// mercredi 9 juillet 2008

Jungle fever

Et bien le 7, j'étais finalement à Melting Roots, privilégiant ainsi l'appel de la jungle, son soleil, ses herbes jaunies dansant sous le vent, ses torses couleur ébène perlant de sueur et ses rythmes endiablés. La soirée s'annonçait chaude, métissée et conviviale, et elle le fut.

Avant de commencer mon debrief, je dois dire que j'ai croisé Jeremy Fontanet à un passage piéton avant d'arriver au concert. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu tout de suite. Forcément, il était habillé.

Back to Melting Roots. Tout d'abord, je dirais que si l'objectif de la soirée est de montrer que l'on est tous les mêmes quelle que soit notre couleur de peau, et bien l'objectif est atteint. Car à bien écouter les chansons de la plupart des artistes présents, on se dit que jaune (mon cas), black (leur cas) ou blanc (le cas de la majorité de la population de notre pays), on est tous dans la même mouise. L'amour est là : on est heureux. L'amour s'en va : on est triste. Black, blanc, beur, jaune, rouge = égalité devant les râteaux et les dépressions nerveuses.
Il y a quelque chose de rassurant, non ?

En dehors des lyrics, j'ai beaucoup aimé les looks, de façon générale.
Personnellement, les afros et les tresses rastas, j'adore, mais sur les blacks. Sur les blanc(he)s, moins. Il m'est déjà arrivé de piquer une crise de fou rire en voyant mes copines Nono et Nénette rentrer de République Dominicaine avec des tresses rastas et des perles multicolores sur la tête.
Je reconnais cependant avoir eu tort de me moquer. Le week-end suivant leur retour, à la soirée Créatures que j'ai organisée chez moi, elles ont carrément cartonné dans leur rôle de clones ratés (et siamois) de Bo Derek.


(Bo Derek, la vraie)


Mais je m'égare. A Melting Roots en tout cas, les tresses et les afros étaient parfaitement bien portées.

J'ai bien aimé les jolies robes de Melina Mariale mais quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les filles portaient des choses assez légères, alors que les garçons étaient engoncés dans des pantalons, chemises et gilets. Déshabillez-moi tout ça vite fait ! Il faut bien trop chaud pour porter des costumes dans la jungle.

J'ai aimé le duo Thibaut Durand - Jua Amir et je vous annonce officiellement que ma nouvelle formule mathématique préférée est 2 + 1 = 3 (et non plus 2 -1 = 1). Pas trop dure à retenir et pleine de possibilités et de promesses.

J'ai bien aimé la tenue de scène d'Orlando qui consistait en un costume en cuir rouge et un chapeau noir.
Simple, me direz-vous. Avec peut-être un petit clin d'oeil à Jeanne Mas pour les couleurs.
Mais l'accessoire qui faisait la différence était une sorte d'étole faite de plumes et de strass, nonchalamment posée sur l'épaule, un peu comme si, contrairement à l'adage, les oiseaux ne se cachaient plus pour mourir mais venaient finir leurs jours sur la Scène Bastille.
Je dirais donc que ce costume est presque une déclaration politique, militante, écologique, engagée, doublée d'une déclaration d'amour à Björk.


(Björk : Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir)


Je propose que pour les prochaines éditions de Melting Roots il y ait moins de costumes excentriques, non pardon, qu'il y ait moins de costumes tout court.

// mardi 8 juillet 2008

Oh my

Petite question pour ceux qui ont vu - ou vont aller voir - Mamma Mia !
Durant "Dancing Queen", Tanya, Rosie et Donna utilisent des accessoires qui se trouvent à portée de main pour figurer des micros.
Tanya utilise un sèche-cheveux, Rosie une brosse, et Donna ... ?
Je ne suis pas sûre d'avoir bien vu.

// lundi 7 juillet 2008

Our last summer

On sait bien que notre jugement d'une œuvre ne fonctionne pas uniquement sur des critères rationnels et artistiques. On apprécie une chanson, un film, un spectacle en fonction de notre état du moment, des personnes avec qui l'on est. Un air va nous rappeler une époque, une saison, un amoureux. Une chanson, vaguement entendue à la radio ou dans un supermarché, peut ramener à la surface un flot d'émotions.

Acceptant l'autre soir une invitation de dernière minute pour aller voir Mamma Mia ! au Palais des Congrès, je ne m'attendais pas qu'une soirée a priori aussi anodine allait remuer tant de souvenirs. C'est vrai que lorsque l'on pense à Mamma Mia !, on imagine surtout les talons compensés et les combinaisons brillantes (ainsi que les jeunes hommes du cast en tenue de plongée légèrement ouverte sur leur torse).

J'avais vu cette comédie musicale pour la première fois à Londres, il y a quelques années. J'étais allée passer un week-end avec mon amoureux. Celui de l'époque. C'était la première fois que nous partions ensemble quelque part et je crois que j'étais heureuse, tout simplement. Nous avions décidé d'aller voir Mamma Mia ! mais rétrospectivement, on aurait bien pu aller voir Cats que ça n'aurait eu aucune espèce d'importance. Je me sentais bien d'être avec lui et ça me suffisait.
J'étais jeune, naïve, bête, amoureuse, et comme toutes les amoureuses, je croyais sincèrement que ça pouvait marcher et que ça durerait toute la vie.

Alors, hier, en revoyant ce spectacle, de nombreux souvenirs me sont revenus à la surface.
Des sourires, des gestes tendres, des regards, des petits mots.
Et j'écoutais différemment les paroles qui disaient : "Comment ai-je pu te laisser partir ?", "Où sont ces jours heureux ?", "Je marche dans la maison vide, des larmes dans les yeux", "Tu dois savoir que tu me manques"...
Les remuants "Waterloo" et autre "Dancing Queen" ont glissé sur moi comme des gouttes de pluie sur un carreau.
Mais si la vie est une comédie musicale (ce dont je doute néanmoins), les amants séparés finissent donc par se retrouver ?


Dominic Cooper et Amanda Seyfried dans Mamma Mia ! le film © Universal Pictures

// samedi 5 juillet 2008

So little time

Je ne fais pas partie des gens qui pensent qu'il n'y a rien à faire l'été à Paris.
Observer mon voisin d'en face se balader en slip quand il fait chaud est déjà une activité à (quasi) plein temps.
En dehors de ça, il y a également plein d'autres spectacles dignes d'intérêt, même si pour cela, je suis obligée de sortir de chez moi.

Mais que faire le lundi 7 juillet ? Le dilemme est grand.
A la Scène Bastille, Melting Roots nous permettra de voir certains membres de la troupe du Roi Lion sans leurs masques (mais a priori, quand même avec leurs vêtements) interpréter un répertoire plus personnel dans des styles divers (soul, pop, funk, etc). Entendre des beaux blacks susurrer "I love you baby yeah" est tout à fait tentant.

Mais le même soir au Trianon aura lieu l'Eurovartovision, parodie de l'Eurovision à laquelle participent généralement de nombreux artistes du théâtre musical. Et les chanteurs les plus intelligents ont compris que pour s'assurer une bonne place au palmarès, il était conseillé de se déshabiller. Certains spectateurs se souviennent donc avec émotion de Laurent Bàn ou Sinan Bertrand quasi nus lors de ces manifestations.

Enfin, au Vingtième Théâtre, dans le cadre des Musicals se jouera Jean d'Arc, le nouveau spectacle de Jonathan Kerr. Call me mad, mais j'ai toujours été troublée par la puissante virilité de M. Kerr ainsi que par son âge bien supérieur au mien. Un Oedipe mal résolu sans doute. Et puis le fait de l'avoir vu dans une publicité sur les troubles de l'érection me fait dire que cet homme est quelqu'un de bien. C'est vrai, quoi, les troubles de l'érection, il ne fait pas avoir peur d'en parler.

En résumé, "so many men shows, so little time, how can I choose ?" (Miquel Brown)


// dimanche 29 juin 2008

Là-bas



Après le festival DIVA, celui des Musicals.
Après Vincennes, le 20e arrondissement.
Autant vous dire que mon amour du théâtre musical est sérieusement mis à mal par les distances faramineuses entre mon domicile et ces lieux de plaisir.
En même temps, ça a un côté un peu romanesque.
Quand je m'apprête à quitter mon appartement, j'ai l'impression d'être Holly Hunter dans La leçon de piano, quittant son Ecosse pour la Nouvelle Zélande. Sauf que mon iPod est un chouille plus léger que son piano.

Est-ce que les prochains festivals de théâtre musical pourraient avoir lieu dans des zones plus centrales ?
Est-ce qu'on pourrait envisager pour les éditions 2009 une adaptation française de Naked Boys Singing avec Fabian Richard, Cyril Romoli, Laurent Bàn, Dan Menasche et Kevin Duriez ?
Est-ce qu'on pourrait jouer ça dans mon salon ?

// vendredi 27 juin 2008

Chips

Hier a eu lieu aux Folies Bergère la présentation de la prochaine saison des théâtre privés. Et si le niveau du cocktail est un indicateur économique, je vous l'affirme tout de go : c'est la crise ! Mais où sont donc passées les mignardises et autres délicatesses des précédentes éditions ? Comment ne pas éclater en sanglots à la vue des chips et des noisettes qui s'étalent désormais effrontément sur les comptoirs des bars ?

Heureusement, personne n'était là pour ça. Non, non, non. La presse et la profession étaient là pour avoir un avant-goût de la prochaine saison théâtrale. Pour ma part, j'attends avec impatience la nouvelle production de Equus (au Théâtre Marigny, à partir du 18 septembre) puisque le rôle du jeune homme requiert de la nudité. A Londres, c'est Daniel Radcliffe qui a laissé tombé sa robe uniforme (et informe) de Poudlard pour se montrer dans toute sa splendeur. A Paris, je suppose que c'est Julien Alluguette (si j'en crois la distribution) qui s'y collera. Pas mal du tout. A voir si lui aussi sait jeter des sorts.

Evidemment, j'attends également Grease avec impatience (au Comédia, à partir du 8 octobre) et je me demande bien qui va nous montrer ses fesses. Ben oui, la chanson "Mooning", vous croyez que ça parle de quoi ? Du truc sur lequel a marché Neil Armstrong ? Il est temps de réviser ses classiques !

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