudes larmes. Je n'ai jamais connu d'émotions de première ou de dernière, mais côté relations avortées, j'en connais un sacré rayon.
Cabaret parle de la fin d'une époque, du spectacle comme échappatoire à la réalité, de relations qui se terminent sans pour autant être tranchées, d'individus qui se séparent sans se faire les adieux dont ils auraient rêvé. Et pendant un moment, on pouvait se demander où était la frontière entre la fiction et la réalité.

La soirée continuait ensuite avec une fête dans le foyer des Folies Bergère. Les personnes invitées s'étaient vues remettre un bracelet de plastique noir leur donnant accès à cet after. Et bien, figurez-vous que je n'avais pas le fameux sésame (car invitée par un ami et non par voie officielle). Est-ce que vous croyez que ça m'arrête ?
Certains membres de ma famille ont creusé des kilomètres de tunnels souterrains avec une petite cuillère pour déjouer l'ennemi américain durant la guerre du Vietnam, est-ce que vous pensez sincèrement qu'une petite bande de plastique noire me fait peur ?

Si je peux donner quelques conseils à mes pauvres amis qui sont restés sur le carreau :
- N'affichez jamais une tête de loser, genre "rhooo j'ai trop envie de m'incruster". L'impression que vous devez donner, c'est que votre présence est un privilège pour les organisateurs, pas le contraire. Capito ?
- Evitez de traîner en groupe de plus de deux. Le facteur "lose" est d'autant plus multiplié si vous êtes nombreux, donc vous êtes plus facilement repérable par la sécurité.
- Restez à l'écoute. Des astuces peuvent venir de conversations environnantes, ouvrez grand vos oreilles et prenez vous pour Fantomette ou Alice Roy, détective. Vous verrez, c'est fun quand on se prend au jeu.

Alors, sans vouloir faire de lapalissades, une ambiance de dernière n'a rien à voir avec une ambiance de première : moins d'invités, moins d'alcool, moins le coeur à la fête... Et puis, il n'y avait pas de fontaine de chocolat. Et puis, a-t-on vraiment envie de se trémousser en hurlant "I need some hot stuff baby tonight" alors que c'est la fin d'une aventure et qu'on n'a bu qu'une coupe de champagne ? Moi pas.
A 0.32 : plus de champagne. Signe qu'il est l'heure de rentrer chez moi. Adieu le Kit Kat Klub... A bientôt peut-être ?



Ci-dessus : le fameux bracelet, honteusement mendié à un de mes co-rédacteurs en chef, qui, magnanime, me l'a offert en guise de cadeau de Noël + cadeau d'anniversaire. J'envisage de le mettre autour du cou de mon chat.

// mardi 16 octobre 2007

Zones interdites

Que les choses soient claires, je n'étais pas à l'avant-première de Coups de foudre hier soir au Théâtre de Ménilmontant. L'équipe de Regard en Coulisse était présente en nombre (forcément, des Fritelles et des Curlys gratos, ça se refuse pas) et apparemment, plusieurs personnes leur ont demandé de mes nouvelles.
Sachez que je suis fort touchée. Mais il faut que vous soyiez conscients qu'il y a certaines zones où il est difficile de me faire venir. Par exemple, la rive gauche est totalement off-limits. En ce qui concerne la rive droite, le 19e, le 20e et le 16e (Mon Dieu ! Le Théâtre du Ranelagh !) sont pour moi des équivalents de Koh Lanta : j'y vais avec une boussole et je considère ça comme un défi personnel. Et je ne parle même pas de ce qui se situe au delà du périph. La Cartoucherie ? Jamais entendu parler.
N'y voyez pas là une forme de snobisme. L'explication est bien plus simple. Et sans doute pire. Je ne suis pas snob, je suis juste flemmarde. Fainéante. Paresseuse (en tout cas en ce qui concerne les trajets, parce que au niveau fitness aérobic hi-lo body sculpt body attack, je suis une bombe d'énergie).
Voilà, je n'aime pas trop sortir loin. J'aime que mes déplacements soient courts pour pouvoir rentrer plus tôt chez moi faire des petits poupouyous à mon gros chachat Grominou en écoutant "The Little Things You Do Together" de Company.
Je ne vous ferai donc pas de compte-rendu de cette avant-première où visiblement de nombreux jeunes talents (et moins jeunes) du théâtre musical parisien étaient présents. Mes sources m'ont dit qu'il y avait une charmante vietnamienne qui servait des verres de vin straight from the pack de 5 litres derrière le bar. Ce n'était pas moi. Je préfère les magnums.
Après coup, j'ai presque regretté de ne pas y être allée. C'est vrai qu'au fond, j'adore les Curlys, et j'adore dire : "Curly est-il ?". Je trouve ça tellement hilarant. Well, maybe next time.

// dimanche 7 octobre 2007

J'ai menti

J'ai un peu menti quand je vous ai dit que je n'avais gardé de la première du Roi Lion que des souvenirs d'herbe folle.
Parfois, j'aimerais être une gazelle et ne me nourrir que d'eau fraîche, de verte pelouse et de chansons d'Elton John qui parlent d'amour. Malheureusement, ce n'est pas le cas. La preuve en images.


Mini brochettes avec une cucurbitacée inconnue de moi. Probablement un concombre mais je n'ai pas l'habitude de les voir sous cette forme.


Tomates cerises légèrement caramélisées.


Sushis. Le traitement warholien est dû à un éclairage bleuté, probablement une référence à la chanson "Endless Night".

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