// vendredi 23 janvier 2009

Ô Lune

Pour les Asiatiques qui suivent le calendrier lunaire, dimanche soir à minuit s'achèvera l'année du Rat pour laisser place à l'année du Buffle. Traditionnellement, au Vietnam, le "Têt" (fête du nouvel an lunaire) est une célébration qui dure plusieurs jours durant lesquels on rend visite à sa famille et à ses amis les plus chers.
Tous les commerces sont fermés pendant plusieurs jours, à part les restaurants et les théâtres.
Ce qui tombe plutôt bien puisque j'adore manger et voir des spectacles.

Je me souviens que lorsque j'étais petite, une des mes sÅ“urs m'avait offert un livre de nouvelles écrites par un auteur vietnamien (Mon pays perdu, de Huynh Quang Nhuong) relatant son enfance des les rizières du Vietnam et décrivant avec une certaine nostalgie les traditions d'un pays qu'il avait quitté.
Je pense que le message que ma sÅ“ur voulait me faire passer était que mes racines étaient quelque part par là-bas et non pas dans la forêt magique de Chantal Goya ou au pays des chansons de Dorothée.

Je me souviens particulièrement bien d'une nouvelle concernant le Têt dans le village de l'auteur.
Une troupe donnait un spectacle sur la place du village et ce divertissement populaire était apprécié de tous, grands et petits.
Cependant, il faut savoir qu'au Vietnam, il est tout à fait courant d'aller et venir durant un spectacle (du moins, pour une représentation en plein air). On peut arriver au milieu d'un acte, partir avant la fin, revenir plus tard.
Ce n'est pas forcément de l'irrespect, c'est juste qu'il est très difficile de lutter contre l'appel d'un nem ou d'un gâteau au sésame.
Visiblement, Patti LuPone n'est pas encore passée par là pour faire régner un peu d'ordre et de discipline.
Bref, l'auteur racontait que sa grand-mère, très superstitieuse, attachait beaucoup d'importance au premier personnage qu'elle apercevait sur scène lorsqu'elle arrivait au spectacle. Bon ou mauvais personnage, cela pouvait influencer toute son année à venir.

Etant moi-même un peu superstitieuse, je souhaite aujourd'hui mettre toutes les chances de mon côté afin d'avoir une vie sexuelle sentimentale enfin épanouie.

Les données :
Sachant que le premier spectacle de l'année (lunaire) que j'irai voir est Hair.
Sachant qu'on y voit (selon mes infos) les fesses de Fabian Richard.
Quitte à être un peu impolie et déranger les spectateurs, à quelle minute du spectacle dois-je arriver afin de tomber pile sur les fesses de Fabian et apporter ainsi bonheur et prospérité pour les treize mois* à venir ?
Help, please.

* Cette année du Buffle est "embolismique" et comportera 13 mois. Trop de mots compliqués de si bon matin : je retourne me coucher.

// mardi 20 janvier 2009

Cassette audio

Mon ami JB, qui n'a vraiment rien d'autre à faire au bureau que de m'envoyer des liens youtube et s'inscrire dans des groupes improbables sur Facebook ("fan de luce dufaut" - ???), m'a envoyé la vidéo suivante.
Alors, avant que vous ne la regardiez (ben oui, là, vous êtes au taf, vous n'avez que ça à faire, non ?), je vous préviens : il n'y a pas d'image, il n'y a que du son, ce qui est tout à fait surprenant dans notre ère du tout-images.
Il s'agit en fait d'un montage d'extraits audio de boulettes et autres couacs survenus sur diverses productions des Misérables.
Oui, je sais, ça peut paraître un peu pointu.
L'effet est moins immédiat et efficace qu'une Miss France qui se casse la gueule sur un plateau télé, par exemple.



Mais pour tout vous dire, écouter ces enregistrements, de toute évidence pirates, m'a rappelé plein de bons souvenirs.
Il fut un temps, dans les années 90 (je marchais à peine) où je découvrais Londres, et chaque voyage était synonyme d'aventures, de découvertes et d'excitation.
On prenait l'Eurostar - pour la première fois - avec les copines.
On allait voir Miss Saigon, Sunset Boulevard, Martin Guerre ou encore Crazy For You.
On faisait la queue pour avoir des places pas chères pour Rent.
On dormait dans des hôtels minables avec une douche commune sur le palier (!!!).
On collectionnait les flyers des spectacles que l'on accrochait près de son bureau, une fois de retour à Paris.

Pour immortaliser les souvenirs, certains prennent des photos, font des films, ramènent des boules avec Big Ben sous la neige ou une tasse avec Lady Di.
Pour ma part, je faisais quasiment systématiquement des enregistrements pirates des spectacles que j'allais voir, afin de pouvoir ensuite me remémorer toutes ces sensations.
Armée d'un walkman auto-reverse relié à un petit micro posé négligemment sur mes genoux, j'enregistrais le spectacle dès l'ouverture.
A l'entracte, je me précipitais aux toilettes pour changer discrètement de cassette pour le deuxième acte.
Pas vraiment hi-tech, j'avais pourtant la sensation d'être une Mata Hari du pauvre, essayant de recueillir de précieux documents : quelques cassettes sur les boitier desquelles j'écrivais avec un stylo bic, le nom du spectacle, celui du théâtre, et la date de la représentation.

Aujourd'hui, ces cassettes reposent dans un tiroir et évidemment, je ne les écoute jamais.
Qui a envie d'écouter une cassette audio ? Qui a même un lecteur de cassettes audio ?
Mais parfois, j'ouvre ce tiroir et je regarde juste les tranches des boitiers.
Et j'y lis ces noms et ces dates, comme des batailles ou des victoires consignées sur un cahier d'histoire.

Saigon, Drury Lane, 12/11/92
Sunset Blvd, Adelphi, 07/01/94
Chicago, Adelphi, 11/02/98

Parfois, il suffit simplement de quelques mots pour éveiller une multitude de sensations : la chaleur et le parfum du théâtre, les lumières de la salle qui s'éteignent, le son de l'orchestre, le rideau qui se lève, les décors qui apparaissent, les voix qui vous emplissent, les applaudissements du public, le pavé luisant sous la pluie et ce sentiment unique de liberté et d'insouciance...

Mais non, je ne suis pas nostalgique. Personne n'a envie de se souvenir des années 90. Si ?

// dimanche 18 janvier 2009

Gueule de bois

Ok, je n'ai rien écrit depuis un bail. Mais toutes ces agapes de fin d'année, puis de début d'année, sont réellement épuisantes. Entre les galettes et les soldes, je me demande comment trouver cinq minutes rien qu'à moi.
Alors du coup, oui, je l'avoue, j'ai loupé ZE émission dont tout le monde parle, "Vive les comédies musicales", animée par Marianne James et diffusé sur TF1 le 9 janvier, soit neuf jours après le réveillon du nouvel an, mais il est des cuites qui mettent plus de temps à s'en remettre que d'autres.

Je ne critiquerai donc pas une émission que je n'ai pas vue.
Je dois cependant avouer que la liste des artistes invités et des chansons choisies me laisse rêveuse :
Mimie Mathy, Patrick Fiori, Nikos, Sandrine Quétier, Benjamin Castaldi, Denis Brogniart, Sheryfa Luna...
Cléopâtre, Le Roi Soleil, Rabbi Jacob, Roméo & Juliette...

Pour ceux qui ont réellement vu l'émission... La liste est réelle ? C'est pas une blague ? Ou c'est moi qui ait toujours la gueule de bois ?

// vendredi 02 janvier 2009

Happy New Year

Chers lecteurs,
Je vous souhaite une merveilleuse année 2009, pleine de joie, de bonheur, de santé, de succès et d'amour.
Et pour tous les passionnés de comédie musicale que nous sommes, je souhaite que 2009 soit l'avènement de Cléopâtre.


Woooh, c'est bon, je rigole. J'ai encore la gueule de bois.
Et puis, c'est pas si désagréable à regarder que ça.
Si vous coupez le son.
Et puis ce qui est bien avec les clips de Kamel Ouali, c'est que ça nous donne une idée des prochaines tendances pour les chars de la Gay Pride 2009.
Je prédis donc une orgie de gladiateurs et de lutteurs gréco-romains !

Bon, pour vous proposer une alternative, voici ABBA dans toute sa splendeur, vous souhaitant Happy New Year.



Personnellement, je ne m'en lasse pas et sachez qu'au Vietnam, cette chanson passe habituellement en boucle durant les fêtes.
Voilà, en plus, vous aurez appris quelque chose sur nos traditions.

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