Femme vietnamienne (suite)

bi n'aie pas peur

Continuant mon exploration de la représentation de la femme vietnamienne dans les arts (un de mes sujets de prédilection, avec le recyclage des déchets, Broadway, les hommes nus et les recettes de cookies au chocolat blanc - pas forcément dans cet ordre), je suis allée à une projection presse d'un film vietnamien intitulé Bi, n'aie pas peur.
Contrairement à ce que sont titre pourrait laisser supposer, il ne s'agit pas d'un film porno sur l'encouragement de l'exploration des deux sexes.
Bi n'est autre que le prénom d'un petit garçon qui ne doit pas avoir peur de la vie.
En vietnamien, Bi signifie "Chemin du petit jour" (à moins que je ne confonde avec les paroles d'"Eve lève-toi" de Julie Pietri).
Enfin, parfois, je suis heureuse de porter un prénom français même si j'aurais préféré m'appeler Beverley ou Sharon Rose.

Une des premières scènes du film est très révélatrice de la culture vietnamienne.
Bi demande quelque chose à sa mère avec un peu d'insistance (mais bon, rien à voir avec les enfants de mes copines, hein...).
La mère répond avec un demi-sourire : "Veux-tu que j'aille aussi chercher le fouet ?".
Voilà, tout est dit : demi-sourire + (petite) méchanceté made who I am today.

L'autre personnage féminin (la tante, la trentaine, toujours célibataire) fantasme sur un jeune étudiant (elle se cache pour l'observer jouer torse nu au foot dans la boue avec ses amis éphèbes - oui, oui, il s'agit bien d'un film vietnamien et non pas d'un clip de Lady Gaga) tout en se tapant un ouvrier un peu rustre mais avec un cul très musclé.
Who would blame her ?
Décidément, le Vietnam a bien changé par rapport aux histoires dont me parlaient ma mère, des histoires de jeunes filles portant des chapeaux coniques, se promenant au bord du Lac en déclamant des poèmes.

Pour conclure, le réalisateur, Phang Dang Di, dit dans le dossier de presse que "Les femmes vietnamiennes, en général, ont cette qualité, cette force, de toujours savoir où se situe l'essentiel. Les hommes, eux, sont dans un doute permanent, dans la fuite, ils changent d'avis et manquent de courage intellectuel."
Mais, là, en fait, il parle des femmes et des hommes, en général.
Les civilisations se valent bien toutes sur ce point.

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