// lundi 24 novembre 2008

Pendant qu'on y est

Pendant qu'on est sur le créneau des versions... improbables... du Phantom, voici sans doute une de mes préférées, datant des années 90 et interprétée par le groupe Harajuku.
Ce groupe europĂ©en (de production allemande ? avec une chanteuse anglaise ? je ne suis pas sûre...) empruntant son nom à un quartier de Tokyo avait enregistrĂ© un album de standards relativement rĂ©cents de Broadway.
Sur le CD Just One Look, on trouvait donc des versions dance du Roi Lion, des Misérables, de Miss Saigon, de Beauty and The Beast, et du Phantom.
Voici leur version de la chanson-titre, montée ici sur des images du... Phantom of The Paradise de Brian de Palma.

Oui, OK, c'est super nineties. But the nineties are back, aren't they ?
Et on dira ce qu'on voudra, mais pour le moment, je n'ai pas encore trouvé mieux que la dance cheap des nineties pour faire du fitness ("No no no no no no no no no no no no there's no limit !").
Quand je suis sur le stepper et que j'ai dans les oreilles la version techno de "I Still Believe" de Miss Saigon, autant vous dire que je suis en extase de pouvoir réunir ainsi mes deux plus grandes passions : la comédie musicale et le fitness.
Il faut parfois savoir se contenter de plaisirs simples.

// samedi 22 novembre 2008

Scary, very scary

Il y a quelques jours, je suis allée voir The Visitor, un trÚs joli film indépendant américain.
A un moment, deux des personnages vont voir The Phantom of The Opera à Broadway et leurs commentaires, mi-figue, mi-raisin, se rĂ©sument à un seul adjectif : "scary".

Visiblement, ces gens n'ont pas vu cette version metal du Phantom...

Quelqu'un sait-il pourquoi le public du premier rang se met à pleurer dĂšs les premiĂšres notes ?
Par désespoir ?
FascinĂ©e, je n'ai pu m'empĂȘcher de regarder plusieurs fois cette vidĂ©o.
Suis-je normale ? Dois-je consulter ?
Vais-je devenir gothique ? Membre d'une secte satanique ? ou pire encore... fan de metal ?
Scary, very scary...

// mardi 18 novembre 2008

London, Hollywood

Il suffit parfois de quelques lignes, d'une brĂšve postĂ©e sur un site pour me laisser rĂȘveuse pendant au moins une demi-journĂ©e.
Quatre infos ont ainsi éveillé ma curiosité sur le site imdb.

- L'acteur britannique Tom Courtenay se plaint que dans le West End, il y a trop de musicals et pas assez de piĂšces.
Suggestion : Peut-on lui envoyer une ou deux piÚces avec Jacques Balutin ou Georges Beller et récupérer Hairspray ou le futur Spring Awakening ?

- Daniel Day-Lewis, sur le tournage de Nine, est tellement investi dans son personnage qu'il refuse de ne parler uen autre langue que l'italien et ne mange que de la pasta. Ce qui doit ĂȘtre extrĂȘmement contrariant pour ses partenaires.
Suggestion pour Marion Cotillard : Marion, répÚte aprÚs moi : "Mamma Mia ! Basta, Daniel ! Capito ?"

- A Broadway, les producteurs de South Park et Jeff Marx (Avenue Q) s'apprĂȘtent à monter un musical sur les Mormons, avec Cheyenne Jackson dans le rĂŽle principal.
Suggestion : Pendant qu'on y est, on pourrait pas faire un musical sur les Mormons... naturistes ? Ca doit bien exister, non ?

Ci dessous, Cheyenne Jackson :
cheyenne jackson
Note à mes amis (et lecteurs) gays : Cheyenne a Ă©tĂ© nommĂ© performer gay de l'annĂ©e par le magazine Out. Mais ce n'est pas parce qu'il est ouvertement gay que vous allez pouvoir vous le taper, bande d'obsĂ©dĂ©s sexuels.

- Last but not least, Scarlett Johansson est trĂšs choquĂ©e que Lindsay Lohan, qu'elle ne connaĂźt à peine, ait Ă©crit au marqueur permanent, dans des toilettes publiques : "Scarlett is a bloody cunt".
"Cunt" désigne un certain organe féminin.
Et "bloody" n'a pas, dans ce contexte, le sens de "saignant".
Suggestion à Mme Lohan : Eduquez donc un peu mieux votre fille ! Un marqueur permanent, tout de mĂȘme, ça ne se fait pas !

OK, cette derniĂšre news n'avait rien à voir avec la comĂ©die musicale.
Sur ce, je vais chez Muji m'acheter un marqueur.

// mardi 11 novembre 2008

Slam

Il m'arrive parfois d'aller rive gauche.
En prenant bien soin, évidemment, de prendre mon passeport, ma boussole et une gourde (je parle bien entendu d'un objet pour contenir de l'eau, pas d'une de mes copines).
L'autre jour, dans les couloirs de la station Montparnasse, une affiche de la RATP attire mon oeil.
Il s'agissait d'un de ces poÚmes, écrits par des auteurs inconnus (ou du moins inconnus du grand public) et choisis par la RATP pour orner rames et couloirs.
Là, en l'occurrence, il s'agissait d'un slam dont une phrase disait quelque chose comme "J'voudrais que ma vie soit une comĂ©die musicale".
Je n'ai pu m'empĂȘcher de m'arrĂȘter pour lire le slam en entier, de sourire intĂ©rieurement (car vous savez bien que je souris rarement extĂ©rieurement) et de ressentir un petit moment de satisfaction, de reconnaissance, tandis qu'autour de mois, les gens dĂ©filaient, indiffĂ©rents.

Alors, je sais que je ne suis pas la seule à vouloir que ma vie soit une comĂ©die musicale, mais c'est agrĂ©able, de temps en temps, d'avoir la preuve que d'autres personnes pensent comme moi.
Je me dis que je ne suis peut-ĂȘtre pas seule, lorsque la pluie tombe sur le pavĂ© parisien, à garder dans un petit coin de ma tĂȘte une ritournelle qui fait "Doo doo doo doo... I'm singin' in the rain..."
J'espÚre que d'autres comme moi, quand la pluie s'éternise, se disent "The sun will come out... tomorrow", et y croient réellement.
Parfois, quand je suis heureuse, j'ai envie de danser dans la rue et de chanter sur les toits. Quand je n'ose pas avouer mes sentiments amoureux, je me mets à rĂȘver qu'il suffirait que je balbutie : "If I loved you, words wouldn't come in an esay way..." pour qu'on me comprenne.
Oui, la vie est dure pour une rĂȘveuse, mais rĂ©flexion faite, je crois que je ne voudrais changer pour rien au monde.
Quitte à passer pour une cinglĂ©e quand je m'arrĂȘte en plein milieu d'un couloir d'un mĂ©tro pour une misĂ©rable phrase sur une petite affiche.


Découvrez Annie Cordy!

// samedi 08 novembre 2008

La fanfare

Il y a parfois une petite fanfare qui passe dans mon quartier, trois musiciens jouant des cuivres plaintifs, comme échappés d'un ersatz de film de Kusturica.
Ils s'arrĂȘtent au pied d'un immeuble et se mettent à jouer leur chanson.
Ont-ils Ă©tĂ© engagĂ©s par un amoureux romantique qui offre une sĂ©rĂ©nade à sa belle ?
Choisissent-ils de s'arrĂȘter au hasard, au grĂ© des façades, des gens qui s'attardent à leurs fenĂȘtres ?
Leurs tristes mélodies ne cessent d'évoquer des souvenirs nostalgiques, parfois doux, parfois amers.
Les rengaines évoquent des amours perdues, oubliées, lointaines.
"Besame mucho", "Histoire d'un amour", "Quizas quizas quizas"...
Pour un peu, on serait presque tentĂ© d'ouvrir sa fenĂȘtre, de leur jeter quelques piĂšces emballĂ©es dans un papier journal et se laisser aller à la mĂ©lancolie en regardant les nuages au dessus des toits de Paris.

Et puis l'autre jour, ils ont jouĂ© "Belle" de Notre Dame de Paris. Et là j'ai eu envie de balancer par ma fenĂȘtre mon seau rempli de produit nettoyant (Ă©cologique) pour le sol.

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