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Brigitte Faure – La diva se dévoile

Le mercredi 1 avril 2009 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Brigitte Faure ©DR

Brigitte Faure ©DR

Pourriez-vous nous décrire votre parcours ?
Après des études au Conservatoire d’Art Dramatique de Dijon sanctionnées par un premier prix d’interprétation, j’ai été reçue au concours de la toute première classe Libre de l’Ecole Florent avec Francis Huster et Pierre Romans. J’ai ensuite passé neuf mois sous la férule intransigeante de M. Katsman à l’Ecole de Comédie de Leningrad. Puis, j’ai joué Marivaux, Brecht, Lorca… au Théâtre de l’Epée de Bois Ensuite, j’ai rejoint diverses compagnies pour des créations ou des pièces du répertoire. Parallèlement, depuis 1986, une grande partie de mon activité a été consacrée à la Compagnie Nag’airs, créée avec quatre autres comédiens-chanteurs issus du Théâtre de l’Epée de Bois.

Comment a démarré pour vous l’aventure de la Diva à Sarcelles ?
C’est lors d’une représentation à l’Atelier Théâtre de Montmartre pour la énième création de la compagnie Nag’airs – Divas du pavé – que Virginie Lemoine, invitée par Michèle Tollemer, la directrice du lieu, nous a rencontrés. L’envie lui est alors venue de raconter l’histoire d’une chanteuse d’opéra au destin singulier, une diva déchue qui vit dans une HLM de banlieue sous le regard protecteur de son concierge (interprété par un autre transfuge de Nag’Airs, Michel Tavernier) et qui se produit dans sa cuisine pour un public imaginaire.

Comment s’est passée la collaboration avec Virginie Lemoine ?
Virginie est dotée d’une imagination débordante et d’une très grande vivacité d’esprit ; tout problème pratique trouve avec elle une solution immédiate. C’est un metteur en scène qui n’oublie pas qu’elle est comédienne : elle sait écouter, elle sait regarder, en un mot elle accompagne ses comédiens tout en gardant l’exigence du directeur d’acteurs et de l’auteur dramatique. C’est une femme généreuse, drôle, fantasque, primesautière, toutes qualités indispensables tant dans le domaine artistique que dans les relations humaines. Nous avons, au fil des répétitions, tissé des liens d’affection et d’amitié que j’espère durables

Pourriez-vous nous présenter Pietra/Pierrette ? héroïne d’Une Diva à Sarcelles – en quelques mots ?
Pierrette Michon a « fait le Conservatoire de Paris et en est sortie avec un second prix d’interprétation », ce qui ne l’a pas propulsée sur le devant de la scène lyrique. Sous le nom d’artiste de Pietra Michetskaïa, elle a néanmoins eu quelques succès d’estime puis elle a connu toutes les étapes de la déchéance sociale. Elle vit cependant dans un univers imaginaire drôle et gai et s’est fabriqué un monde peuplé de spectateurs conquis.

Comment cohabitez-vous ?
J’ai beaucoup d’affection et d’empathie pour le personnage de Pietra mais je ne me souhaite pas son destin ! Je pense que Virginie a vu, dans la comédienne que je suis, le reflet de sa propre loufoquerie ; Pietra, cette diva foldingue issue de son imagination est un peu notre petite soeur cassée.

On connaît, quand on a vu le spectacle, les diverses inspirations du personnage. Quel est votre univers musical personnel ?
Professionnellement, au travers des spectacles de la compagnie Nag’Airs, je baigne depuis plus de vingt ans dans l’univers de la chanson française qui va d’Yvette Guilbert à Barbara en passant par Mistinguett, Marie Dubas, Arletty, etc. De manière plus personnelle et – je le crains – très peu originale, je suis une inconditionnelle des 3B (Brassens, Brel et Barbara). Je suis également une enfant du rock (ah ! les Doors et Kings off cash, le groupe dont mon fils est le bassiste) même si je suis plus embarquée par le blues et le folk de Dylan et Joni Mitchell. Mais le soir, je me saoule à l’opéra et plus encore à l’opéra baroque.

Quels sont vos projets?
Pour l’instant, toute mon énergie est tournée vers le spectacle Une Diva à Sarcelles qui n’en est qu’à ses débuts, pour qu’il continue à vivre et à vivre longtemps.

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