// mercredi 22 juillet 2009

I believe in angels

Mes amis de Regard en Coulisse, hommes et femmes confondus, m'avaient déjà longuement parlé de Swinging Life dont un extrait avait été présenté lors de la grande fête du théâtre musical, le 11 mai dernier, sans oublier la toute première représentation parisienne complète au Trianon, la semaine suivante.
- Ah, tu verras, c'est super génial.
- Les mecs sont magnifiques.
- Je suis amoureuse !
- Comment ils bougent trop bien leur cul ! Ils ont le rythme dans la peau !
- Now I've tasted chocolate and I'm never coming back !
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine concentration et quelques notions de décryptage.)

J'ai tout de même été obligée de leur dire :
- Ok mes chéries, mais ça parle de quoi, au juste ?
- Ah, euh, ben, c'est des extraits de comédies musicales genre jazz, soul, gospel, tu vois.
- Comme quoi ?
- Euh, La Couleur Pourpre, je crois.
- Des trucs jazz aussi, style "Man I Love".
- Non, "Loverman".
- Ah ouais, c'est vrai. Enfin. Tu vois, quoi ?
- Ouais, ouais. Je vois bien, vous expliquez vachement bien.
(Parfois, les conférences de rédaction nécessitent une certaine dose de diplomatie voire une pratique régulière du mensonge.)

En fait, je ne voyais pas du tout. J'ai donc décidé de suivre un groupe d'amis (car je sors rarement seule) pour me faire moi-même une idée.
Munie d'un grand éventail de tai-chi (on m'avait prévenue qu'il n'y avait pas de clim) et vêtue d'une petite robe d'été récemment achetée en soldes, me voilà donc rendue à l'Alhambra pour découvrir cette revue swing.
Et je parle bien d'une revue swing dans le sens musical du terme. Pas d'une "revue swing" dans le sens "Swing Magazine".

Pour être honnête, je dois dire que j'étais bien contente d'avoir apporté mon éventail. Certes, il faisait chaud dans la salle mais la vue de ce cast était tout à fait troublante et temperature-rising.
Alors, je vous entends déjà me dire que j'ai la mémoire courte et que j'ai déjà vu ces artistes, avant, dans Le Roi Lion. Tout d'abord, ce n'est pas complètement vrai : certains d'entre eux n'ont rejoint la production que récemment (et je n'ai pas été invitée depuis près d'un an). D'autre part, comment juger de la plastique d'un homme quand il porte un costume de hyène ?
Dans Swinging Life, il y a des costumes élégants qui mettent bien en valeur la beauté masculine (chemises, vestons, gilets... so chic) mais le talentueux costumier (Sami Bedioui, citons-le) a su aussi proposer des tenues moins "couvrantes".

Certes, ce que je regarde en premier, chez un homme, c'est son sourire (ah, le sourire de Mathieu Boldron).
Mais c'est sûr que si on me propose d'admirer des jolis tétons (Mathieu), des biceps musclés (Germaine) ou un magnifique... un sublime... un impressionnant... euh... whatever... (Thierry), que voulez-vous que je fasse ? Que je continue à regarder les sourires ?
Sami, merci d'avoir vêtu les anges d'un simple slip blanc.
Dieu, si le paradis est ainsi, merci de me faire mourir sur le champ.
Et merci de m'épargner la case purgatoire et enfer. J'ai déjà vu Da Vinci et Cléopâtre sans broncher. C'est à peu près équivalent, non ?

Alors, c'est vrai, Swinging Life suscite quelques (autres) questions.
Pourquoi quand, moi, je prends le métro aux heures de pointe, je me retrouve coincée entre des vieux pervers, plutôt qu'entre Germaine, Thierry et Mathieu (comme dans leur tableau "métro new yorkais") ? Et dans le tableau "prostitution black", pourquoi Valéry Rodriguez est-il déguisé en Morticia Addams ?

Mais le spectacle répond aussi à des interrogations existentielles.
Oui, les anges existent. Ils sont beaux. Ils sont blacks. Et ils sont bien faits.



Il reste encore quatre représentations du spectacle. Le placement est libre. Au premier rang, vous ne devriez pas avoir besoin de jumelles. (Swinging Life sur Myspace)

// jeudi 16 juillet 2009

Cover boys



J'ai récemment reçu un exemplaire de Zorro, le roman d'Isabel Allendé qui a inspiré le musical, avec une nouvelle couverture qui se révèle être l'affiche du spectacle.
Bon, OK, je sais que pour ce type de production, la star, c'est d'abord LE SPECTACLE, pas l'interprète, mais bon, moi j'aurais bien aimé avoir Laurent Ban en couverture. Certes, ce visuel est très joli mais j'ai un peu l'impression de lire un livre sur l'histoire des cigarettes Gitanes.
Bon, en même temps, la couverture étant en fait une sorte de protège-livre détachable, je peux la retirer et réaliser mon propre visuel.

On a beau décréter qu'on ne juge pas un livre à sa couverture, mais quand même ça aide.
Je me souviens qu'à l'époque des Misérables à Mogador (j'étais toute gamine), une édition du roman de Hugo était ressortie avec des photos du spectacle en couverture. Jérôme Pradon (jeune à l'époque) était sur le tome 3.
Du coup, je m'étais plongée sans broncher dans la lecture de cette saga, et Waterloo et les égoûts de Paris n'avaient plus aucun secret pour moi.

Bon, je crois que je vais quand même emporter Zorro dans mon sac de plage.
Et acheter le dernier Marie-Claire qui a un titre assez intrigant en couverture : "Les soirées échangistes chez les moins de trente ans".

// mardi 07 juillet 2009

Maybe next year

Non, je n'étais pas à la Grande Fête du Théâtre Musical.
Ni au happening du Sacré-Coeur.
Ni à la cérémonie des Marius.
Non pas que je me lasse des mondanités, mais il est vrai que désormais, l'idée d'un cocktail gratuit ne suffit plus à me faire traverser tout Paris. D'autre part, parfois, on a envie d'être actrice de sa propre vie plutôt que simple spectatrice. (Bon, OK, j'avoue, cette phrase a été prononcée par un GO du Club Med lors de son discours de bienvenue dans la navette de l'aéroport, pas par Voltaire, ni Madonna. Le GO était très mignon ceci dit).

Donc, je n'étais pas à ces petites sauteries mais j'étais dimanche soir à l'Eurovartovision, cette parodie de l'Eurovision organisée par Vartoch' (Rabbi Jacob, Les Années Twist) et qui compte régulièrement des artistes du théâtre musical dans les participants.
Au cours des éditions précédentes, on a pu voir des interprètes tels que Sinan Bertrand, Laurent Ban, David Ban, Alexandre Bonstein (j'en passe, ma mémoire commençant à me faire défaut) vêtus d'un minimum de costumes... laissant apparaître abdos torses et éventuellement muscles, si muscles il y avait.
(Bon, je me souviens aussi de Franck Vincent en Madame Butterfly, mais là, c'était dans un autre registre).
Généralement, les apparitions peu vêtues pouvaient espérer se dégoter une place sur le podium. Les jurés se laissant facilement impressionner par quelques centimètres carrés de peau bien ferme, l'objectif était souvent atteint.

L'édition de cette année est allée un peu plus loin puisque la candidate représentant l'Espagne, Stéphanie Bourguignon, a chanté sa chanson entièrement nue, entourée de danseurs qui peignaient sur son corps. Après 45 secondes à une minute de stupéfaction totale, le public et les jurés ont repris leurs esprits... et leurs commentaires.
Entendu dans la salle :
- Elle a un slip avec des poils ?
- Non, c'est vraiment sa ch...
- Ah.
- Ma chérie, t'as pas l'habitude d'en voir...

Il s'avère donc que Stéphanie a gagné le concours, les jurés saluant son audace, sa liberté, sa fraîcheur et sa joie de vivre.
Et il faut bien reconnaître que la lauréate incarnait tout ça à la fois, surtout quand elle a repris la chanson avec tous les autres participants sur scène.
Comment ne pas avoir la banane quand on danse toute nue sur la scène du Bataclan aux côtés d'Alexandre Bonstein en robe de soirée et choucroute sur la tête ?

Bref. Moi, je dis : bravo et que ce numéro inspire les prochains.
Anciens ou futurs participants, que ce culot vous serve de leçon. Encore une fois, c'est la femme qui ouvre la voie. Messieurs, l'année prochaine, engouffrez-y vous à corps perdu. Fabian ? Sinan ? Laurent ? David ? Alexandre ? Chiche ? Moi je dis pas chiche !

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