// lundi 18 mai 2009

Sushi Girl

Hier soir, j'ai proposé à mon amie Bach Ngoc (ça veut dire Perle de Jade, j'adore) d'aller voir Ponyo sur la falaise.
Elle m'a répondu : "C'est pas pour les gamins ce truc ?"
Détestant aller seule au cinéma et tous mes amis susceptibles de m'accompagner étant partis en week-end, j'ai dû sortir des arguments de toute sorte, du style :"Mais ma p'tite BN, on a tous gardé une âme d'enfant, non ? Tu es jeune, ma belle..."
Ce dernier argument a suffi à la convaincre et nous voilà à suivre les aventures d'une petite fille poisson.

Je voyais bien que BN n'était pas très absorbée et qu'elle envoyait des textos pendant que Ponyo faisait des pieds, des mains et/ou des coups de nageoire pour retrouver son amoureux. Mais cette petite fille-poisson a tout de même une faculté extraordinaire : elle peut transformer les bébés moches et pleurnichards en jolis poupons souriants.
Voilà, maintenant, je suis sûre que tout le monde aimerait avoir une Ponyo avec soi. Surtout quand on prend le TGV en période de vacances scolaires, par exemple.
En sortant, ma copine Bach Ngoc m'a juste dit : "Bon, allez, on va se bouffer des sushis ?"
Certaines personnes ont gardé leur âme d'enfant. D'autres non, visiblement.

// mardi 05 mai 2009

Anges et démons

La première fois que j'ai vu l'affiche du film Anges et Démons, j'ai pensé à la comédie musicale de Laurent Couson.
Jusqu'à ce que je comprenne que c'était une adaptation du best-seller de Dan Brown.
Je n'y peux rien, vous le savez, je vois la comédie musicale partout.
Ceci dit, si cela avait été l'adaptation du musical, remplacer Alexandre Bonstein par Tom Hanks était plutôt un choix audacieux et original.

Ensuite, quand j'ai lu, la phrase d'accroche ("Depuis 500 ans, une vengeance se prépare contre le Vatican"), je n'ai pas pu m'empêcher de me dire : "Merde, j'espère qu'ils vont réussir !".

// lundi 04 mai 2009

Souvenirs à vendre

Je me promenais ce week-end à la brocante qui avait lieu en bas de chez moi, flânant sans intention particulière, juste histoire de prendre un peu l'air.
J'achète rarement quoi que ce soit mais j'adore regarder, particulièrement les vide-greniers où chacun expose ses souvenirs les plus intimes... et bien souvent, les plus hideux, ceux dont on est prêt à se débarrasser pour un prix dérisoire, quelques euros, parfois quelques centimes.

En voyant ces dessous de plats en rafia, ces peluches éborgnées, ces livres de la Bibliothèque Rose jaunis, ces cendriers en coquillages, je ne peux m'empêcher d'être amusée, et parfois touchée.
Certes, la plupart de ces objets auraient tout à fait leur place dans un musée des horreurs mais ils laissent deviner un petit bout d'histoire : un souvenir d'un Noël en famille, un piteux cadeau de Fête des Mères, un anniversaire d'autrefois, un amour de jeunesse...
Parfois, on aimerait que les objets, même les plus communs, puissent nous raconter leurs passé.

Hier, sur un stand, un carton de vinyles, avec le concept album des Misérables en première place, a attiré mon attention : cette silhouette tenant un balai gigantesque, ce visage apeuré, cette typo reconnaissable entre toutes... Impossible de les louper.
Malgré moi, alors que j'ai déjà l'album en CD, je me suis approchée pour regarder les autres albums qui traînaient dans le carton, et je fus très surprise de voir, au milieu des Claude François et des Julio Iglesias, la B.O. de Camelot et de Yentl, le Broadway cast recording de A Little Night Music et quelques autres titres de comédie musicale.
Je me suis demandée comment ces disques avaient atterri là. Le stand semblait tenu par un professionnel et non un particulier, impossible d'essayer d'imaginer une histoire, un parcours, une anecdote...
Quelque part, même si ces disques étaient bradés pour trois fois rien, ça m'a fait chaud au cÅ“ur de les voir là, comme des visages familiers que l'on aperçoit au milieu d'une foule inconnue.
Quelqu'un, peut-être dans mon quartier, a eu ces disques, les a écoutés, aimés sans doute mais n'en veut plus aujourd'hui.
Oui, parfois, j'aimerais vraiment que certains objets me racontent leur passé.

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