// mercredi 27 février 2008

Quel cake

Ma mère me cite souvent un proverbe vietnamien qui dit en substance : "Femme sachant faire de savoureux nems est bonne à marier" (je vous assure en vietnamien, c'est beaucoup plus joli qu'on ne le pense et ça sonne un peu comme un haiku).
Le problème est que c'est hyper compliqué de faire des nems (oh la la ! le roulage de la galette de riz ! misère !). J'ai donc décidé de tester mes aptitudes culinaires (et donc voir si j'étais bonne à marier) en m'inspirant de ce que je connais le mieux : la comédie musicale. Et je me suis penchée sur la recette, non pas des tourtes à la chair humaine de Mrs Lovett, mais du cake d'amour de Peau d'Ane.

Euh.
Si quelqu'un a déjà essayé, a-t-il des tuyaux à me refiler ?
Parce que les doses sont un peu vagues.
Une larme... Un souffle... Un soupçon... Une main...
C'est une recette de cuisine ou une chanson d'Elodie Frégé ?
Help me please !
Parce que là, je vois pas comment quelqu'un pourrait tomber amoureux de moi avec un gâteau aussi infect.



// vendredi 22 février 2008

Thank God it's Friday

C'est sûr, j'aurais pu passer un vendredi soir hyper fun à dîner avec des amis, mais en même temps, personne ne m'a rien proposé.
Je me suis donc retrouvée à regarder la cérémonie des César en mangeant une glace au caramel au beurre salée de chez Picard (à défaut de pouvoir aller à la représentation de Armorica demain).

Bon, j'avoue que j'ai regardé d'un oeil distrait tout en me faisant les ongles des pieds, mais je me suis demandée si Marjane Satrapi n'était pas la cousine iranienne de Christine Bonnard ?


Quelques séances d'UV et c'est parti pour Persépolis, le musical au Vingtième Théâtre.

// vendredi 15 février 2008

Désir désir

fabian ballarin

Hier, une amie bien intentionnée m'a envoyé le lien suivant, pensant que ça allait me dérider pour le jour de la Saint Valentin. "Une déclaration nommée Désir", forcément, je clique.

Le principe est simple : un jeune homme, mignon et souriant et qui en plus s'avère être un jeune talent du théâtre musical parisien (le délicieux Fabian Ballarin, prochainement dans Fame), vous aide à composer une chanson d'amour à l'élu(e) de votre coeur.

Déjà, il y a un problème dès la première question. On nous demande de nous définir en fonction du style de café que l'on préfère (sensualité cappucino, intensité expresso ou passion classique).
Que faire dans mon cas ? Je bois peu de café, mais quand j'en bois, je prends du weasel coffee que mes amis ou ma famille me ramènent du Vietnam. Les grains de café utilisés ont été auparavant ingurgités puis régurgités par des sortes de belettes ou fouines ("weasels"), ramassés par des villageois portant des chapeaux coniques, nettoyés, puis torréfiés.
Oui, en gros, c'est un peu comme si on buvait du caca bien que ça n'en ait pas l'odeur.
Comment dois-je me définir alors ? Weasel shitty ?
Est-ce que ça veut dire que côté vie sentimentale, je suis dans la merde ?
Et pourquoi Carte Noire ne commercialise pas cette sorte de café ?

Bref, le petit jeu a mal commencé. Mais soit. Admettons que je sois "cappucino sensualité".
Il s'agissait ensuite de répondre à quelques questions : qu'a-t-on ressenti la première fois, où l'a-t-on rencontré, qu'est-ce qui va se passer si cette personne accepte notre invitation, qu'est-ce que cette personne nous inspire... et selon nos réponses, notre beau crooner chante quelques vers comme : "Ah, t'imaginer nue dans le noir..."
Stop, Fabian, c'est insoutenable. Si tu continues, je tombe amoureuse de mon écran. Si ce n'est déjà fait.

La question suivante m'a néanmoins laissée perplexe. "Que feriez-vous si votre partenaire était une tasse de café ?"
Quel est ce fétichisme étrange ? Parce que moi, si on me demande ça, je réponds : "Ben je la bois avec un Canderel et après je la lave. Et puis d'abord, c'est pas une tasse, c'est un mug Les Misérables, banane."
Mais ce n'était pas dans les choix.
J'ai donc coché : Je la savourerais.

On choisit ensuite quelques adjectifs nous décrivant (du genre "intelligente et drôle" parce qu'il n'y a pas "moche et complexée"), et hop, Fabian nous compose une chanson et nous en livre même sa version clip.

Le problème, c'est qu'après avoir passé 17 minutes avec Fabian sur le site de Carte Noire (un record en terme de temps passé sur un site, voire même un record en terme de temps passé avec un homme), c'est finalement avec lui que j'ai envie de passer le reste de ma vie et toutes les prochaines Saint-Valentin.
Que faire alors ?
Demander à Fabian de regarder sa propre chanson-déclaration (au risque de passer pour une sadique) ?
Ou me contenter de prendre des billets pour Fame ?

// jeudi 14 février 2008

Funny Valentine

Aujourd'hui, c'est la Saint Valentin, et j'écoute (pour changer) de la comédie musicale, en mangeant des boules coco au Nutella achetées au snack "Comme au Vietnam", dans le XIIIe.

Oeuvre : Kiss Me, Kate de Cole Porter.
Chanson : "I Hate Men"
Calories : 312

// mardi 12 février 2008

My Friends

sweeney razor

La Saint Valentin approche et avec elle l'horrible sentiment de ne pas être comme les autres car célibataire.
Dans les années 90, toutes mes copines et moi étions célibataires et ça ne choquait personne. Forcément, on était jeunes. Quand on a 18 ans, c'est beaucoup moins gênant vis-à-vis de la société, c'est même normal.
Pour ma part, dans les années 90, j'attendais le Prince Charmant, avec une vision romantique du monde. Je chantais : "You are sunlight and I moon" ou encore "Le coeur au bonheur, êtes-vous le prince que j'attendais ?" en attendant avec impatience le jour où je le chanterais à quelqu'un de réel, et pas à mon poster de River Phoenix (sans parler de mes parents qui subissaient l'Original London Cast de Miss Saigon en boucle et ont vite compris qu'il ne s'agissait pas d'un CD de musique traditionnelle vietnamienne).
J'étais jeune. J'étais bête.

Puis vint le nouveau millénaire entamé sous d'inquiétants auspices. Le monde entrait dans l'ère du speed dating, de Meetic et des soirées Sex & The City. Le mot d'ordre était : consommation. Même le théâtre musical s'y mettait. Andrew Lloyd Webber remettait au goût du jour son Tell Me On A Sunday à l'ère du virtuel. Broadway ne voulait plus des grandes sagas épiques et romantiques. Le retour était à la comédie avec des personnages qui s'écriaient fièrement "I'm a big girl now !" ou encore "Flaunt it !". Et à la radio, on entendait :
"Nous-on-fait-l'amour-on-vit-la-vie-on-se-fout-pas-mal-de-la-morale-na-na-na-na-nère". Bref, il fallait s'amuser et personnellement, il n'a pas fallu me le dire deux fois.

Et puis, nous voilà quasiment à la fin d'une décennie. Bientôt, nous entrerons dans les années 10 et je suis quasiment la seule célibataire de mon groupe de copines des années 90.
Aujourd'hui, je ne considère plus "Sun & Moon" comme étant la chanson "trop cool romantique". Je ne m'identifie plus à Lea Salonga, désormais mariée et mère.
Aujourd'hui, j'écoute la BO de Sweeney Todd et je m'identifie à Johnny Depp. J'écoute sa voix grave chanter des mots d'amour à ses rasoirs ("My Friends") et je pense à ça quand j'empoigne mon Bic Lady sous la douche.
Alors, oui, l'eau a coulé sous les ponts, le temps est passé, et on a tous changé.
Ce qui reste rassurant, c'est qu'il y aura toujours le théâtre musical pour nous accompagner dans chaque étape de nos vies, que ce soit dans nos rêves, nos espoirs, ou nos désillusions.

// jeudi 07 février 2008

The perfect year

patti-lupone-sunset-boulevardAujourd'hui débute la nouvelle année lunaire, célébrée notamment par les Chinois et les Vietnamiens.
Je vous souhaite donc à tous une excellente année du Rat.
Cette période de festivités étant aussi une période de tolérance, d'amour et de partage, la sondheimienne hystérique que je suis va pousser son ouverture d'esprit jusqu'à citer du Lloyd Webber (c'est dire si l'année du Rat va être exceptionnelle !).

"I don't need a crowded ballroom
Everything I need is here
If you're with me
Next year will be
The perfect year."

Et pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais, essayez un logiciel de traduction en ligne, c'est poilant.

© 2007 regardencoulisse.com | Propulsé par DotClear | Design Hito
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.