// vendredi 11 juillet 2008

You can't stop the beat

Vous qui me lisez n'avez plus besoin que je vous dise à quel point j'aime la comédie musicale.
Vous savez peut-être que j'aime aussi l'aérobic, et entre autres le Body Attack.
Malheureusement, ces dernières semaines, je n'ai guère pu aller au cours du vendredi 18 h, car figurez-vous que j'ai quand même une vie (par exemple, trier mes CD par ordre alphabétique ou nourrir mon chat ou, comme ce soir aller voir Kung Fu Pandi Panda).
Tout à l'heure, j'étais en train de me changer alors que le cours battait son plein quand je reconnais dès les premières secondes (oui, oui,je suis très forte en blind test) l'intro de "You Can't Stop The Beat" de Hairspray. Dans la version du film qui plus est, pas dans une vulgaire version techno.
Comédie musicale + Aérobic = Nirvana ²
Non ?
Mais pourquoi personne ne m'a prévenue ? J'espère que la "choré" (qui est censée durer plusieurs mois) sera encore en vigueur la prochaine fois que je retournerai au BA.
Vite, vite ! Ma bouteille de Powerade et mon léotard rose ! Yvonne is back on the aerobic floor !

// vendredi 13 juin 2008

Effusions

J'ai découvert les films de François Truffaut lorsque j'étais adolescente. Je me souviens avoir vu Le dernier métro, enfoncée dans le fauteuil en cuir marron du salon, vêtue de mon pyjama en pilou rose, et mes lunettes géantes sur le nez.
Fascinée, je découvrais cette histoire d'amour impossible dans l'univers du théâtre parisien, de ses coulisses et de ses planches.
Je me souviens d'une scène en particulier (et je m'excuse par avance si les années ont un peu effacé la précision de cette scène dans ma mémoire).
Le rideau tombe après une première et la troupe s'étreint et se félicite de joie. Deneuve, dans la fébrilité générale, en profite pour embrasser Depardieu sur la bouche, profitant de cet instant d'effusions spontanées pour laisser parler ses sentiments longtemps enfouis. Plus tard, elle justifiera son geste avec désinvolture, prétextant que tout le monde fait ça dans le milieu du spectacle.
Dans mon pyjama de pilou rose, je me disais une nouvelle fois, et ce malgré les drames vécus par les protagonistes, que la fiction était définitivement plus excitante que ma petite vie de collégienne modèle.

Quelques années plus tard (la décence et mon Alzheimer grandissant m'empêchent de vous préciser le nombre exact), ma réalité a rejoint cette fiction lorsque l'on m'a proposé d'être la maîtresse de cérémonies de La vie est une comédie musicale (vendredi dernier pour ceux qui suivent) et d'être entourée par une troupe aussi charmante... qu'appétissante.
Vous savez sans doute que les artistes ont une tonne de petites manies et de superstitions pour conjurer le trac et se souhaiter plein de bonnes choses avant de monter sur scène.

Je ne suis pas sûre qu'il y ait une explication rationnelle et scientifique à tout ça, mais étreindre Sinan, embrasser Fabian Richard et palper les fesses de Cyril Romoli en disant "toï toï" (l'équivalent néerlandais (?) de "Merde") ont définitivement conjuré mon trac. Pourquoi croyez-vous que j'aie hurlé comme une démente sur mon entrée ? Car j'étais ivre de bonheur, tout simplement !

Ces brèves secondes de plaisir furtif mais intense m'ont confirmé que toutes ces semaines de sommeil perturbé, de stress, de répétitions et de régime strict pour pouvoir entrer dans mes (nombreuses) robes valaient finalement le coup.
Tant de souffrance pour si peu de plaisir ? And so what ? This is the story of my life !

// dimanche 8 juin 2008

Simple et sincère

Aujourd'hui, je vais faire simple et sincère, comme cela m'arrive quelques fois (quand je dors par exemple), et remercier tous ceux qui m'ont soutenue, encouragée voire félicitée pour la représentation du 6 juin.
Si je retrouve mes esprits, je tenterai de faire un billet sur la soirée, vue des coulisses.

DIVA s'achève ce soir avec un bal. Il me reste à savoir quelle tenue je vais porter.

// mardi 3 juin 2008

Mentir

Tout à l'heure, alors que j'attendais le cours de Body Balance de 18 h, ma copine Isabelle me dit : "Dis donc, t'as l'air fatiguée, t'as les traits tirés, t'as trop fait la teuf ?".
La remarque aurait pu passer inaperçue.

J'aurais pu rétorquer : "C'est l'éclairage" (réplique favorite de Sheila quand on lui dit que son lifting est raté) ou encore "J'ai utilisé un masque au concombre périmé".

Le problème est qu'Isabelle est la troisième personne à me faire cette réflexion cette semaine.

Dois-je dire la vérité ?
Dois-je avouer que je ne dors plus car j'angoisse à l'idée de faire mes premiers pas sur scène vendredi ?
Dois-je confier le cauchemar récurrent qui me hante ? (Je présente une Carte Blanche qui n'est composée que d'extraits des Demoiselles de Rochefort 2003, de Cindy 2002, et de Autant en emporte le vent.)
Dois-je révéler le calvaire que je vis depuis trois semaines pour pouvoir rentrer dans mes magnifiques robes vietnamiennes ? (Je ne me nourris plus que de thé vert et de nori, l'algue séchée qui sert à faire des makis).

Vraiment, parfois, il vaut mieux mentir et répondre :
"T'as raison Isa, j'ai trop fait la teuf."

// dimanche 1 juin 2008

La drague

La situation : vous êtes dans le métro, quand soudain, un beau black, jeune et athlétique, vous lance un regard.
Que faire ?
Ne pas présumer qu'il vous drague forcément.
Vous lui avez peut-être marché sur le pied, ou peut-être lui rappelez-vous un mauvais souvenir.
Si vous pensez qu'il vous drague et que vous décidez de lui parler, ne dites pas une phrase aussi creuse que : "On se connaît ? T'es dans Le Roi Lion, non ?".
C'est un peu réducteur et de plus, vous risqueriez de passer pour une stage-door-whore.
Sur ce, je vais faire un tour rue Saint Lazare.

// mardi 27 mai 2008

FĂŞte des voisins

Ce soir a eu lieu la traditionnelle fête des voisins que nous célébrons dans mon immeuble avec un enthousiasme non dissimulé.
Pour ma part, j'aime beaucoup ces petites sauteries qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec les gens qui vivent à quelques mètres de nous. C'est vrai quoi, s'il n'y avait pas cette fête, on vivrait comme dans une chanson de Starmania. Ca craint.

La fĂŞte des voisins, c'est donc l'occasion de :

- Faire des civilités avec des voisins dont on partage, parfois de façon troublante, l'intimité. Quand on voit son voisin d'en face sortir à poil de sa douche tous les matins à 8 h 17, c'est sympa de lui dire bonjour au moins une fois l'an.

- Découvrir les cuisines du monde sans sortir de son immeuble : le couscous de Mme Benhamou, les croquetas de Mme Garcia, la salade de soja de Mme Wu...
Et gratos en plus.

- Vérifier que Mlle Leproux est encore en vie. ("Regardez, elle a bougé, elle s'est resservie de la quiche !")

- Rencontrer les nouveaux voisins mignons ("Hellooooo, le 4e droite !").

- Et, parfois, avoir de passionnantes conversations sur le théâtre musical.

Extrait :
"Mlle Nguyen, vous avez acheté un hélicoptère ?"
"C'est quoi cette question à deux balles, connasse, ça te pose un problème si j'écoute en boucle l'ouverture de Miss Saigon ? Tu veux qu'on parle de ta mioche qui chiale toutes les nuits ?"

Mon dieu, faites que ça ne se finisse pas en règlement de comptes dans une émission de Julien Courbet.
Je crois que je préfère voir Fame dix fois plutôt que de passer chez Julien Courbet.

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